• Dieu était présent au Grütli

    brunnen.pngLes historiens sont pour la plupart d'accord avec le fait que le 1er Août 1291 n'est pas la date de naissance de la Suisse. Longtemps le Pacte de 1315 fut l'acte constitutif de la première Confédération. Le document a été scellé à Brunnen au lendemain de la bataille de Morgarten, dont Schwyz et Zoug, qui se disputent le lieu exact de l'événement, vont commémorer le 700e anniversaire le 1er novembre prochain. 

    Qu'importe, l'histoire est faite de symboles et de rites. Quasi religieux. Le 1er Août est désormais ancré dans l'imaginaire des Suisses d'autant plus fortement que la mondialisation galopante les déboussole. La manifestation a été créée à la fin du XIXe siècle, à l'occasion du 600e anniversaire de la Confédération, en pleine montée du nationalisme. 

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  • Guerre en vue contre les tamalous

    image.jpgInfoSantéSuisse  https://www.santesuisse.ch/fr/srv_pub_kat.html?catalog.id=32, la revue des caisses maladie suisses n'est sans doute pas une lecture de vacances. Je l'ai pourtant emporté dans mes bagages et ne regrettent pas sa lecture. Pas de scoop, mais quelques articles qui donnent son titres a ce billet. Les tamalous sont une espèces en cours de croissance accélérée. J'en fais désormais partie. Et je m'apprête à coûter plus à l'assurance maladie qu'à y contribuer. 

    Et je mesure soudain cette perspective, connue mais qui interpelle tout de même, qu'à l'âge actuariel de ma mort, comme disent les gérants des caisses de retraites qui sont confrontés au taux zéro et ceux de l'AVS dont la base cotisante fond de même, il n'y aura, toutes choses égales par ailleurs, comme disent les mathématiciens qui concoctent les modélisations du futur, que deux actifs par tamalou, alors que nous sommes encore quatre à supporter le coût d'un tamalou actuel. 

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  • Les Genevois sont aussi endettés que les Grecs...

    Capture d’écran 2015-07-06 à 18.08.53.pngLes Genevois sont aussi endettés que les Grecs... Deux divisions pour s'en convaincre. Du côté des genevois, en ne prenant que la dette du canton, 13 milliards comme chacun sait, il convient de la diviser par le nombre de ses habitants, 485'000, ça nous fait donc - 26'804 francs exactement. Côté grec, on divise 320 milliards d'euros par 11 millions d'habitants et l'on obtient 29'091 euros. Et si l'on ajoute la moitié de la diaspora grecque pour éviter de compter les enfants qui ne parlent plus grecs, soit trois millions de migrants, et que l'on divise la fameuse dette par 14 millions, on obtient une dette par habitant de 22'857 euros. Si on compte, côté genevois 20'000 expatriés, on arrive à 25'573 francs...

    Tout n'est pas comparable évidemment, mais ça interpelle tout de même.

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  • Road Princing, Genève et Stokholm

    roadprincing geneve stokholm.pngPour alimenter le débat sur le péage routier, péage urbain, taxe de mobilité et autres modes de régulation des trafics, je me suis amusé à reproduire la frontière du péage de Stokholm sur la carte de Genève (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Stokholm a introduit un péage progressif en fonction de la charge du trafic et a donc vocation de réduire la circulation à l'intérieur du périmètre contrairement à celui de Borgen, par exemple, qui a une vocation de prélever un financement.

    Pour mémoire encore, Berne a introduit depuis le début des années 2000, la fameuse RPLP qui taxe les camions en fonction de leur poids de leur niveau de pollution et des kilomètres parcourus. L'encaissement et le contrôle sont largement automatisés via des portique qui scanne les plaques d'immatriculation les mêmes que Ségolène Royal voulait introduire via son ecotaxe avant que les Bonnets rouges bretons ne stoppent la ministre Verte.

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  • Barthass, Dal Busco: qui a la meilleure com?

    image.jpgLe ministre genevois des Transport a occupé l'espace médiatique toute la journée depuis que la Tribune a tamtamé son idée d'un péage à la frontière franco-suisse. Luc Barthassat a même volé la vedette aux joueurs de poker grecs et iraniens et même à la canicule. Il a surtout gommé la lettre de démission de la présidente des TPG. Si cet enchaînement était programmé, c'est assez fort. 

    Le ministre des Finances a lui posté sur Facebook son souci en forme de quadrature du cercle: le financement des nombreux investissements que les Genevois additionnent sans trop se préoccuper de leur financement, un peu à la manière des Grecs qui ont dépensé sans trop penser. (voir ce texte à la fin de ce blog)

    Étrange communication que ce message personnel posté sur le plus grand bobinoscope du monde. Cette com résonne comme un appel au secours d'un ministre isolé qui ne sait comment boucler son budget 2016, s'inquiète des brèches qui apparaissent dans l'assiette fiscale genevoise, tandis que le duo vaudois, socialo-PLR, Maillard-Broulis, désendettés, ficellent un paquet cadeau fiscal aux entreprises pico bello.

    L'idée d'un péage à la frontière peut faire d'une pierre trois coups.

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