Mère Teresa, une multinationale sans un dollar

francois teresa.jpgFrançois (@Pontifex_fr) a sanctifié Mère Teresa, née Agnès en 1910 dans une famille albanaise, à Skopje en Macédoine, alors sous domination ottomane... Aujourd'hui, quelques 5000 missionnaires de la charité assistent les pauvres et les mourants dans 132 pays (4000 dans 120 pays, entendu sur CTV). Elle ne font pas de ramdam (traduction française de buzz).

Une multinationale de l'amour qui fait rarement la une des médias occidentaux... Le moindre accident fait plus de clics que le don fait à un pauvre, c'est la loi de la presse. Ce soir ni la RTS, ni France 2 (pour ne citer que deux médias payés par tous les habitants) ne placent la canonisation en première page de leur site internet à l'heure où j'écris ces lignes (18-19h dimanche). La RAI si.

Mère Teresa une une sacrée personnalité, une sainte emmerdeuse aussi.

Elle a forcé et force encore l'admiration de nombreux croyants, athées et indifférents. Bien d'autres qu'elle, moins ardents, moins forts peut-être, se consacrent dans le silence et la souffrance à leurs frères et soeurs. Ils n'atteindront pas sa notoriété et ne seront ni nobellisés à Oslo ni sanctifiés en grandes pompes sur la place Saint-Pierre.

La motivation des tous ces saints déclarés ou anonymes est une monnaie toute neuve, sans inflation ni dévaluation, sans cryptage ni planche à billets, sans banque centrale, offerte à tous à profusion et qu'on peut (doit) partager sans compter. Il y a un gros mais, tout de même. On peut être avare d'amour...

 

 

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