Quel islam pour l'Europe?

quel islam pour l'europe.pngJe suis tombé sur la première épreuve non corrigée d'un petit livre d'une centaine de pages intitulé "Quel islam pour l'Europe?" (l'ouvrage doit sortir le 6 septembre chez Labor et Fides). Pour un aussi petit livre, le titre est ambitieux. Et incongru.

Incongru car il laisse entendre que l'Europe aurait besoin d'un islam ou aurait dans son ADN quelques liens avec l'islam (ce que défend l'un des deux auteurs) ou encore qu'un islam à la sauce européenne (c'est-à-dire compatible avec la démocratie, la suprématie du droit civil et les droits humains) serait possible tout en restant conforme au Coran.

On veux bien espérer cette dernière issue. On appelle même de nos voeux cette réforme de l'islam. On n'en voit rien poindre aujourd'hui dans les discours des imams. Mais il est vrai que ce ne sont pas les horlogers qui ont inventé la montre à quartz, la swatch ou la ewatch.

La réforme de l'islam (ou un possible vivre ensemble, ce qui ne serait déjà pas mal) viendra donc d'ailleurs. De l'Europe? De Genève?

De Genève, où le Picard Calvin a forgé une branche autonome du christianisme et une petite dictature protestante? Qu'en reste-t-il cinq siècle plus tard?

Le creuset lémanique, où vécu un temps Rousseau et Voltaire, serait-il propice à la réforme de l'islam? Ni Yadh Ben Achour ni François Dermange, les deux contributeurs de "Quel islam pour l'Europe", n'en affirment l'ambition dans leur petit opuscule. Le projet sourd néanmoins de leur plume. Dès septembre, ils vont s'atteler à une modeste formation continue des imams en notre bonne université de Genève (Lire ici et là - encore que là on ne trouve rien sur la future formation). 

La lecture du chapitre rédigé par Yadh Ben Achour, partout présenté comme un éminent professeur et une cheville ouvrière de la nouvelle Tunisie démocratique, m'a laissé songeur. Et je me suis dit, ici et là, que ma chère consœur Mireille Vallette n'avait pas tout tort de dénoncer les prétentions orgueilleuses des ténors de l'islam. Ben Achour nous ressort les poncifs d'un monde islamique éclairé sans qui l'Europe serait restée dans la nuit.

A aucun moment, il ne discute des fondamentaux de sa religion, de la valeur du Coran notamment (parole de Dieu dictée à son prophète pour les croyants qu'il faut croire comme tel et non simple oeuvre d'hommes écrit dans un contexte particulier). 

Tout juste affirme-t-il , quand il esquisse en quelques pages sommaires ce que pourrait être l'islam en Europe, que "tous les archaïsme de la charia islamique doivent être oubliés". Qu'il n'y a pas de raison que n'importe qui puisse prétendre que la voix ou le visage des femmes est tabou, que l'inégalité successorale constitue à la fois un ordre de Dieu et un précepte du droit naturel, que la polygamie constitue le seul système marital admis par l'islam, que les voleurs doivent être amputés, que les fauteurs de rébellion  doivent avoir les pieds et les jambes amputés en diagonale... Ouf!

Il s'en sort par une pirouette, le recours à la proportionnalité. Ajoutant aussitôt que "rien n'est plus difficile, en droit comme ailleurs, que l'évaluation de la proportionnalité". Pour conclure que la "laïcité passive, celle de la neutralité radicale de l'Etat, n'est plus de mise".

François Dermange est plus subtil dans son approche. L'éthicien de la faculté de théologie protestante de l'Université de Genève questionne les fondamentaux de notre vivre ensemble. Comment ils se sont affranchis peu à peu des croyances, principalement du christianisme, pour forger des règles autonomes: soit dans la forme du républicanisme français (qui a bien des égards a substitué à l'ancienne une autre religion dont les clercs sont les enseignants) soit dans la forme du libéralisme (où est déterminante l'éthique des individus, lesquels peuvent adhérer à toutes les croyances ou philosophie ou ou s'en inspirer en toute liberté tant que leur pratique ne nuit pas aux autres).

