• 1814-1914-2014: quel calme cette année!

    IMG_1392.jpgIl y a sur le Net et dans Wikipedia en particulier des articles entièrement consacrés aux dates. Les événements, les découvertes, les inventions, les créations, les prix de ci et de la, les morts en et les nés en. Beaucoup y sont retombés. Dans le néant... Combien des citations de l'année qui s'achève connaîtront un tel sort ?

    Nous avons passé une année tranquille. Sans conflit entre les États ni redécoupage majeur des frontières politiques. Certes, il y a eu la Crimée. Il y a la Somalie que tout le monde a oublié. Quelques énervement en mer de Chine. Un référendum perdu en Écosse et avorté en Catalogne. Pour le reste, les frontières héritées de 1814, de 1914 et de ses conséquences, dont la deuxième guerre mondiale et ses conséquences, notamment la décolonisation - tous issus des effondrements successifs  des empires napoléonien, ottoman, hitlérien, japonais, anglais et français - n'ont plus beaucoup pas bougé, exception faite de l'effondrement plus récent de l'empire soviétique.

    Que retiendra-t-on de 2014?

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  • Tashi Tsering: l'étendue de notre inculture

    image.jpgQue serait aujourd'hui l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie? Un gigantesque éclair nucléaire ou un sursaut naturel du champ magnétique terrestre qui carboniserai les infimes connexions des puces de nos ordiphones/nateurs et viderait d'un coup Facebook ou Google de toute substance pour autant que ces géants en aient en propre? On peut toujours imaginer le pire. La disparition de la bibliothèque d'Alexandrie n'a entravé la circulation des idées. 

    L'âge barbare qui suivit la chute de l'empire romain ne fit pas non plus disparaître toute culture pieusement recopiée et enluminée dans les monastères et quelques cours un peu plus éclairées que les autres, sises alors en pays d'islam. Tout de même, à cette époque, en Europe, il s'est passé cinq à dix siècles avant que la sécurité ne revienne et n'accorde aux marchands et aux artisans, habitant des bourgs, cette indispensable prospérité sans laquelle la culture ne fleurit pas largement. Et quelle culture? Non plus celle des copistes, mais celle des créateurs, des inventeurs, des découvreurs, des chercheurs,...

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  • Un autre monde

    image.jpgNoël est un moment mystérieux. Un moment où deux mondes se frôlent comme lorsqu'une comète réapparaît dans le ciel après un voyage séculaire dans la nuit des temps. L'histoire de cet enfant Dieu né d'une vierge juive qui est a l'origine de cultes divers et parfois antagonistes m'émerveille chaque année.

    Un bébé vient de naître dans notre famille. Il fait la joie de tous. Tour à tout fragile et robuste. Il est le signe d'un avant et d'un après. Chacun quête une nouvelle vitalité de sa présence. Et plus encore un souffle d'amour.

    Mystère des origines. Qui, à peine né, s'est offert aux rustres bergers comme aux riches savants. Peu importe qu'on aie inventé Dieu ou que Dieu se soit révélé, l'événement d'il y a 2000 ans n'est pas de l'ordre de la rationalité. Comme cet autre monde qu'il annonce et qui est, en fait, à notre portée chaque jour que Dieu ou la nature fait. Un regard, un mot, un geste et la vie jaillit. D'amour tout emplie si nous le voulons bien.

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  • Budget 2015: le hara kiri du PDC genevois

    Comment un parti, qui détient deux sièges au Gouvernement, qui se dit au centre et se doit donc d'être - et a toujours été - un des piliers du gouvernement, peut-il ne pas voter le budget? L'abstention du PDC, hier soir, lors du dernier vote est suicidaire.

    Le MCG est le grand vainqueur de cette comédie, où l'on s'est écharpé plus de 20 heures durant pour une ou deux  dizaines de millions, alors que les dépenses de l'Etat de Genève dépassent 7,6 milliards de francs faisant du canton et de ses communes la collectivité publique la plus dépensière de Suisse par habitant.  

    J'entends déjà les forts en gueule de ce parti, qui n'en manque pas, clamer haut et fort ces prochains mois - on entre en campagne électorale - que le MCG, lui, a assumé ses responsabilités gouvernementales en votant le budget, et dénoncer l'indécision du PDC, dont deux de ses membres dirigent deux des ministères les plus importants du canton, dont le ministère des finances, mais dont les députés se réfugient dans l'abstention.

    Et la gauche me dira-t-on. En refusant le budget, n'affaiblit elle pas ses deux ministres? Et bien non. Car la gauche, elle aussi composite, est très minoritaire au gouvernement, comme au Grand Conseil. Anne Emery Torracinta, la seule qui pèse en raison du nombre de fonctionnaires du Département de l'instruction publique, a très vite pris le parti de ses troupes en dénonçant la coupe proposée par le MCG qui, dans une premiere étage de la saga budgétaire, ciblait uniquement le DIP.

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  • Mais à quoi sert-il de parlementer pendant des heures!

    ouf! Le parlement genevois a évité le ridicule. Le budget est voté. On dira que c'est l'essentiel. A ce stade de décomposition politique, il ne fallait pas encore ajouter à Geneve cette Genferei de commencer l'année sans budget ou de poursuivre le blabla, entre soit, jusqu'à l'heure du culte ou de la messe.

    En quatre mois d'examen parlementaire, on sera donc passé d'un bénéfice de un million en septembre, quand le Conseil d'Etat a présenté son projet de dépenses et de recettes pour 2015, à 24 millions votés par une majorité PLR, PDC, MCG UDC de la commission des finances, pour finir, nous dit la Tribune ,sur un bénéfice de 13 millions voté par une majorité PLR, MCG, UDC ce vendredi soir 19 décembre. Ces menus variations, sans doute significatives aux yeux des députés qui n'ont pas quitté le nez du guidon, restent dans la marge d'erreur d'un budget de plus 7,6 milliards de francs. Que dire de plus!