• Pont Rouge, une nouvelle gare qui regardera passer les navettes automatiques

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    Pont-Rouge (webcam) sera donc inaugurée le 8 décembre (deux jours après la Saint-Nicolas) à l'occasion du prochain amélioration des horaires des transports publics suisses. En fait la halte voyageur du futur RER lémanique Evian Lausanne existe déjà depuis quelques années. La nouvelle, c'est qu'elle va être connectée à un centre commercial, un centre des affaires, encore en plein chantier et que le cheminement des voyageurs entre le parking de l'Etoile et l'arrêt du tram 15 risque  d'être encore un rock & roll pour quelques mois encore.

    Mais quand on aime les transports ferroviaires, on ne compte pas, on se sacrifie même. Comme les futurs usagers savoyards du CEVA qui circulent en bus et les usagers de la ligne Genève Lausanne qui emprunteront eux aussi le bus dès 21h50 du dimanche au jeudi pour rallier Genève... Adaptation de la ligne à la cadence au quart d'heure oblige.

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  • Je ne suis pas un climato-sceptique mais...

    carte lac hallwill.pngCombien le lac de Genève produit-il de méthane par an? Ce gaz à effet de serre est 28 fois plus "efficace" que le CO2, rappelle ce matin l'Uni de Genève, qui signale que les lacs et cours d'eau produisent 20% de l'ensemble du méthane que la terre rejette dans l'atmosphère, ce que l'on ne savait pas jusqu'ici.

    On peut penser que les lacs et les cours d'eaux intertropicaux sont plus méthanogènes que nos torrents de montagne. Pas sûr. Selon l'institut Forel, "le lac de Hallwil (au nord de Lucerne), d’une superficie d’une dizaine de kilomètres carrés, génère chaque année autant de méthane qu’un troupeau de 240 vaches."

    Question les modèles climatiques intègrent-ils ces données?

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  • DigitalSwitzerland, DPS2, Twint, Bitcoin et compagnie

    digital day 2017.pngBitcoin, la monnaie virtuelle dans la valeur crève les plafonds, reste un mystère, à part peut-être pour les petits et les gros spéculateurs qui en possèdent. Et encore. Les joueurs ne s'intéressent que rarement aux arcanes des jeux qui les captivent et les tiennent captifs.

    Twint, l'échangeur suisse en ligne de monnaie "normale" entre particuliers, banques et commerçants, est désormais à la portée de tout un chacun, soutenu par La Poste et les principales banques et grands commerces du pays. Mais là encore, les mécanismes virtuels de ce qui devrait un jour renvoyer les billets de banque au musée nous échappent. 

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  • Taxer les robots: Oberson virevolte

    Le distingué avocat fiscaliste genevois, Xavier Oberson, coqueluche des plateaux TV, signe une chronique dans Bilan du 11 au 23 novembre, prudemment titrée « De l’imposition des robots ». C'est la seconde et sans doute pas la dernière sur ce sujet un brin populiste. Comme de vulgaires frontaliers, les robots payeront leur dû mais n’auront au grand jamais jamais le droit de vote. 

    C'est que, plus que les frontaliers, les robots (plus largement les CPS) font peur. On en a eu une confirmation mercredi soir.

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  • Combien de pauvres à Genève quand Caritas est né?

    0533AE45-0EA3-4E50-ACD2-63E938212A3E.jpegCombien de pauvres à Genève quand Caritas Genève est né? La question laisse sans voix les premières personnes que j’interpelle, dont le président Trabichet, alors que s’ouvre le symposium de Caritas Genève à l’occasion du 75e anniversaire de l’institution caritative.

    Traditionnellement adossée au monde catholique, l'oeuvre caritative agit depuis des lustres déjà sans distinction de classe, d’origine, de condition, de religion. Aucun prêtre n’était d’ailleurs visible à Uni Mail, aucun n’a été invité à prendre la parole pour rappeler les origines de la solidarité et notre pauvreté ontologique.

    L'entreprise Caritas (car c'en est une) est-elle tombée dans le monde des experts, des checheurs (on ne dit plus des savants), ceux qui ne parlent pas (plus) des pauvres, mais des exclus, des désaffiliés, des vulnérables?

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  • Une croix en creux à Saint-Pierre

    croix st piere.pngAction. Dans le chœur de Saint-Pierre, deux grandes planches de bois clair, polie, poncée, huilée; entaillée horizontalement au deux tiers de leur hauteur, sont fichées dans un support préparé par une jeune femme au regard franc, un espace vertical les séparent. Aussitôt apparaît l'image d'une croix. En creux.

    Du haut de sa chaire, Blaise Menu, le modérateur de la compagnie des pasteurs de cette année-là, joue l'offusqué. Comment peut-on, au cœur de la Rome protestante, dans l'église de Calvin, tolérer une image, cette image?

    Commence par descendre de ton piédestal, l'invite sa consœur Vanessa Trüb, nous sommes l'église de la réforme. Nous sommes toujours en réforme. 

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  • L'alimentation, l'agriculture suisse et le prix de tout ça

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    J'avais intitulé mon travail de diplôme (master) d'agronomie à l'EPFZ: "Les jardiniers du paysage". C'était dans les années 70, juste après les deux chocs pétroliers, la crise horlogère et les remous créés par l'étude futuriste, qui s'est révélée très largement fausse, "Halte à la croissance" du club de Rome.

    A l'époque on se préoccupait sérieusement du seul fléau réel qui menace le monde, la croissance démographique. Des politiques volontaristes et plutôt mal conduites de l'enfant unique en Chine à la vasectomie obligatoire des mâles en Inde et à la régulation des naissances ailleurs (sauf dans les pays catholiques et communistes où la prospérité naît des naissances, ce qui a permis tout récemment à Jacques Attali d’affirmer l'Université de Genève que la France est le pays le plus puissant d'Europe).

    Depuis la chute du Mur de Berlin, 12 ans après mon travail de diplôme, la Berne fédérale - c'est à dire le Vorort devenu EconomieSuisse qui dicte la politique économique de ce pays - a décidé de rendre l'agriculture suisse eurocompatible.

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  • Tous saints: de 1 à 10

    bosh enfers.jpgEn ce jour férié dans les pays catholiques, alors que la chrétienté commémore le 500e anniversaire de la protestation d'un curé  rebelle, un certain Martin Luther, choqué par la vente par Rome des indulgences (ces laisser-passer pour le paradis qui permettaient aux chrétiens d'alors, terrorisés à l'idée de griller pour l'éternité dans les enfers à la Jérôme Bosh), en ce jour de la Toussaint donc, qui voit les vivants - j'en suis - déambuler dans les cimetières un pot de chrysanthème à la main et se remémorer leurs morts, je m'interroge sur l'état de mon curseur de sainteté.

    Où suis-je? De 1 à 10, comme l'échelle de la douleur, commune désormais dans nos hôpitaux, où nous mourrons tous ou presque désormais, car la mort comme la naissance est de nos jours affaire - très bonnes affaires pour eux - des spécialistes, des experts des médecins, qui ne savent pourtant ni juger du début ni de la fin des choses...

    De 1 à 10, où suis-je? Dans quel état j'erre?

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