• La Suisse et le futur Shaqiri américains

    image.jpgXherdan Shaqiri a choisi la Suisse. Tant mieux pour La Nati!

    Je ne sais dans quelles circonstances les parents du triple buteur contre le Honduras sont venus en Suisse alors qu'il n'avait qu'un an, mais ils font sans doute partie de ces millions de nomades contraints, qui, pour une raison ou une autre, ont quitté leur pays, soit qu'ils y ont été forcés soit qu'ils avaient l'espoir de trouver mieux ailleurs. Les deux Amériques sont terre de migrants, qui ne se sont guère embarrassés des peuples premiers aujourd'hui rayés de la carte ou soumis.

    Dans The Economist de cette semaine, j'ai repéré cette infographie ( cliquez sur l'image pour l'agrandir). Elle nous dit que 15000 gosses Honduriens, un chiffre en forte progression, sont parvenus à entrer aux États-unis malgré les murs et les barrières que le peuple de cette terre promise dresse contre les barbares du sud. Il y a peut-être parmi ces migrants un futur Shaqiri américain. Jouera-t-il au Qatar en 2022?

    J'apprends aussi, en lisant la dernière livraison de Bilan qui fête ses 25 ans, que le patron de Facebook met sa fortune au service d'un projet politique, celui de la sélection des migrants...

  • Swiss comme les producteurs de tomates!

    image.jpgSur RTS La Première ce soir, le patron de Swiss romande pleure comme un paysan.

    - Msieur, c'est pô juste, y 'en a qui jouent dans mon carré sable et qui n'respectent pas les règles du jeu!

    Quelles règles mon petit et qui sont ces grands méchants concurrents?

    - Bin, eux, princes des sables et du pétrole, y peuvent jouer 24 heures sur 24 alors que moi on m'envoie au lit entre minuit et six heures du mat. Et puis y zont des avions tout neufs que je ne sais pas avec argent ils ont achetés... snif!

    En fait tu voudrais que maman Helvetia te donne des sous?

    - Non, enfin, je ne sais pas, j'voudrais juste que tout le monde joue avec les mêmes règles.

    Jouer avec les mêmes règles, c'est ce que demandent les producteurs de tomates genevoises qui fêteront ce fruit dans 15 jours à Carouge et bien d'autres producteurs, mais ce n'est pas ce que demande les consommateurs. C'est aussi ce que demande le syndicat pour les travailleurs du traiteur de ligne Gâté Gourmet, qui fut un rejeton de Swissair.

    Les mêmes règles pour tous... ça passe par Un peu plus d'Europe, non, et un peu plus d'OMC?

  • Genève Lausanne Lhasa

    image.jpgLe père de Swissmetro s'est donc enfin converti aux bons vieux rails du XIXe siècle. Le rêve du métro souterrain dans un tube à vide ayant été repris par l'Américain - mais dans un tube posé sur des piliers (bien moins cher à construire et bien plus facile à secourir en cas de défaillance) - le voilà renvoyé au XXIIe siècle peut-être pour la Suisse. Vive donc la deuxième ligne sur le plateau suisse de Genève à Zurich plus ou moins le long de l'autoroute À 1, mais en passant par Payerne, nécessairement, où se bâtit le futur aéroport spatial de la Suisse, lequel sera à 20 minutes de GVA (Genève Voltaire aéroport) et à 45 minutes de Kloten.

    Malheureusement, comme pour le CEVA, la Suisse officielle a pris la mauvaise voie, celle du tracé de 1912 pour le RER genevois, lequel ne relie donc correctement ni l'hôpital, ni la couronne de cité, de Veyrier Carouge à Plan-les-Ouates, Bernex-Onex, Vernier et Cointrin-Gd-Saconnex, celle de la troisième voie le long de la ligne CFF de 1870, où jamais on ne pourra en construire une quatrième sauf à l'enterrer sous les deux ou trois autres. Compte tenu du nombre de gares traversées et de l'urbanisation environnante,impossible sur ce ligne première de faire circuler un train à plus de 200 km/h

    Lire la suite

  • Un Conseil d'Etat arc en ciel ou gris?

    conseil d'etat hoto officielle juin 2014.pngIl y a quatre ans, le nouveau gouvernement avait annoncé son premier programme de législature du dernier étage de l'Office mondiale de la météorologie. Quatre ans plus tard, on retombe sur terre (sauf pour la photo officielle*). Le brouet gouvernemental 2014-2018, présentée cet après-midi dans l'obscure salle des Fiefs, au cœur de l'Hôtel-de-Ville, est gris comme la molasse de la Tour Baudet.

    La faute à la dette que le gouvernement genevois semble découvrir à chaque début de législature pour mieux l'oublier pendant quatre ans. La faute à la trouille aussi, la trouille de perdre les poules aux oeufs d'or - lisez ces sociétés multinationales sans domicile fixe, actives dans le trading, dans la gestion des marchés, l'optimisation fiscale, dans la finances. On les rassure donc une nouvelle fois. On leur confirme qu'elles seront toutes traitées avec reconnaissance. Leur taux fiscal diminuera de moitié ou presque. Les propriétaires à Genève doivent eux s'attendre à se serrer la ceinture.

    Lire la suite