• La RTS et notre pain (notre bain médiatique) quotidien

    image.jpegOr donc rappelle le 19:30 de notre RTS publique et nationale à cotisation obligatoire, l'émission qui sans doute est la plus vue des Romands et qui participe donc à ce que les Romands tiennent pour vrai du bain médiatique quotidien, notre pain quotidien est trop salé. Et les hommes suisses consommeraient deux fois trop de sel par jour - 10 grammes. Ce faisant ils prennent des risques d'hypertension. Le 19:30 n'a cependant pas dit combien de Suisses meurent d'hypertension ou des effets collatéraux de ce régime trop salé. 

    En revanche, notre télévision n'a pas manqué de rappeler que 3000 Suisses meurent à cause des particules fines des moteurs, une manière sans doute et sans le dire d'accuser VW d'être une entreprise tueuse. Au fait, je n'ai encore rien lu de la différence effective d'émission de polluants que "corrigeait" le fameux logiciel caché. Est-elle à ce point qu'il faut stopper les 11 millions de véhicules volontairement faussés? On le comprend entre les lignes, mais on n'en sait rien. (Ça n'excuse évidemment pas la tricherie)

    Etrange aussi cette séquence sur la hausse des loyers à Genève. 

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  • Ce qui distingue Vaud et Genève

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  • La Traversante de Lucerne et la Raquette de Genève

    Raquette rer cornavin satigny.jpgGenève Aéroport vient d'être désigné parmi les cinq pires aéroports par un journaliste qu'on nous dit au-dessus de tout soupçon du quotidien britannique The Independent (c'est de loin l'article le plus lu de mon journal préféré). C'est vrai que notre aérogare fait un poil coincé, mais il a l'immense avantage d'être vite de l'auto à l'avion et plus encore de l'avion à la ville. Sur ce point, il est probablement l'un des meilleurs du monde.

    Du côté des trains, plus de quoi pavoiser non plus. Mis en boîte, les usagers réguliers pestent bientôt autant que les automobilistes encolonnés à Bardonnex ou à Coppet. Et ce n'est pas le beau CEVA qui va changer les choses. Il risque même de les aggraver tant que la ligne Genève Lausanne en restera à deux voies (et non à quatre comme l'audace et le besoin le commanderaient).

    Lors des portes ouvertes du futur RER ce week-end, personne n'a évoqué la raquette de Genève. Elle me revient à l'esprit ce lundi à la lecture d'une dépêche de l'ATS relayant la demande des autorités lucernoises qui réclament depuis bientôt dix ans une gare traversant et un tunnel sous la rade, à quelques encablures en amont du célèbre pont de bois qui est à Lucerne ce que le jet d'eau est à Genève.

    Les Lucernois auront-ils leur "Traversante" avant que nous ayons notre "Raquette"? La réponse est oui.

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  • Karma Police, cookies, Snowden et le douanier Vionnet

    image.jpgJe suis les publications de Nieman Lab via un fil logé chez Flipboard - il paraît qu'iOS9.0 lance un concurrent de Flipboard - et je tombe sur un long article de The Intercept, qui révèle via les papiers de Snowden comment le gouvernement britannique espionne les gens en appliquant des traitements appronfondis sur des milliards de métadonnées pompées du web et des câbles qui passent à proximité, des cookies et autes traces que les internautes laissent volontairement ou non a chaque fois qu'ils se connectent et surfent sur la toile.

    Grâce à des outils, comme Karma Police ou Mutant Broth, par recoupement, regroupement, tri, association, collection, timing, localisation, etc, les espions de sa majesté décrivent, expliquent le journal, documents à l'appui, le profil de n'importe quel internaute et, de proche en proche, l'extraire de la masse des anonymes. 

    Naguère, je voyais sur la route devant la cour où je jouais au sable, le caporal Oberson, l'appointé Tornare ou l'adjudant Vionnet (le grand-père de Luc Barthassat que le ministre a cité jeudi au Grand Conseil à propos de la fermeture des routes secondaires non gardées par les douaniers). 

    https://theintercept.com/2015/09/25/gchq-radio-porn-spies-track-web-users-online-identities

    http://www.niemanlab.org

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  • En 2025, combien de maires à Genève? Un, 13 ou 45?

    image.jpgUne fois n'est pas coutume, l'Amicale des maires de Genève, devenue Association des communes genevoises, sans que jamais un vote ne soit intervenu au niveau cantonal ou communal pour lui conférer des pouvoirs, sera dès ce 26 septembre présidée par un socialiste, le Verniolan Thierry Apothéloz, un doux, un conciliant. Sami Kanaan qui aurait voulu être un maire durable de sa bonne ville de Genève remballera-t-il son union des Villes à laquelle n'ont adhéré que des collègues roses comme lui? L'avenir le dira.

    L'heure est grave pour les communes. Leurs autorités s'assemblent à Vandoeuvres au lendemain d'un vote historique quoique modeste du Grand Conseil. On sait désormais comment on va se répartir les tâches et comment on va créer des communautés de communes. Mais y a-t-il vraiment quelque chose à se partager? qu'est-ce que l'Etat pourrait bien céder qui se trouverait mieux gérer par 45 autorités plutôt qu'une? 