Je retiens pour conclure provisoirement cette citation de Jean-Marc Ferry que je ne connaissais pas:

"Sortie du temple, de la synagogue, de l'église ou de la mosquée, la parole de Dieu n'est plus que celle d'hommes et de femmes qui prétendent l'énoncer. Dans un tel espace, où la religion elle-même participerait de l'usage public de la raison, toutes les communautés ont l'agnosticisme en partage; ce qui n'exlut ni la foi, ni l'espérance, ni la charité."

 

Commentaires

  • "Il s'en sort par une pirouette" ce qui n'est pas étonnant, mais cela marchera, car notre notre Université est "bonne", comme vous l'écrivez.

  • Merci de me donner parfois raison!
    En prévision de la participation de Ben Achour à cette formation pour imams, l'Association suisse vigilance islam (ASVI) a commenté et envoyé aux intéressés son analyse de la conférence de Ben Achour à l'uni de Genève le 12.10. 2016 "L’Islam en Europe: dialogue, cohabitation et citoyenneté". Je rappelle que Ben Achour est Tunisien et considéré comme un grand progressiste. Voici (attention c'est long, prévoir un petit café).
    Partie I Yadh Ben Achour : le souci de réhabiliter l’islam

    M. Ben Achour a certainement eu une influence bénéfique sur la Constitution tunisienne, et à cet égard son rôle est à saluer sans réserve. Mais ses propositions pour l’Europe nous semblent inadéquates, voire dangereuses.
    1) M. Ben Achour reconnait les difficultés d’intégration des populations musulmanes en Europe et l’emprise excessive qu’a l’islam sur elles. Empreint des valeurs de l’humanisme occidental, il souhaite que l’islam change, qu’il accepte l’autonomie personnelle, la sécularisation, la supériorité des lois humaines, etc.

    Mais pour obtenir ces changements, il importe pour lui de valoriser l’islam, de le dédouaner du terrorisme, d’exagérer ses apports à l'humanité tout en minimisant ceux de l'Occident : «Jusqu’au 14e-15e s l’Europe médiévale se voit culturellement dominée par la civilisation islamique ou arabo-islamique» ; «La barbarie est le fait de toutes les civilisations»; «L’élément explicatif essentiel ne doit pas être recherché dans la religion elle-même».

    M. Ben Achour va jusqu’à cibler un soi-disant extrémisme occidental et considère que la défense contre l’agression musulmane – dans l’histoire – et le rejet de l’islam – aujourd’hui – constituent respectivement un repli sur soi et un racisme.

    Cette vision est insultante pour les citoyens européens. Elle fait partie de cette conviction que le dénigrement des démocraties et de leurs citoyens est indispensable pour que les musulmans se sentent reconnus. De cette manière, l’orateur, bien malgré lui, renforce le rejet de l’Occident par ces minorités et alimente la révolte des Occidentaux critiques qui se sentent à raison injustement traités.

    2) M. Ben Achour fait de la lutte contre l’islamophobie une priorité : «Il faut maintenir la lutte ancestrale de l’Europe contre toutes les formes de nationalisme qui débouchent sur la haine de l’Autre et en particulier sur l’islamophobie » ; il qualifie les mouvements populaires de rejet de l’islam de « racistes ».

    L’utilisation du mot islamophobie par un intellectuel d’un tel niveau est étonnante. Elle contredit tous les musulmans et musulmanes lucides et humanistes. Tous, comme nous, considèrent que ce mot a pour seule fonction d’interdire le débat sur l’islam et qu’il est utilisé comme un extraodinaire moyen de limiter la liberté d’expression.

    S’approprier ce concept, c’est légitimer la violence de la frange musulmane radicale et justifier implicitement les menaces proférées à l’encontre des critiques de l’islam (surtout musulmans) qui doivent être protégés nuit et jour. C’est renforcer ces croyants dans leur difficulté à poser un œil critique sur leur religion, leur histoire, leurs comportements… ce que l’Occident fait à profusion pour lui-même. C’est encourager les musulmans à ne jamais tenter d’expliquer le lien entre violence, terrorisme et islam, ce qui est pourtant le moins qu’on puisse leur réclamer à notre époque.

