La pauvreté et les femmes

F24DA968-B9C6-42CD-A22B-7C87A63FCDD1.jpegDans son excellente nouvelle émission scientifique, Dans la tête d’un.. pauvre, la RTS a démontré hier soir, à la veille du 8 mars, que lorsqu’on a la tête pleine de soucis, d’argent en l’occurence, on réussit moins bien les tests d’intelligence, sa bande passante se rétrécit, son QI tombe de 13 points. Énorme.

Les pauvres ont la tête pleine de soucis d’argent, souffrent de devoir dire toujours non, à eux-mêmes, à leurs enfants. Et, salaire plus faible, temps partiel, monoparentalité, carrière en dent de scie, faible présence dans l’encadrment aidant, il y a plus de pauvres parmi les femmes que parmi les hommes. Ceci expliquerait il cela?

Et cela explique-t-il que les femmes buttent encore et toujours contre le plafond de verre et sont très peu nombreuses à être capitaines d’entreprises, ministres, présidentes de conseils d’administration, très faiblement présentes dans les jeunes pousses aussi.

La pauvreté, responsable de l’inégalité des sexes? La question, politiquement incorrect (?), n’a pas été évoquée au cours du débat d’Infrarouge où les mêmes rengaines ont été redites en boucle.

Dans tous les cas, réduire la pauvreté reste un défi, le défi de toutes les sociétés.

Faussement naïve, la RTS demande si le revenu de base inconditionnel permettrait de résoudre la question. Moue dubitative du sociologue. Comment faire alors, distribuer une part des richesses possédées par les 2% des plus riches en Suisse (50%)? Ce serait une bonne idée, répond le sociologue. La question comment reste entière.

Et si, chaque année pendant 20 ans, l’on collectivisait 1% de la richesse des riches dans un fonds souverain dont le produit pourrait par exemple financer une part des dépense de santé? Bonne idée? Pas sûr hélas que les riches restent en Suisse.

Note: la photo a été prise ce soir à la rue Sainte-Clotilde

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