    Rien évidemment. Dans un canton aussi réduit que celui de Genève, tout émiettement de l'autorité et la formation de chapelles administratives que ce mouvement produira ne peut que porter atteinte à l'efficacité de l'action publique et à une diminution du bien commun. Que faire alors? Fusionner?

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  • A Genève, 4 toubibs pour 1000 habitants, 4 paysans pour 10'000

    image.jpgLa hausse des primes maladie nécessitera sans doute - non sans pleurs et grincements de dents - un rationnement des soins, une réduction du catalogue des soins remboursés, une prise en charge par l'impôt exclusivement des coûts de la dernière année de vie, plus de concurrence, des pénalités des comportements et consommation à risques, et quelques autres solutions non orthodoxes.

    Il n'est pas sain que des familles doivent rogner sur leur budget alimentaire ou culturel et continuent d'être contraintes par le jeu des cotisations aux caisses maladie obligatoires d'alimenter un système ogresque. 

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  • L'armée, Bernex et Onex refusent les réfugiés

    conteneur abris.jpgEst-ce vraiment un village comme le titre ce matin mon journal préféré, ce duo de conteneurs gris, empilés en face du parking de l'Etoile, qui abritera d'ici février 160 requérants, dont ceux de Frank-Thomas que l'Etat doit reloger pour les besoins du CEVA ou de la Nouvelle Comédie selon 20 Minutes?

    Il a fallu, lit-on, trois ans de négociations avec le propriétaire pour ériger ces immeubles éphémères. On ne connaît que le coût des conteneurs: 6 millions. Rendus posés? Oui, mais l'aménagement du terrain, les cuisines et l'ameublement portent la facture à 8 millions, soit 50'000 francs la place ou encore, si je divise l'investissement par sept années à 12 mois: à 600 francs par mois et par lit...

    Pas vraiment bon marché, sauf à postuler que le quartier ne sera pas en chantier dans sept ans et que le "village" de conteneurs sera encore là en 2030 auquel cas la facture sera divisée par deux. Le bulletin de l'Hospice ne dit pas un mot des coûts de l'opération, mais quelques heures après la publication initiale de ce billet, j'ai reçu des informations précises et complètes.

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  • L'Europe à Meyrin: de quoi avons-nous peur?

    image.jpgUne petite centaine de personnes, en marge d'une cité de 30'000 habitants, a répondu ce 23 septembre à l'invitation de foraus, un laboratoire d'idées qui rassemble un millier de membres en Suisse, soucieux de faire avancé la cause européenne, et de la Tribune de Genève. Meyrin dont un habitant sur deux (45%) n'est pas citoyen. Il y a quatre ans, 40% des 9800 citoyens de la commune avaient participé au scrutin fédéral.

    La cité, une des grande banlieue de Genève, fut française. Elle a été rattachée le 20 novembre 1815 au canton de Genève, sans qu'on demande l'avis de sa population, pour assurer l'unité territoriale de la ville et de ses mandements, condition de son alliance avec la Confédération. 

    Sur l'estrade, sept des quelque 180 candidats aux assemblées législatives fédérales.

    Sur la crise des migrants, Stauffer est le seul à proposer une politique. 

    Sur la libre circulation, encore un avantage pour Stauffer, mais aussi pour Sommaruga qui réaffirme son refus de la préférence nationale et son combat pour un contrôle sérieux a posteriori.

    Sur les chances d'une sortie par le haut et d'une normalisation des relations Suisse Union européenne, après le vote du 9 février 2014, tous les intervenants, sauf Stauffer, pensent qu'on n'évitera pas un nouveau vote. Une opération à haut risque, car le désaccord s'ouvre à nouveau quand il faut préciser la question à poser.

    A l'arrivée, des politiques plutôt empruntés, pas très rassurants, mais qui estiment tous que l'Europe restera au cœur de leurs préoccupations s'ils sont élus. Ils cotent 8 et la plupart 10 sur 10 l'importance du sujet. Bons points à Jean Batou, très posé, le seul à parler de dumping salarial et, avec Sommaruga, à réclamer des mesures plus sérieuses dans toutes la Suisse si on veut espérer un vote qui défasse le scrutin du 9 février.

    Bémol. Personne ne chante plus les vertus de l'Europe. Personne n'a dit que la Suisse reste un modèle de développement institutionnel pour l'Europe fédérale. Une Europe qui, depuis la communauté du charbon et de l'acier, n'a pas cessé de muer au travers de crises plus ou moins douloureuses. On assiste peut-être à la création d'une future administration européenne de gardes frontière. Tous les Genevois et tous les Suisses profitent d'un continent régulés. Même malmenée, l'Europe a l'inestimable valeur d'exister grâce à l'Union. Elle a donné au continent 60 ans de paix et de prospérité, quel régime a fait mieux?

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