Bonne nouvelle, la banque Lombard Odier reste à Geneve

Bellevue colovrex.jpgBonne nouvelle, la banque Lombard Odier reste à dans le canton de Genève! La question des gains et pertes fiscaux des communes est franchement secondaire. Elle doit même paraître anachronique au monde mondialisé des banquiers. Mais chacun a les problèmes de sa dimension. Genève (canton et communes) coupe volontiers les cheveux en quatre et réinvente volontiers la roue.

Après le départ de Pictet au cœur du PAV (le quartier promis à devenir le nouveau Geneva Downtown, qui s'éveille lentement avec le grand chantier de Pont-Rouge), d'autres questions doivent intéresser les Genevois. Le quartier des banques va-t-il se vider et avec lui les commerces de luxe de la rue du Rhône? La nouvelle implantation à Bellevue renvoie à quelques autres questions clés: la traversée du lac, la boucle (dire aussi raquette) Cornavin-Cointrin et le déménagement (voir à ce sujet le blog de l'ingénieur Weibel) de la gare de La Praille à Colovrex... On peut aussi y ajouter que Bellevue pourrait être le point de départ d'une seconde ligne ferroviaire sur le plateau suisse... (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Mais ce n'est pas ce que prévoit l'Office fédéral des transports qui a rendu publique sa modeste planification 2030-2035 ce vendredi. Ce qui suscite l'ire de la Métropole lémanique*. Revenons donc sur terre.

Quand on se promène au centre de Genève, on mesure combien la ville est devenue ringarde. Combien les deux rues mythiques du commerce genevois sont sans attrait - du point de vue de la voirie j'entends. Le revêtement des rues basses part en morceau. Les pavés censés marquer les limites des anciens bâtiments forment un patchwork illisibles. Aucune terrasse ne retient les visiteurs, sauf au Molard, aucune attraction, concours ou événement n'incitent à converger vers le centre.

Les quais du Rhône et du lac empêchent tout accès à l'eau. La circulation sur le pont du Mont-Blanc et et sur les quais dresse une muraille bruyante.

Restons optimiste. Peut-être que dans 40 ans (la traversée du lac si jamais elle voit le jour ne sera pas réalisée avant trois ou quatre décennies) sera obsolète le jour de son inauguration. Ce jour-là les Genevois auront bannis de leurs rues les véhicules à propulsion thermique.

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On trouve aussi dans les rues basses des vues plus surprenantes...

 

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* Il est regrettable, en revanche, que l’étape de planification 2030-2035 de la Confédération n’ait pas la même ambition au niveau du trafic régional. Il est en effet inacceptable que l’introduction de la cadence 15 minutes entre La Plaine et Genève et la construction d’une nouvelle halte à Châtelaine ne soient pas retenues à ce stade. 

Commentaires

  • Trois commentaires:
    1. le raccordement à l'aéroport d'une ligne nouvelle entre le plateau suisse et Genève est proposé depuis de nombreuses années par la Communauté d'intérêt pour les transports publics, section vaudoise. Il a été étudié par un groupe de travail dirigé par le professeur honoraire de l'EPFL Daniel Mange.
    2. Mon projet ne manque pas d'esquisser cette solution d'un raccordement d'une ligne nouvelle à la gare de l'Aéroport. Il ne renonce pas pour autant à raccorder à l'Aéroport la ligne ancienne, la ligne du Lac, à la hauteur de la halte de Genthod-Bellevue. Le raccordement de l'aéroport à la ligne nouvelle qui longerait l'autoroute en direction de Lausanne s'ajoutera au raccordement à la ligne actuelle.
    3. L'incroyable impréparation de l'administration genevoise à toutes ces questions laisse pantois. Alors que les données des problèmes sont accessibles sous forme numérique à tout un chacun, l'administration fait comme si elle pouvait ignorer l'avis des citoyens. Comment peut-elle espérer cacher ses faiblesses dans ce contexte de parfaite transparence?

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