1894: Paris-Rouen. 2019 Zurich-Genève

petit journal 1894.jpgLe mot automobile apparaît dans le Journal de Genève en 1876, mais le vénérable journal, abandonné aux forces du marché par la banquiers genevois, ne dit mot de la mythique course automobile créée en 1894. Elle mit aux prises vingt-et-un concurrents. Les vainqueurs ex-aequo sont les français Panhard & Levassor et les Fils de Peugeot Frères. Ils ont parcouru les 122 kilomètres en un peu moins de 9 heures, en comptant la pause déjeuner obligatoire. The Economist rappelle cette épopée cette semaine dans "Self-driving cars offer huge benefits—but have a dark side". L'hebdomadaire anglais ne cite pas les noms des voitures mais celui du motoriste, l'allemand Daimler qui équipait les deux vainqueurs. 

Et si Tamedia, le premier éditeur privé de Suisse, qui fête ses 125 ans, lançait l'an prochain, à l'occasion des 140 ans de la Tribune de Genève, la première course de «voitures sans conducteur» de Zurich à Genève avec une arrivée au Salon de l'auto 2019?

C'est en effet un journaliste du Petit Journal, Pierre Giffard, à qui l'on doit la première concours « Voitures sans chevaux », la première compétition automobile de l'histoire, dit Wikipedia.

 

Le temps presse. 2019 verra les premiers robotaxis autonomes rouler dans quelques villes américaines, assure The Economist, un brin dithyrambique sur les opportunités économiques et sociétales des AVs, même s'il ne cache pas les dangers de la nouvelle mobilité. Tout comme les armées interdisent aujourd'hui certaines région et que des quartiers peuvent s'enfermer derrière des portes closes, les véhicules autonomes pourront facilement traquer le parcours de leurs occupants et leur interdire l'accès à certaines endroits. 

Les premier robotaxis conserveront un chauffeur surveillant qui pourra ou devra prendre le volant à l'occasion, comme les pilotes d'avion ou de TGV, qui servent surtout à rassurer les voyageurs et à calmer les syndicats. Vous souvenez-vous d'avoir vu un groom dans un ascenseur? C'était la règle autrefois.

Les VA garderont un temps encore l'allure des voitures de Monsieur tout le monde. Celles de 1894 ressemblaient à des fiacres. Mais le principe moteur des voitures sans conducteur n'est pas dans la carrosserie, ni dans la mécanique, il tient dans une puce guère plus grande qu'un ongle mais qui contient autant de lignes de code que l'ADN contient de bases.

L’algorithme de conduite, truffé de capteurs et mâtiné d'intelligence artificielle n'est pas sorti des forges de Ford, VW ou Toyota, mais des nouvelles entreprises innovantes que les grands constructeurs d'autos s'attachent le génie de toutes sortes de manière.

Rendez-vous au Salon 2019!

Les commentaires sont fermés.