• Défaite de Montebourg, défaite du Grand Genève?

    forfaits fiscaux.jpgBons, mais pas bêtes, les Suisses! Les Zurichois avaient décidé de renoncer aux forfaits fiscaux. L'extrême-gauche du cru et les socialistes suisses, qui lui ont emboîté le pas, surfaient sur ce vote et expliquaient que l'abolition de l'impôt sur la dépense, accordé à quelques riches étrangers soucieux en migrant chez nous d'optimiser leur facture fiscale, ne coûterait pas grand chose aux collectivités suisses, faisant mine d'ignorer que deux tiers des budgets servent à financer le social, la formation et la santé. Mieux, un oui aurait, disaient-ils, montré notre vertu, si décriée sur le plan bancaire, en anticipant sur la prochaine exigence de Bruxelles.

    Il est vrai que les forfaits sont un peu la cerise sur le gâteau étatique, lequel est, en Suisse, l'un des plus petit des États de l'OCDE. Une cerise qui vaut un milliard, a calculé le ministre vaudois des Finances, qui additionne la TVA que paient nos forfaitaires sur la TVA. C'est peu en regard des quelque 190 milliards de francs que collectent et dépensent bon an mal an les communes, cantons et Confédération réunies du pays. Mais c'est toujours bon à prendre en ces temps où l'antienne des lendemains qui déchantent est le refrain préféré des gouvernements. Genève n'a pas fait cavalier seul. Le Canton s'est même payé le luxe, sous l'influence du bloc nationaliste (?) de refuser le durcissement de l'accès au forfait.  

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  • Une étoile quitte Genève... La faute à Dal Busco? La faute à Hodgers?

    Philae et son bisou à la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko ont ému les foules, fait battre les cœurs, produit du rêve à tout va. Une autre étoile filante, bien genevoise celle-là - elle a fêté ses 150 ans cette année, a choisi cette année de se satelliser ailleurs. Oh, pas bien loin. A Mies, dans cette Terre Sainte qui lorgne plus Genève que Lausanne, mais qui paie tout de même ses impôts en pays de Vaud.

    Pourquoi cette migration, qui, s'il n'y avait cette frontière, ne ferait pas la une des journaux, a demandé le magazine Bilan. A quelques jours de la votation sur les forfaits fiscaux, le bimensuel dresse la liste des 350 plus riches de Suisse. La liste est lacunaire, avoue le nouveau réd en chef adjoint, Serge Guertchakov, des millionnaires plus rentiers qu'industrieux passent sans doute au travers du filet. Qu'importe notre étoile en fait partie.

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  • Les communes vont baisser les impots... Enfin devraient

    image.jpgPetite baisse certes, mais baisse tout de même. 32 millions selon un article lu dans la Tribune ce jeudi, un peu plus de 100 francs par habitant. Et pourquoi ça? Parce que, est-il détaillé, notre facture d'eau va augmenter de 15 à 18 % des le 1er janvier 2015, une hausse rendue obligatoire par la Berne fédérale et nécessaire pour couvrir le coût complet de l'eau de son captage dans le lac à sa restitution épurée dans le Rhône. Or le réseau des égouts étaient jusqu'à présent largement payé par les communes. Dorénavant le coût sera facturé avec l'eau consommée. Conséquence les communes vont économiser 32 millions et donc réduire les impôts d'autan.

    C'est parfaitement clair et écologiquement sans faille, puisque le principe du pollueur payeur est un des dix commandements de la société durable. Sauf que...

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  • Une tablette pour chaque élève. Investissons 10% de ce qu'on bétonne!

    jenni.jpgPierre Jenni, patron d'une entreprise de taxis et ex-candidat au Conseil d'Etat genevois, a publié un commentaire bien intéressant sous un de mes derniers billets (Y a-t-il un tweetprof dans la classe?). J'y évoquais cette alternative: plutôt que de prévoir des budgets pour couler du béton et fabriquer des écoles et des collèges à un demi-million de francs la classe, on pourrait (devrait), comme le % Migros ou des fonds de décoration ou d'art contemporain qui fleurissent dans chaque commune comme au canton, créer et alimenter un fonds informatique.