    Parler d’islamophobie ou de racisme, c’est faire l’amalgame entre le rejet d’un système politico-religieux et de ses prosélytes, et la haine d’êtres humains pour ce qu’ils sont.

    Les discours critiques sur l'islam que cite le conférencier, celui de Benoît XVI à Ratisbonne, les ouvrages d’Oriana Fallaci, Bruce Bawer ou Thilo Sarrazin ne sont pas comme il l’exprime des fautes occidentales auxquelles les éruptions de violence musulmane répondent logiquement. Ce sont des écrits qui font partie du débat sur l’islam et devraient être considérés comme tels.

    3) Yadh Ben Achour défend la présence et l’expansion de la «burqa (le niqab en réalité) dans les pays occidentaux. «Ce ne sont pas quelques dizaines ou centaines de burqas ou de burkinis qui vont changer les configurations sociologiques d’une société.» «Il revient à l’Europe de reconnaitre les pratiques d’un certain islam, même si elles ne correspondent pas au goût ou à l’esthétique traditionnels des pays européens.» Il nous parait très étonnant qu’il veuille faire accepter le niqab aux pays européens alors que ses amis progressistes tentent désespérément d’empêcher son extension en Tunisie. Comment se fait-il que les progressistes le considèrent là-bas comme un signe de fondamentalisme alors que M. Ben Achour le qualifie ici de signe «esthétique»?
    Plus grave : la doctrine musulmane est claire sur la signification de la couverture du corps féminin. Foulards, voiles, burqas, burkinis ont la même fonction : empêcher les femmes de tenter les hommes et donc déresponsabiliser ces derniers.

    4) Le spécialiste affirme que « l’islam des Lumières existe ». Or, mis à part des intellectuels musulmans qui le souhaitent et le défendent, il faut bien constater que ni les pays musulmans, ni les communautés établies en Europe (qui propagent un islam orthodoxe) ne le désirent ni ne le pratiquent.
    Les Lumières sont une spécificité occidentale : aucun mouvement musulman d’importance n’a réinterprété les textes de l’islam ni fait évoluer sa pratique à l’aune des droits de l’homme et des valeurs humanistes.

    5) «L’islam doit s’intégrer dans la personnalité européenne». S’il s’agit de l’islam orthodoxe, de l’affirmation que le Coran est la parole de Dieu et Mahomet infaillible, l’Europe doit au contraire le refuser. Or, ces remises en question du statut des textes ne sont JAMAIS faites par les représentants des musulmans.

    6) Pour M. Ben Achour, l’antagonisme entre islam et Occident serait un phénomène largement créé par les médias: «antagonisme culturel tracé à l’avance, que les médias manipulent au gré des craintes réelles ou des peurs inventées» ; «L’islam a été en guerre très souvent contre l’Europe. Mais l’exploitation de cette réalité historique incontestable à des fins idéologiques est contestable et dangereuse» .
    «L’excès de réalisme est aussi préjudiciable que l’excès d’idéalisme».
    Nous pensons au contraire que la capacité de voir la réalité est à la base de toute réflexion politique constructive pour trouver des solutions aux problèmes bien réels posés en l’occurrence par l'islam.

    L’«ignorance de ce qu’est l’islam», souvent avancée par les personnes qui souhaitent le promouvoir, fait partie de ses arguments. Les Européens seraient réticents à accepter les valeurs et modes de vie islamiques parce qu’ils les connaitraient mal. Nous constatons au contraire qu’ils sont très nombreux à prendre la peine d’étudier cette religion afin de tenter de se faire une opinion. Si des populations sont curieuses, voire attirées par la culture de l'autre, ce sont bien les Occidentaux. L’inverse est rare. Là encore, cette critique est injuste.

    7) D’autre part, l’Etat mais aussi tous les acteurs publics devraient selon M. Ben Achour intervenir massivement sur les plans culturel, politique et pédagogique pour aider l’islam à s’intégrer dans les sociétés d’accueil : «intervention conjuguée et coordonnée des ONG, universités, autorités locales, régionales, Eglises, autorités islamiques,… » dans un «immense champ d’action politique». Si des moyens aussi énormes sont nécessaires, n’est-ce pas justement à cause des réticences musulmanes à se fondre dans un système séculier, égalitaire, et porteur de libertés ? Ce programme ne tendra-t-il pas plutôt, en fin de compte, à réhabiliter l’image de l’islam ?

