Croissance démographique et économique

L'homme est un prédateur, il met en danger la planète. C'est le discours ambiant. Tant que nous n'étions pas trop nombreux et pas trop riches, cela n'avait pas trop de conséquence. Mais voilà qu'un double emballement s'est mis en branle depuis deux siècles: la croissance démographique et l'enrichissement d'une part croissante des individus. Comment réguler l'un et équilibrer l'autre? Personne à ce jour n'a trouvé de réponses simples. Or, disent les experts, il y a urgence. 

 

The world's most populous cities between 1500 and 2018 from Visual Capitalist on Vimeo.

En butinant sur Twittter, je suis tombé sur le graphique ci-dessus qui illustre la croissance démographique des dix premières villes du monde. De quoi réfléchir au lendemain de notre fête nationale. Aucune ville suisse dans ce palmarès évidemment, ce coin de terre, propre en ordre comme une maquette de chemin de fer, échappe au radar.

pop 2018 dix villes.jpg

 

Et quelle était la ville la plus peuplée du monde en 1603, année de la signature de la paix de Saint-Julien entre Genève et la Savoie... Istanbul. Au faîte de sa gloire, l'empire ottoman atteignait son asymptote avant d'entamer une lente décrépitude. Istanbul fut détrônée un siècle plus tard par Tokyo, en 1706, puis par Pékin l'année suivante. La ville compte aujourd'hui quelque 15 millions d'habitant, presque deux fois plus que la Suisse.

1603 istamboul 1ere ville du monde.jpg

Commentaires

  • Malheureusement, on subit l'effet mode dans les milieux politiques, que la croissance démographique est positive. Bien sur, ils ferment les yeux sur les investissement structurelles, les pollutions, bref les coûts qui dépassent certainement les revenus. En tout cas, aucun suisse a bénéficié d'un revenu à la hausse et un meilleur bien-être grâce à cette folie, au contraire.

    Le pire est que nos Verts, sont plus socialistes que Verts, et contrairement à une logique écologique, ils sont à fond pour la croissance.

    Il manque un parti en Suisse qui s'oppose à cette folie, un vrai parti écologique intelligent et non idéologique, qui vit dans la réalité et qui considère l'humain comme faisant partie de l'écologie en tant qu'"animal" avec ses besoins propres.
    L'idéologie donne des réponses stupides aux problèmes, et se "passionne" pour des thèmes secondaires. Ca suffit, y'en a marre.

    La droite et le centre qui n'a pas fait sa mue dans ce siècle nous amène en enfer. Ce sont des autruches qui pensent à court terme, ou ce sont des idiots.
    Certes l'UDC, par xénophobie veut limiter l'immigration, mais son indifférence à l'écologie et aux bien-être des citoyens pour favoriser l'économie jusque dans ses déviances est un danger pour la stabilité de la société.

    En 1291, nos ancêtres ont pris leur destin en main pour le bien de leur communauté. J'espère que pour les élections fédérales, les élus prendront exemple et cesseront de jouer l'autruche.
    La seule raison d'être d'un Etat, outre l'aspect sécuritaire, c'est le bien-être de la communauté et la création d'un avenir meilleur.

    Finalement, Genève et ses politiciens qui se contentent de subir au lieu de créer le destin de Genève, vont rendre service à la Suisse : L'exemple à ne pas suivre

  • Vous avez raison motus sauf que ce qui manque n'est pas un parti, mais un homme.

    Ze truc, ze machin, bref le guide. Parce que les partis, c'est comme Capri, c'est fini. Le parti de loin, le parti de ça, le parti de là et le parti ci passé...

    On est pas un peu fatigué ?

    Merci pour ce billet Monsieur Mabut

  • Aucune civilisation n'a jamais accepté de disparaître autrement que vaincue.

    La nôtre n'aura pas besoin d'ennemis pour s'effondrer.

    Ils sont déjà là. A l'intérieur. Dans les actes et les esprits.

    Nous agissons contre notre intérêt car nous ne savons plus où se trouve notre intérêt.

    Nous piétinons toutes les espérances de l'Humanité car nous ne savons plus comment nous consoler de tout ce que nous avons déjà perdu.

    Nous n'avons plus pour ivresse que les vanités de la notoriété, l'hubris du pouvoir et de l'extrême richesse, aspirations impossibles qui font le lit de cette dépression globale qui grandit sur tous les continents.

    Toutes ces cités croissant comme des inflammations, cette pandémie ploutocratique, cette course à l'abîme camouflée en magie du libre-échange et des marchés planétaires.

    Toute cette mascarade démocratique qui évite de poser les questions qui irritent par crainte de dévoiler l'état de délabrement de la confiance des citoyennes et citoyens.

    On va trouver ces propos pessimistes. Ils ne sont que raisonnables. Et n'empêchent en rien un peu d'optimisme de l'action.

    Gramsci nous survivra à jamais.

    De même que Prokofiev...

    https://www.youtube.com/watch?v=MdYGQ7B0Vew

  • Ls phrase qui suit est tirée de https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-crise-economique-lorsque-linimaginable-se-profile-1004118 (il vaut la peine de lire l'article en entier, publié il y a quatre mois et resté lettre morte) :

    "Nous fonçons dans un mur et nous n’avons pas de solution."

    Dans son commentaire de hier (2 août) absolom a écrit, en réponse à motus:
    "ce qui manque n'est pas un parti, mais un homme."

    Un homme, ou... une femme. À l'image de Greta Thunberg ?

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel