• Les OGM de l'Université de Genève sont bons pour l'Afrique

    manioc.jpgJe dois dire que la lecture de cet article dans le dernier Journal de l'Uni m'a plutôt réjoui. La pensée unique ayant décrété qu'on grillera en enfers si on continue de carburer au pétrole et que les OGM alimentaires sont diaboliques - Genève, déjà non nucléaire, veut se déclarer canton non ogm -, l'invention d'un manioc OGM pour lutter contre la carence en vitamines B6 est à laquelle une équipe genevoise a participé est une bonne nouvelle.

    Avec des scientifiques de Zurich, Utrecht et Shanghai, les Genevois, pilotés par la prof de botanique Teresa Fitzpatrick, ont développé et produit en plein champ du manihot esculenta, une variété de manioc, dans laquelle ils ont glissé des gênes - l'article ne dit ni comment ni d'où ils viennent - forçant la racine à cracher 8 à 19 fois plus de vitamines B6 que la racine ordinaire.

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  • Fédérales 2015: les limites du débat démocratique

    image.jpegQui a gagné le débat de la Tribune?

    Le duo rose-vert sortant, Maury Pasquier-Cramer, qui semblait fatigué autant l'un que l'autre,  tous les deux sont restés assis, presque avachis sur leur chaise devant un amphithéâtre au deux tiers plein.

    Le candidat PLR Genecand, cible des deux autres bords, qui a joué une (trop) fine partition centrale et pédagogique?

    Ou les deux trublions des partis de la fermeture, des "y en n'a point comme nous" et des "nous allons faire entendre à Bruxelles et aux potentats de par le monde de quel bois on se chauffe", j'ai nommé le fielleux Nidegger et le démagogue Stauffer.

    Match nul? Démonstration que le débat démocratique est un art redoutable.

    Mais quand donc les professeurs en science politique nombreux de l'Universté qui nous accueillait deviendront-ils des ingénieurs capables d'offrif à la démocratie des outils efficaces?

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  • EWS: veni vidi vici

    image.jpegElle a bien servi le pays. Elle n'a pas reculé quand il s'est agi le 12 décembre 2007 d'affronter son ex-président, Christoph Blocher, et de le sortir du Conseil fédéral. Était-elle effrontée la grande dame des Grisons?

    Elle n'a pas reculé, deux législatures plus tard, après avoir tenu les Finances publiques dans la tempête de multiples crises: bancaires (UBS, Swiss Leak), fiscales (forfaits fiscaux, imposition des multinationales étrangères), monétaires (euro, franc fort, indépendance de la BNS), financière (pensions des Suisses, péréquation). Elle a su tirer les lecons d'un vote populaire qui favorise son ancien parti, fruit trop mûr d'une évolution de la société (la peur des braves gens), dont elle n'est en rien responsable. 

    Il faut savoir quitter le pouvoir à temps, a-t-elle dit (pensait-elle à sa collègue Leuthard?), sans s'exprimer une seule fois en français. Je suis encore en pleine forme, nullement amère ni déçue. Les choses sont ainsi. Je regarde l'avenir. Nous avons abattu pas mal de travail ces huit dernières années.

    Comme si les élections fédérales du 18 octobre n'avaient pas eu d'incidences sur son choix ou parce qu'elle en connaissait l'issue depuis des mois. Comme tout le monde.

    Le départ d'Eveline Widmer-Schlumpf mérite le plus grand respect. Les politiciens qui croient devoir durer peuvent en tirer une leçon. Chapeau bas Madame!

    Ce départ ouvre la voie à un deuxième siège UDC au Conseil fédéral. Cette partie du peuple qui a peur mérite d'être respectée. Elle défend ses droits comme la gauche défend les droits des travailleurs. La Suisse et l'Europe ont besoin de dirigeants capables d'inspirer confiance et de réduire cette peur qui pourrit le vivre ensemble.

  • En 2020, 20% des articles écrits par des robots

    image.pngFlipboard est un bon moyen de butiner sur le web. Feuilletant mes sélections, j'expérimente une des raisons de la défection des consommateurs d'un seul média, journal ou telejournal. Le temps de l'information ne diminue pas, je pense même qu'il augmente, mais les moyens d'information se sont demiltipliés dans des proportions inimaginables. La part des médias locaux s'en trouve forcement congrue.

    Donc, sur Flipboard, je surfe sur Nieman Lab. Je tombe sur Wired, puis sur le blog d'Yseop, une jeune pousse française installée aux Etats-Unis, qui tente de faire sa place au soleil des génératpeurs de textes, lequel me renvoie sur Gartner. L'Institut de prospective croit qu'en 2020, 20% des articles seront produits par des robots. 

