• Pourquoi vit-on au pied des volcans?

    volcan plusieurs.jpgC'est une chose singulière de voir que tant les humains par millions continuent de vivre au pied des volcans, dont l'histoire a montré combien ils peuvent être meurtriers et même changer le climat de la planète entière au point, dit-on d'affamer les gens à des milliers de kilomètres de leur bouche éructante et de les pousser à la révolte.

    Il en va de même des zones sismiques, du côté de LA, d’Istanbul et d'ailleurs, des zones inondables ou exposées aux tsunamis, où des ingénieurs et des administrateurs, dont on ne peut mettre en doute la compétence, n'ont pas hésité à bâtir des centrales nucléaires.

    Vivons-nous, alors que nous allons commémorer les 40 ans de Mai 68, au pied d'un volcan social? Sommes-nous à l'aube d'une éruption cataclysmique, cathartique?

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  • Be API en 2017?

    IMG_3399.PNGQue sera le journalisme du XXIe siècle? Bien peu peut répondre à cette question. Et ce n'est pas la certitude qu'aucun métier ne va échapper à sa transformation, sous les coups à la fois des réseaux, des données et des APIs, qui permettent de s'y balader et d'en tirer profit (pas aussi aisément toutefois que de chausser une paire de bonnes chaussures pour gravir une montagne, du moins c'est mon cas, to be API est plus facile à dire qu'à faire), ce n'est donc pas cette certitude de la disruption pour tous qui va rassurer les journalistes. 

    Je viens de lire un article sur le sujet (The BBC as a platform? Get ready for APIs from news providers), trouvé via mon Flipboard. Le vaisseau amiral des bonnes rédactions embauche des développeurs d'APIs dans sa chambres de nouvelles (newsroom), l'auteur assénant d'emblée que les rédactions qui ne sauront pas exploiter les legos applicatifs des grands médias pour devenir une base créative de nouveaux contenus seront reléguées au rang des tailleurs de sabots de bois (la langue de bois, elle, se porte bien avec ou sans APIs)

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  • 450 jours avant... Mai 68

    IMG_3383.PNGSéquence nostalgie. Nous entrons dans une période de commémoration lourde. Ce n'est pas bon signe quand on regarde l'avenir dans le rétroviseur, façon "C'était mieux avant".

    1917, c'est la révolution d'octobre (qui a lieu en novembre chez nous, parce que chez eux, en sainte Russie, le calendrier du pape Grégoire calé sur le soleil n'est pas en odeur de sainteté), la grande révolution des "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!", donc, celle des lendemains qui chantent. Elle a échoué dès son avènement.

    Ses idéaux, quasi catholiques, ont néanmoins forgé une partie du XXe siècle et restent puissants à l'heure où la concentration de la fortune s'accroît, bien que la pauvreté ait reculé et que les conditions de vie se soient notablement améliorées.

    1918, dans 450 jours ou presque, c'est Mai 68. 50 ans déjà. 

     

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  • 15 degrés en 1900

    IMG_0773.JPGMon appartement est en pleine bise. Il y fait 16 degrés. C'est plus que la température jugeait normal, autour de 1900, à Paris, dans les appartement, si j'en crois ce thermomètre Lardi vu dans une brasserie du côté des Grands Boulevards (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

    Son examen attentif indique que la température normale d'une chambre de malade est de 20 degrés. Et qu'à Paris le mercure était tombé à -18 en 1809 et 1830 et -21 en 1871. On sortait alors du petit âge glacière, dont les causes restent sinon inconnues du moins disputées, comme les autres variations du climat d'ailleurs depuis les origines, jusqu'à ce XXIe siècle, an I de l'anthropocène, qui voit en l'homme, le responsable premier des maux qui mettent la création en péril. 

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  • A quoi sert la peinture?

    Un soleil blanc et bas ne réchauffe pas l'hiver. Le vent balaie le Jardin des Tuileries. On se croirait dans un dessin de Tintin. Le ciel est bleu, plat avec quelques nues blanches sans volume. L'allée en sable compactée jaune s'étend sans relief. Les arbres dénudés dessinent leurs entreras de branches, brouillant la vue des immeubles de La Rue de Rivoli et le musée d'Orsay.

    Au fond du jardin, la grande roue tourne lentement dominant la Concorde. Son axe semble posé sur l'obélisque, arraché naguère à Karnak, sans que cette spoliation ne choque les accusateurs des destructions de Palmyr... Ce n'est pas la même chose, dit-on, Daech détruit, les Européens exposent. Je ne suis pas d'accord... à gauche l'orangerie ferme un des coins du quadrilatère du jardin.

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