    8) Le conférencier est pour une « laïcité raisonnée adaptée au contexte de l’Europe actuelle qui n’est plus celle de 1905 ». Il estime que l’Etat doit avoir un rôle actif dans l’organisation de la religion, notamment subventionner les associations musulmanes. «Il faut que l’Etat puis toute la société civile (musulmans et non-musulmans) contribue au financement de l’exercice des cultes ». Cette vision est parfaitement opposée à la laïcité que défend par ailleurs le professeur.

    9) Pour lui, « la citoyenneté doit reconnaitre la liberté et le droit de la religion, de la croyance et du culte dans leurs manifestations légitimes». Quelles sont les manifestations légitimes et celles qui ne le sont pas ? Le spécialiste se garde d’entrer en matière.

    10) M. Ben Achour cite finalement l’historien Jacques Le Goff : il s’agit de «faire passer le musulman de la situation d’Autre à celle de concitoyen à part entière». Aucune autre société hors les démocraties n’ont si bien accueilli d’autres cultures, ne les ont tant reconnues, n’ont autant investi pour leur faire bénéficier de droits universels. Pourquoi cette ouverture est-elle si contestée par une frange importante de musulmans ?


    Partie II - Intervenants politiques et universitaires : la tentation de l’autoflagellation

    M. Flückiger, vous vous référez à un « héritage religieux, culturel, intellectuel commun » à l’islam et à l’Occident. Or, la contribution musulmane à cet héritage a été minime. Le monde musulman a beaucoup plus emprunté aux autres civilisations qu’il ne leur a apporté.
    Vous regrettez la « stigmatisation de l’islam » (alors qu'une idéologie ne peut pas être stigmatisée) et la « tentation d'assimiler islam et violence ». Tant que les religieux ne nous expliqueront pas pourquoi l’islam produit tant de haine et de criminels, il est logique de mettre en cause cette religion.

    M. Longchamp, président du Conseil d’Etat, mentionne la « laïcité toute radicale » du canton de Genève et nie le rôle des valeurs chrétiennes dans l’avènement des droits de l’homme. Il dénigre ainsi deux valeurs fondatrices de l’Europe, le christianisme et laïcité.
    Il cite des exemples de terrorisme européen bien limités (Bande à Baader, Corse etc.) comme pour les mettre en balance avec le terrorisme islamique. Cette manière de sous-entendre «nous avons été détestables, pourquoi leur reprocher de l’être?» est choquante. Nous l’avons été, nous ne le sommes plus.
    La réalité contredit deux autres de ses déclarations. En effet, ce ne sont pas «les Suisses qui ont ‘inventé’ les guerres de religions», et «la première victime du terrorisme d’aujourd’hui » n’est pas « l’islam d’Europe ».
    Enfin, M. Longchamp ne semble pas réaliser que c’est grâce aux valeurs européennes diamétralement opposées à celles de l’islam que, «en ces temps troublés dans de nombreux pays musulmans, des millions de musulmans connaissent la paix en Europe».

    M. Dermange déclare qu’«il est bon, ici, d'entendre un musulman nous parler des Lumières». Sous-entend-il que les populations occidentales, en se méfiant de l'islam, trahiraient cet héritage? Qu’il soit permis de rappeler que c’est au contact de la civilisation occidentale que la Tunisie a pu intégrer des aspects de ce mouvement émancipateur.

    Vous-même, M. Flückiger, ainsi que MM. Longchamp et Dermange, pensez sans doute, en ménageant les susceptibilités musulmanes, désamorcer des conflits pressentis inévitables entre islam et Occident. L’intention est louable, mais la méthode dangereuse. Le savoir-vivre d’inspiration chrétienne veut que l’on s’autocritique tout en sachant que son interlocuteur fera de même. Cette recherche implicite d’un équilibre entre les deux parties n’existe pas dans l’islam. Par l’autoflagellation et l’humilité, les autorités européennes ne s’attireront que le mépris des communautés musulmanes.


