• INRI

    Ponce Pilate était-il un journaliste? Le titre qu'il a fait placé au-dessus du corps supplicié du messager de la bonne nouvelle était faux ont dit les autorités juives de l'époque. Il fallait écrire: Cet homme a dit, "Je suis le roi des juifs". Eux, manifestement, n'ont pas cru, le fils du charpentier de Nazareth. Ils ont même prétendu que le fait de se désigner roi était un crime de lèse-majesté, puisque à l'époque seul l'empereur de Rome était roi. Il y a belle lurette qu'il n'y a plus ni empereur ni roi  Rome. Ni d'ailleurs dans aucune autre capitale où quelques hommes ont cru un temps incarné le souverain.

    Le supplicié en revanche est toujours là. Il est ressuscité, disent les chrétiens. Dans les églises, l'acronyme INRI est parfois encore noté sur la croix. Les chrétiens proclament qu'il est donc bien le roi des juifs. C'est qu'en fait, ils le sont sans doute tous devenus. 

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  • Tariq Ramadan et les droits humains

    Infrarouge ne pouvait évidemment pas ce soir aborder tous les sujets ni répondre à toutes les questions que soulèvent les attentats terrorisés de Bruxelles. Personne n'a cependant eu le courage de contrer les propos formatés de Tarik Ramadan quand il a tenu un discours droitdelhommisme et culpabilisateur à l'encontre de l'Europe à propos de la crise des migrants, alors que la foi qui l'anime nie l'égalité des êtres humains, tient les infidèles dans un statut inférieur, perpétue des sociétés dans la domination des hommes et l'exclusion des femmes.

    Personne sur le plateau de Mamarbachi n'a osé dénoncer les  fondamentalistes islamiques dont les discours enflammés et les solutions simples ensorcellent quelques illuminés et poussent au suicide quelques délinquants..., mais aussi les politiques des puissances occidentales depuis deux siècles dans le monde arabes.

     

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  • Une guerre? Non, ne nous trompons sur la nature des terroristes

    image.jpegA nouveau, le mot guerre surgit pour dénoncer les attentats de Bruxelles. Le Figaro titre son éditorial La guerre de tous et appelle les Européens au réveil au soutien de la France au Sahel et en Syrie. L'éditorialiste va jusqu'à qualifier l'attentisme qui a prévalu jusqu'à présent de honteux. Ce serait bien trop simple. Les bombardiers sont parfaitement incapables d'éradiquer le cancer terroriste qui développe ses métastases dans le monde musulmans. 

    Le ministre suisse des Affaires étrangères, Didier Burkhalter, a eu lui le courage de dire ce soir sur la RTS que c'est la pauvreté qui alimente les troupes de Daech et des autres mouvements djihadistes. 

    C'est une toute autre guerre qu'il faut mener. Une guerre de tous en effet. Mais qui ne se gagnera pas par des moyens militaires.

    Bien sûr, il ne faut pas être naïf. 

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  • Il n'est plus le Fils et il n'est pas ressuscité: un credo pour "Demain"

    credo des jeunes.jpgEn ce dimanche radieux des Rameaux (le temps qu'il fait à 11 h annonce le temps de l'année, disait-on naguère quand l'homme développé et sa voracité ne déterminaient pas encore le cours des saisons), l'église de Compesières est pleine. C'est devenu rare sauf à l'occasion de certains enterrements.

    L'unité pastorale Salève (à savoir les trois paroisses de Compesières, Troinex et Veyrier (près de 15'000 habitants) - qui n'en forment toujours pas une après une génération de concubinage -) a mobilisé les 8p et une poignée d'ados en marche vers leur confirmation.

    Une belle cérémonie, rondement menée par des femmes et célébrée par un prêtre vietnamien, dont, pour une fois, on sent poindre l'émotion au moment de prier pour les chrétiens persécutés, déplacés, migrants. Dans une génération, l'église de Compesières aura-t-elle un officiant syrien ou érythréen?

    À côté de moi une grand mère blanche, genre "Out of Africa", chuchote à deux petits Africains le mystère de la messe, la résurrection, la présence du Fils de Dieu. "Elle a bien du mérite, me glisse mon autre voisine. C'est bien difficile à croire et à transmette." Pas plus que de voir le soleil se lever chaque matin, me dis-je in petto.

