On a droit à la croix, pas au turban de Mahomet

zep croix.jpgMiséricorde! Notre ministère de l'Education nationale*, qui ne sait plus trop à quel saint se vouer depuis que la République a exclu les manifestations ostentatoires de la foi (qui fit ce que Genève est aujourd'hui encore aux yeux du monde), a donc cru bon de taper sur le clou de la laïcité quelques jours avant la rentrée des classes.

Sa patronne, la socialiste Anne (Anne était la grand mère de Jésus), a cru bon entrelarder son opuscule de quelques dessins. L'incontournable ZEP, bédéiste genevois qui s'est fait un grand nom Outre-Jura et sait cultiver son audience en tricotant au-dessous du nombril, fut évidemment incontournable.

Il nous prend donc le poil à rebours, égrenant les boules de son chapelet d'un humour potache, facile facile (dont mon journal préféré a fait une galerie). La croix des chrétiens, qui ne brûlent plus les artistes, du moins sous nos latitudes, est donc gentiment brocardée, tout le monde se fichant du mec qu'on torture. Zep représente aussi un(e) gamin(e) portant le niqab et un prof de cuisine qui a expurgé son cours de tous les plats à base de porc.

Le dessinateur s'est autocensuré ou a été censuré. On ne trouve dans la brochure "La laïcité à l'école" aucune image du prophète, dont la représentation est interdite. Comme quoi, même la laïque revue du DIP s'est déculottée devant la menace potentielle.

 

* Le mot national était naguère accolé à l'Eglise national protestante de Genève (ENPG). Il figure toujours dans le libellé du très radical (fazien) Institut national genevois.

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