• La fusion nucléaire et les Maasaï

    image.jpegIl n'y a rien de commun entre la fusion nucléaire et les Maasaï, sinon que ceux-ci, et nous, vivons sous le règne du soleil, une étoile en fusion; et que notre planète tourne autour à la bonne distance, un hasard dont on se demande aujourd'hui s'il se reproduit quelque part dans l'univers, si loin que le présent des hommes verts est un futur trop lointain dans le temps, hors de la portée même de notre imagination.

    A l'encontre de la quête du signal d'extraterrestres disparus, celle de la fusion nucléaire est un rêve bien présent de quelques scientifiques. Un de mes petits neveux a allumé le petit tokamak de l'EPFL. Ca n'a duré que trois  secondes. Ses yeux brillent.

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  • Migros ment-elle par omission?

    image.jpegLa pub Migros, Coop, Denner et autres Lidl et Aldi est incontournable sur notre RTS (243 millions de publicité par an, un petit quart de son budget) et dans la presse.

    Tous ces grands détaillants nous convainquent à longueur de spots qu'ils sont les défenseurs de l'agriculture de proximité, de la région. Grâce à eux, les poules ont le sourire aux lèvres (une formule qui dans la bouche de  ma grand-mère voulait signifier une utopie), les carottes poussent avec amour et sont transportées à bicyclette, les bœufs broutent dans les prairies fleuries et ne trépassent jamais. Bref, grâce à MiCoDi, les consommateurs font coup double: ils mangent sain et les paysans vivent bien.

    L'envers du décor, on le découvre au détour d'un article publié dans le dernier Agri, l'hebdomadaire des paysans romands.

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  • Les économistes sont des météorologues qui voudraient faire le beau temps

    thune 5 fr.jpgLe franc fort, un bien ou un mal? Le franc fort mépuré la force et la résilience de l'économie suisse et le souci de quelques étrangers fortunés de protéger (relativement) leurs biens. Il est la préoccupation des Suisses depuis longtemps (les consommateurs s'en plaignent moins que les travailleurs et encore moins que les exportateurs). La plainte est récurrente depuis que la Banque nationale, sous la pression de la planche à billets europenne (assouplissement quantitatif ou quantitative easing si vous préférez, dans ce monde qui ne comprend que l'anglais - et encore), que la BNS donc s'est trouvée contrainte de s'y mettre aussi, tout en laissant à nouveau flotter le francs qu'elle avait arrimé à l'euro depuis 2011, au taux de 1 fr 20.

    Du jour au lendemain, on s'en souvient, les acheteurs de biens et de services suisses virent leurs factures flamber de 20% et plus, mais assez vite moins en raison des efforts consentis par les entreprises et leurs travailleurs (efforts dont la fonction publique a été peu ou pas solidaires). Depuis, le franc fort est devenu la rengaine plaintive des exportateurs (plus d'un francs sur trois est gagné grâce aux marchés, une vérité qu'on ne rappelle jamais assez dans ce pays volontiers xénophobe).

    "Le franc fort", c'est aussi le dernier opuscule de l'économiste PLR vaudois Jean-Christian Lambelet. 

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  • On a droit à la croix, pas au turban de Mahomet

    zep croix.jpgMiséricorde! Notre ministère de l'Education nationale*, qui ne sait plus trop à quel saint se vouer depuis que la République a exclu les manifestations ostentatoires de la foi (qui fit ce que Genève est aujourd'hui encore aux yeux du monde), a donc cru bon de taper sur le clou de la laïcité quelques jours avant la rentrée des classes.

    Sa patronne, la socialiste Anne (Anne était la grand mère de Jésus), a cru bon entrelarder son opuscule de quelques dessins. L'incontournable ZEP, bédéiste genevois qui s'est fait un grand nom Outre-Jura et sait cultiver son audience en tricotant au-dessous du nombril, fut évidemment incontournable.

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  • "Combien de bits dans un octet?"

    image.jpegJ'ai posé l'excellente question, qui ouvre le dossier de L'Hebdo cette semaine sur la culture numérique en Suisse romande, à un de mes jeunes collègues: "Combien de bits dans un octet?" Il s'est gratté la tête et m'a sorti une FALSE réponse. Et a paru tout surpris quand je lui ai dit qu'un octet est une suite de huit 1 et 0 qui, arrangés différemment, permet d'exprimer nos lettres et nos chiffres à nous, bref de faire du parler binaire notre lingua Franca d'aujourd'hui. C'est un codage, comme le Morse. Mais est-ce bien nécessaire de le savoir? L'Hebdo l'affirme: l'école romande est une fabrique d'analphabètes numériques. So what!

    Faut-il apprendre et comprendre la mécanique pour conduire une voiture? Faut-il apprendre et comprendre la génétique pour ingurgiter les dernières thérapies? Faut-il apprendre et comprendre l'intelligence artificielle pour utiliser un traducteur automatique ou scanner la myriade de données que l'Etat détient et d'autres données plus riches que Facebook, Google, Snapchat et d'autres détiennent sur les élèves d'une école et dépister les signes prémonitoires d'un décrochage de l'un ou l'autre? Des alertes avancées que les responsables pourront exploiter en enclenchant la stratégie socio-pédagogique idoine qui permettra d'en raccrocher quelques'un à temps, générant ainsi un profit considérable pour eux, leur famille et la société? 

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