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  • L'Université de Genève manque d'ambitions

    image.jpegQuand on n'est pas trop bien noté, on a tendance à critiquer le thermomètre. L'Université de Genève n'échappe pas à ce travers. Dans la Tribune de ce jour, elle ne trouve aucun autre argument crédible que "c'est la faute au compteur" pour expliquer le fait qu'elle émarge à la 131e place du classement des 800 universités considérées par The Times Times Higher Education, cinquième en Suisse derrière l'intouchable EPFZ mais aussi derrière l'EPFL, Bâle, Zurich et Berne. 

    Pire, Pablo Achard refuse de se fixer le but d'atteindre le top 50! "Non, répond il. Nous n’avons pas les budgets pour cela. En outre, ces classements restent partiels et partiaux. Nous préférons mener une politique à long terme et renforcer nos points forts plutôt que de courir après des critères volatils.»

    Typique d'une université de seconde zone. 

     

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  • Trump, le www d'Ivanka et le "gridlock" genevois

    image.jpegNo labels, c'est au cœur de l'empire un groupe de pression qui s'est mis en tête non pas de réconcilier les deux bords de la politique américaine, mais de tenter de leur faire partager quatre objectifs fédérateurs dans l'idée qu'une dynamique nouvelle permettrait de sortir le Congrès américain de la logique de blocage dans laquelle il s'est enferré depuis quelques années. 

    Le groupe qui a rassemblé 1500 personnes lors d'un grand raout en automne dernier a rencontré Donald Trump récemment, lequel s'est dit séduit par cette feuille de route pragmatique, lis-je dans un commentaire de Gillian Tett du FT (auteur de L'or des fous qui décrypte comment JP Morgan a inventé deès 1994 des instruments financiers qui contribuė au krach de 2008, qu'elle avait annoncé dès 2006, dit Wikipedia).

    L'infâme n'a pas fini de nous surprendre. Il va sans doute prochainement mettre en scène sa fille Ivanka et son www.

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  • Les coûts du CEVA crassement sous-évalués

    ceva finance 31 dec 2015.jpgUne cuiller pour papa, une cuiller pour maman, une cuiller pour tonton Jules, on connaît la chanson. Pour faire avaler une soupe à gosse, il faut y aller méthodiquement et louche après louche.

    Il en va de même des grands projets, dont on ne nous dit jamais le vrai prix au départ. Voyez le CEVA, nous avons voté une seule fois sur ce projet devisé à 1,5 milliard de francs. Il ne s'agissait pas du crédit initial (loi 8719) de 400,8 millions, qui lui fut adopté en juin 2002 par le seul Grand Conseil (et encore ce vote ne concernait que la part genevoise de la facture soit 44% du tout, celle acquittée par la Confédération résultait d'un contrat signé par les CFF et le Canton en... 1912), non, les Genevois ont voté sur une première rallonge de 106,9 millions (loi 10444), ce qui représentait tout de même une hausse des coûts de 25% par rapport au crédit initial voté sept ans plus tôt. Les 8 millions qui mettent ces jours en colère le populaire conseiller d'Etat Barthassat ne sont donc que des clopinettes. Dénoncer les CFF et donc Berne de ce dépassement relève de la tartufferie.

    Mais là n'est pas l'essentiel et sans doute pas le dernier dépassement, ni le dernier rabotage (cf les tuiles de verre de Nouvel) d'un projet qu'on a amputé dès le début d'un élément essentiel: les parkings d'échange à proximité immédiate des gares et les lignes de bus devant rabattre la foule des pendulaires sur le RER lémanique. Pas un franc des 1,5 milliard n'est destiné à cet usage.

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  • Brexit , Swissit, les démocrates apeurés

    Ça paraît mal parti pour David Cameron et l'Europe. Ça ne va pas mieux en Suisse, qui a voté son Swissit le 9 février 2014 déjà. Fidèle au mandat populaire, Berne propose l'application de la Constitution, une fermeture unilatérale de la Suisse aux travailleurs de l'UE si leur nombre dépasse un certain quota. Le PLR et le PDC en panne de leader sont cois.

    Qu'en pensent leurs électeurs? Qu'une politique de quota n'est sans doute pas la panacée mais que c'est peut-être bien le moindre mal, voire même la moindre prudence. Personne ne s'aventure en montagne en hiver sans chausser des pneus neige. 

    Bruxelles aime les pays plat où ses directives, ici la libre circulation des travailleurs, s'appliquent partout sans exceptions. Chacun sait que cette liberté est moins celles des travailleurs que celle des entreprises puisque seuls ceux qui ont un contrat de travail, les mieux formés ou les plus expérimentés, tous étant moins chers, sont libres de circuler. 

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