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  • Et si Leuthard profitait du départ de Widmer-Schlumpf?

    leuthard widmer.jpg Eveline Widmer-Schlumpf aura en décembre achevé huit années de bons et loyaux services au Conseil fédéral. Deux législatures, la durée de vie maximale d'un président en Amérique. Doris Leuthard est d'un an son aînée dans la fonction.

    Si les deux femmes - Doris a longtemps été la plus populaire des membres du gouvernement - décidaient de concert de rendre leur tablier de ministre ces prochains jours, elles ouvriraient le jeu d'une saine succession au Conseil fédéral. On parlerait moins de l'UDC et davantage des responsabilités gouvernementales.

    Les deux femmes signaleraient aussi que huit ans au pouvoir, c'est bien et que des forces nouvelles doivent être élues. Les derniers à avoir franchi la barre des trois législatures au pouvoir sont, selon Wikipedia, Joseph Deiss, Moritz Leuenberger et Kaspar Villiger.

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  • Et si l'on plantait un village de réfugiés au Palais dormant?

    P1090976.JPG"J'y suis allé avec réticence et j'ai été conquis." Ce propos d'un vieil homme à son épouse, alors que tous deux sortaient, hier vers 16 h, du parc des Nations Unies à Genève, reflète sans doute l'appréciation des quelque dix-huit mille visiteurs des portes ouvertes du Palais des Nations à l'heure du 70e anniversaire de l'ONU.

    La journée fut en effet magnifique, la foule silencieuse et presque recueillie donnait au lieu qui domine le lac une majesté démocratique et presque protestante tandis que l'immense bâtiment ocre était assoupi, vide des activités qui s'y passent.

    C'est ce dernier élément qui m'interpelle ce matin. Que se passe-t-il donc au Palais des Nations de Genève?

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  • Mieux vaut voter Genecand-Stauffer que Genecand-Cramer...

    FullSizeRender (1).jpgMieux vaut voter Genecand-Stauffer que Genecand-Cramer... C'est la démonstration que le bleu conseiller national genevois et candidat au Conseil des Etats, Benoît Genecand, vient de publier sur sa page Google+.

    Cocher les noms Genecand et Cramer, le 8 novembre prochain, revient à assurer l'élection du sénateur sortant, explique Benoît, dont le prénom renvoie au saint patron de l'Europe. Tandis que cocher Genecand et Stauffer favorise le candidat PLR. En effet, on voit mal le trublion ex-ténor du MCG parvenir à refaire son retard. CQFD cher cousin! (Le principe de transparence m'oblige en effet à publier ici le lien familial qui me lie au nouveau député fédéral.)

    Reste le plus dur. Apporter des réponses convaincantes à ceux qui, en Suisse et à Genève en particulier, sont ou craignent d'être, eux et/ou leurs proches, victimes du dumping salarial rampant, de la hausse continue des cotisations maladie, de l'isolationnisme ou encore de la course au profit, toutes dérives contraires à l'article 2 de la Constitution suisse.

    Ah, j'oubliais: "Si vous voulez une (bio) diversité politique à Berne, votez: Maury Pasquier - Genecand", suggère Benoît qui  ne manque ni d'humour ni d'audace.

    Pour les identitaires parmi mes lecteurs, je joins la carte d'identité familiale de Benoît. Etant bien entendu qu'un immigré habitant Genève et sa région a droit d'être compté parmi les Genevois sans distinction d'origine ou de religion. Aux Genevois historiques, ce défi: transmettre à tous l'esprit qui, paraît-il, fait la spécificité de ce coin de terre.

  • Swissaid, les Verts, l'UDC et l'enfer à Chillon

    swissaid chillon.jpgSwissaid est une honorable institution suisse d'aide au développement. Elle diffuse ces jours une campagne choc en phase avec la pensée dominante.

    Le climat se réchauffe (c'est un fait incontestable) et, depuis la nuit des temps, c'est, et pour la première fois, l'homme qui en est le principal responsable (ce dont je doute, car tous les paramètres de ce phénomène hypercomplexe et finement régulé ne sont pas connus. Et même si c'était le cas, rien ne dit que le bilan entre les perdants et les gagnants soit négatif).

    Bref les paysans du Tchad seraient donc déjà victimes du réchauffement climatique et il faut donc agir pour éviter que le château de Chillon n'ait bientôt plus les pieds dans l'eau.

    Ce genre d'excès n'est évidemment pas crédible. On en trouve régulièrement dans la communication des écologistes qui jouent, comme les curés naguère, sur la peur de l'enfer. Je crois que c'est là une des raisons de leur recul ce week-end.

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