Macron président, The Economist est content

macron.jpgMacron était le candidat du magazine anglais The Economist (qui avait aussi soutenu Blair en son temps, le non au Brexit plus récemment). Le candidat christique qui, contrairement à Ségolène Royal, il y a 5 ans, a osé rompre avec le Parti socialiste, l'a joué comme l'ex-compagne de Hollande sur le mode Jeanne d'Arc.

Reste que pour faire des miracles, Macron doit conquérir une majorité à l'Assemblée nationale. Or le scrutin de ce dimanche a confirmé une division en quatre de la France. Seul le scrutin uninominal à deux tours assurera la majorité au vainqueur. C'est désormais acquis pour la présidentielle le 7 mai, ça sera bien plus difficile le 18 juin prochain. 

 

Certes la dynamique de la victoire va donner au macronisme des soutiens et des députés d'un centre (gauche-droite?) très large et donc forcément très peu cohérent. Lorsqu'il faudra se mettre au travail, arrêter la course à l'endettement, redonner confiance aux travailleurs, aux chômeurs, aux rentiers, aux jeunes, aux patrons, aux consommateurs, relancer l'Europe, rétablir de bonnes relations avec la Chine, les Etats-Unis, la Russie, accompagner le monde arabe dans sa Renaissance... quelle majorité soutiendra une politique libérale d'ouverture du bel Emmanuel?

Les vieux partis - Socialiste-Républicains (l'UMPS selon Marine) - qui ont tour à tour gouverné durant toute la Ve République ont perdu l'élection. Ils sont KO debout. C'est une révolution, un séisme dont les répliques n'ont pas fini de traumatiser la France.

La Ve République mangera-t-elle Macron? Ou le nouvel élu saura-t-il transformer le mode électoral pour que la diversité de la population française soit mieux représentée à l'Assemblée nationale?

La France pourrait adopter le mode de scrutin allemand qui donne deux voix à chaque électeur, une voix pour élire un député ancré dans un territoire, selon le mode majoritaire, et une voix pour élire un député selon le mode proportionnel. 

Pour l'Europe, la victoire relative de Macron est une bonne nouvelle. Dommage qu'en Allemagne, Angela Merkel n'ait pas choisi de passer la main à une nouvelle génération. 

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