    Exemple le CO de la Florence, qui a été entièrement rénové pour 41 millions de francs, aurait permis de dégager 400'000 francs, de quoi équiper chaque élève d'une tablette. Imaginons ce qu'on pourrait faire avec 10% de la somme investie dans les murs... 

    A noter que plusieurs communes, qui sans doute ne savent pas comment dépenser leurs excédents de revenus, subventionnent l'acquisition de bicyclettes électriques... et qu'on subventionne grassement les transports publics...

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  • Sur nos monts quand le soleil...

    P1060344.JPGLes Suisses ont vibré dimanche à l'exploit de leur icône nationale qui a finalement daigné jouer en équipe. Ayant ravi tous les autres trophées, il lui restait un dernier, la coupe Davis, à accrocher à son plastron, tels ces généraux d'empire couverts de médailles. C'est fait. La lutte fut belle. Celle du second surtout, Wawrinka qui le voulait ce saladier d'argent sans doute autant sinon plus que l'étoile Rog.

    "On est des champions, on est des champiooonnnns, chantent les fans heureux de grappiller des bribes de bonheur. Point de sang sur le terrain, point de dopage, point d'esclaves, point de rapines. Dans la longue histoire des trophées et des triomphes, des vainqueurs et des vaincus, on dira que le sports remplace avantageusement la guerre.

    Point d'hymne national non plus cet après-midi à Lausanne. Des applaudissements chaleureux, des mercis tout plein, des incroyables à la louche. La messe est dite. Une belle fondue moitié moitié.

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  • Y a-t-il un tweetprof dans la classe?

    "Je tweete, tu tweete, nous lisons!" Après 3 ans d’expérimentation de l’usage de Twitter avec ma classe de CP, je peux dire que les tests sont convaincants : de façon quotidienne, mes élèves se trouvent confrontés à de l’écrit, dans des situations de communications réelles. Ils n’écrivent pas pour avoir une bonne note ou pour faire plaisir au maître, mais pour être lus par des personnes bien réelles ; les abonnés au compte de la classe réagissent, répondent, retweetent, et motivent ainsi les élèves à produire encore plus.

    Combien y a-t-il de profs à Genève qui peuvent se prévaloir d'une telle expérience (trouvée sur xyetz grâce au Twetwed Times de Lyonel Kaufmann) ou d'autres au cœur du web?

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  • Les locataires gagnent, les retraités trinquent. Où est le scandale?

    Étonnant mais parfaitement compréhensible cet arrêt du Tribunal fédéral qui met en ébullition le monde de la construction et ses financiers, en particulier les caisses de retraite qui ont besoin de gros rendements pour tenir le niveau des rentes promises. (Lire ici et )

    Investir dans la pierre rapporte. Près d'un demi million de rendement par an pour un petit immeuble admettait on jusqu'alors. Désormais il faudra se contenter d'un peu plus de la moitié de cette somme. "A ce tarif, pleure dans la Tribune Jean-Remy Roulet, gérant de la caisse de retraite des ouvriers du bâtiment, ça ne rapporte pas assez pour verser les rentes à nos assurés. Mieux vaut placer notre argent ailleurs."

    Donc si on suit bien, les ouvriers locataires paient des loyers trop élevés pour financer les retraites. Est-ce normal? Non évidemment.

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  • Antisémitisme, un cas éclairant

    image.jpgÉdifiante l'histoire de cette étudiante genevoise qui, a relaté Le Temps du 19 novembre, se retrouve harcelée, menacée de mort, mise au pilori par une bande de redresseurs de torts, qui ont décidé de publier l'identité des auteurs anonymes de propos antisémites qu'ils débusquent sur la toile. Elle est aussi révélatrice à plus d'un titre des dérives de nos sociétés libérales avancées, dont le degré de civilisation se mesure certes au pouvoir d'achat et aux droits effectifs dont jouit le plus petit de ses membres mais aussi au respect des autres, que naguère on appelait politesse, et à la confiance qu'on a en la justice et la police pour réguler rapidement les débordements eventuels.

    Les justiciers d'Israel qui traquent l'antisémitisme dans les tweets et sur le net ont sans doute raison d'être vigilants mais ils ont tort de dénoncer les blasphémateurs à la vindicte publique. La blasphématrice, en l'occurrence, a évidemment eu doublement tort...

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