A Genève, les feux d'artifice sont invisibles

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Les rabats-joie genevois ont tué les Fêtes de Genève. Ils sont en train de tuer les feux d'artifice. Comme à Olten. Place au ballet de drones et aux lasers (tiens, ça manquait les drones à la fête des vignerons).

Au bout du lac, point besoin de l’initiative d'un vert mondialisé, glissée à un journal gratuit dans le creux médiatique de la mi-été pour éteindre les pétards et restituer à la rade sa quiétude millénaire, il suffit de compter sur Genève Tourisme. Ce matin, en quête pour une fois, d'un siège pour y poser mon séant ce soir sur le coup de 22h, je lance ma recherche en tapant Genève feu d'artifice sur Google. Maigre pêche. myswitzerland.com paie pour arriver en tête, puis des articles de presse dans grand intérêt et sans l’information que je recherche.

fetedegenevecom.jpgQue dit ville-Geneve.ch? Pas grand chose. Il est vrai que nos édiles, tout entier occupés à moderniser nos musées et à papoter, ne se préoccupent guère du tourisme. Le site de Genève Tourisme n'apparaît ni dans la première page ni dans la deuxième. Dans la liste, je repère fetesdegeneve.ch. Cliquons pour voir.

Puisque le net est muet, je tente le téléphone. Bonne pioche. Une charmante hôtesse m'indique que le feu est totalement gratuit et que, non, il n'y a pas de chaises payantes cette année pour voir le show confortablement assis, sans devoir faire le pied de grue durant des heures pour défendre sa place et échapper à la cohue. Et que oui, le site Geneve.com évoque bien les feux d'artifice. Sauf qu'ils sont en 24e position quand on clique sur Evénement et Aujourd'hui...

Conclusion qui n'étonnera personne, hors a piétaille et les personnes à mobilité réduite qui ont droit, elles, au trottoir du pont du Mont-Blanc, il faut être un très riche (touriste) pour se payer... le dîner de gala du Kempinski à 365 francs par personne. La chose n'est pas répertoriée par Geneve.com, qui n'offre pas non plus d'autres éventuels bon plans pour voir les feux.

Je crois que je vais me rabattre sur les propositions de ladecadanse.ch, un site local plutôt complet sur les sorties à Genève, ou celles de colormygeneva.ch ou encore celle de l'app Local . A noter que les bars dressés par la Ville de Genève: Bronzette, rive gauche, les Jardins du Rhône et L'Escale, rive droite n'ont pas manqué de se signaler sur plus grand réseau du monde. L'Office du tourisme ne cite évidemment ni les uns ni les autres sur son site. Pas plus que l'agenda tempslibre.ch qui, lui, ne mentionne tout simplement pas le feu d'artifice de la deuxième ville de Suisse. 

Commentaires

  • Et cette critique ne fait qu'effleurer les errements de cette institution dont j'ai été un membre de la commission alibi imposée par la loi durant un an et des poussières.
    L'éviction du directeur fusible a fait illusion un moment, personne ne met son nez dans ce petit monde clos qui mène la barque au gré de ses intérêts mercantiles avec la bénédiction de l'Etat.

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