Démocratie, peste, rhume et résilience

trump participation.jpgLe choléra Trump ou la peste Hillary? a écrit, la veille de l'élection qui jette le monde dans l'embarras, un blogueur de mes amis. Lequel doit au moins savourer la prochaine lune de miel annoncée entre le protestantisme américain et l'orthodoxie russe (encore qu'on ne sait pas trop dans quels bénitiers le futur locataire de la Maison Blanche a trempé, trempe et trempera ses doigts baladeurs).

Ce sera donc le choléra, une maladie diarrhéique aiguë, que le monde n'a pas éradiqué. Selon l'OMS à Genève, il y a chaque année 1,3 à 4 millions de cas de choléra, et 21'000 à 143'000 décès dus à la maladie dans le monde...

 

En fait, a calcul le Tages Anzeiger, seuls 18% des Américains ont voté pour Trump et donc 18%, moins une fraction, pour Clinton. Intéressant, n'est-il pas. On comprend la fameuse formule de Churchill sur la démocratie, que j'ai trop souvent citée pour ne pas la répéter ici.

Un calcul classique au demeurant, qui, rapporté à notre petite et fière République, dit que moins de 10% des Genevois scelleront le sort des arbres de la plain de Plainpalais.

Seul le corps électoral de la commune de Genève est convié au scrutin sur l'avenir de cette plaine chère à tous les Genevois et au Knie aussi (soit 33% des électeurs du Canton ou 84'000 citoyens)

45% des électeurs voteront (c'est le score du scrutin du 26 septembre dernier, soit 38'000)

Le résultat sera sans doute partagé ce qui revient à dire 20'000 votants gagneront. Cela représente moins de 8% des citoyens Genevois et moins de 4% des habitants du canton, qui donc régleront son sort  au losange de Plainpalais.

La démocratie genevoise, ce n'est pas encore le triangle des Bermudes, mais on s'en rapproche furieusement.

Et puis un rhume, soigné ou non, dure huit jours.

Quant à la résilience, il est temps de passer de la théorie à la pratique.

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