    En résumé, le raisonnement qui sous-tend tout l’événement du 12 octobre 2016 est le suivant :

    - Si l’islam pose problème, c’est parce que les sociétés d’accueil ne montrent pas assez d’ouverture
    - Cette ouverture est une condition nécessaire à une métamorphose de l’islam en une religion humaniste et pacifique
    - Tous les efforts des pouvoirs publics doivent donc se concentrer sur une acceptation des mœurs islamiques par les sociétés d’accueil.
    Ce programme nous semble très problématique dans la mesure où l’acceptation n’est pas donnée en connaissance de cause. Répétons-le : seule la réalité peut servir de base à toute réflexion. Ce n’est pas en changeant la perception des Européens et d’une partie des musulmans que l’on changera la nature de l’islam et l’ambition de ses nombreux militants de transformer la société. Oui, « notre siècle a besoin de savoir et non de croire », oui, « l’ignorance est mauvaise conseillère ». C’est pourquoi nous demandons à l’Université de remplir sa mission de transmission de connaissances pour « éveiller les consciences et les esprits ». L’histoire montre que seule la critique sans complaisance peut faire évoluer la religion. Tous, musulmans comme non-musulmans, y gagneraient.
    Genève, le 9 mai 2017
    Pour le comité: Mireille Vallette

  • C'est plutôt quelle Europe pour l'islam ? Qui est en train de se produire.

  • Merci pour ce billet courageux.
    J'attends impatiemment celui qui saura expliquer l'archaïsme des religions et le besoin urgent de passer à autre chose.

  • Si l'agnosticisme est la certitude que la nature de la divinité ne peut pas être connue, on ne peut pas dire que les individus puissent l'avoir tous en partage, car comme disait saint Ambroise, la nature de la divinité, les chrétiens pensent la connaître. On peut en discuter en dehors des églises, pourquoi pas ? On peut discuter de savoir si Dieu est trois personnes ou s'il se confond avec les anges, on peut discuter de tout. Si l'agnosticisme est seulement l'idée que personne ne peut obliger quelqu'un d'autre à penser ceci ou cela de Dieu - y compris qu'il est inconnaissable -, il s'agit de laïcité, c'est à dire de la liberté individuelle garantie par le droit. Les philosophes païens voulaient imposer aux chrétiens l'aveu qu'ils ne pouvaient pas connaître la divinité, mais les chrétiens pensaient avoir le droit de penser pouvoir la connaître. Les philosophes païens d'ailleurs le prenaient comme prétexte pour obliger la Cité à continuer les traditions religieuses, c'est à dire à subventionner les vestales et le culte à la Victoire à l'entrée du Sénat. C'était les chrétiens qui étaient laïques. Si l'agnosticisme consiste à dire que l'on ne peut pas contester les valeurs de la république parce que la divinité est inconnaissable, on retombe dans la situation antique. Or on peut en venir à subventionner par exemple des historiens qui mettraient ces valeurs en avant, pour le bien de la nation. Le sens de la neutralité de l'Etat et de la liberté absolue de l'individu, c'est ce qui doit être partagé par tous, je pense.

  • Yadh Ben Achour a fait une conférence le 12.10.2016 à l'Université de Genève. Vu l’annonce que cette personnalité tunisienne allait participer au séminaire de formation continue pour imams cet automne, l’Association suisse vigilance islam (ASVI) a fait sérieusement chauffer ses neurones. Elle a envoyé sa percutante (mais assez longue) analyse aux intéressés. Vous pouvez la savourer ici:

    http://www.vigilanceislam.com/index.php/39-actions/712-critique-de-la-conference-l-islam-en-europe-donnee-par-yadh-ben-achour-a-l-universite-de-geneve-le-12-octobre-2016

  • Nous ne devons pas nous leurrer, nous ne pouvons pas plus rêver d'islamo-compatibilité dans nos démocraties occidentales, qu' il n'y eu jamais d'Islam démocratiquement compatible en pays conquis, en aucun temps et dans aucun pays

    où partout et à chaque fois, cette religion d'intolérance à outrance a peu à peu pris le pouvoir, en toute hégémonie sur des populations multi-culturelles cohabitant précédemment pacifiquement depuis des siècles ,

    à l'exemple de la prise de pouvoir islamiste fin XXe siècle en Malaysie.

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