Et si Genève innovait et abandonnait le Vélib'

vélos entassés parking.JPGVelib' ça sonne un peu comme Verts lib', une contradiction dans les termes. L'Etat, qui est selon certains le garant du service public et le seul à le faire bien par ses propres agents, démontre à Genève son incapacité crasse à favoriser le transport à vélo. Le Tribunal fédéral a justement remis les pendules à l'heure à propos de la concession d'un système de vélos en libre service dans 8 des 45 communes du canton.

C'est qu'il s'est embourbé dans une lutte idéologique, celle, précitée, qu'il serait le seul à même de produire du vrai du bon service public. De nombreux exemples dans le monde et en Suisse qu'il n'en est rien. L'Etat doit toujours se demander s'il existe une solution moins coûteuse, plus simple, plus évidente, plus proche des besoins des usagers, avant de mettre ses grands pieds dans une politique.

Dans le cas de vélib', s'est-on seulement demandé si un subventionnement important de l'achat de vélos par les habitants et l'installation de véritables parkings à vélos, nombreux, facilement accessibles, couverts et dotés de recharge ne coûterait pas moins cher sur le long terme que la mise en place d'un unique système de vélos en libre service?

Le vélib souffre de trois tares au moins. Les déprédations, pertes, disparitions, vols et autres bobos faits aux petites reines. Et l'inégalité de traitement des habitants. Ceux qui habitent et travaillent près d'une station de vélib' ont un avantage évident sur les autres, alors que la possession de son vélo rend son propriétaire responsable de son bien et donc plus soigneux et réalise évidemment automatiquement la meilleure distribution de l'offre de ce type de mobilité. Enfin un système vélib', même gratuit pour l'usager, est évidemment coûteux et quelqu'un doit bien payer la facture.

Sans attendre, l'Etat et les communes pourraient augmenter sensiblement le nombre des parkings pour les vélos actuels, ainsi qu'allonger et mieux connecter les parcours sécurisés ou alternatifs. 

En sus, les assureurs maladie pourraient accorder aux vélocipédistes des bonus en fonction du nombre de kilomètres parcourus, comme les podomètres de nos mobiles nous incitent à marcher. Car la marche comme le vélo, c'est bon pour la santé.

Lire sur le sujet: Une flotte controversée de vélib sauvages cible la Suisse où il est question du chinois Obike

Commentaires

  • Aïe, la gaffe ! Si les assureurs commence à exiger ce types de données on est mal barrés.

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