• Landsgemeinde: Un seul cœur, une seule âme?

    P1030111.JPGLe ciel est menaçant, les parapluies barrent la vue de l'estrade, d'où les autorités, tête nue, dominent les premiers rangs. La place de la Landsgemeinde est bondée, manifestement trop exiguë pour contenir même la moitié des électeurs du demi-canton des Rhodes intérieures d'Appenzell. Qu'importe le chancelier chante les louages de cette démocratie directe vivante. il est fier du renouveau que vit depuis dix ans le canton le moins peuplé de Suisse.

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  • Aux antipodes de Genève

    P1030042.JPGAppenzell, moins de seize mille habitants, 496 délits pénaux en 2013, dont 59% sont élucidés, 160 chômeurs, des comptes 2o13 juste équilibrés grâce ici comme chez nous à d'heureuse rentrées fiscales, un centre ville absolument silencieux rythmé par le bourdon de la grosse cathédrale, austère au dehors, rococo au dedans, qui frappe les heures et les quarts, imperturbable.

    Où que le regarde porte, des prés verts, piqués de pisse-en-lit en fleurs, de moutons noirs et blancs, de bovins bruns et de fermes à deux corps. La ville à la campagne, c'est ici. C'est à quatre heures de route de Genève. Un berceau de la démocratie dit-on quoique la Landsgemeinde viole un principe cardinal de la déclaration des droits de l'homme, le secret des urnes et l'accès égal de tous au vote.

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  • Pierre, François et les autres

    Que préférez-vous? Coop, Migros ou Lidl ou encore le dépanneur du coin qui ouvre jusqu'à point d'heure parce qu'il travaille officiellement sans main-d’œuvre d'appoint? Qu'importe, ce qui compte, c'est que vous ayez l'embarras du choix. En plus, à l'occasion d'une escapade, les Genevois ont la liberté de découvrir le monde merveilleux des supermarchés français et de s'en mettre plein le cabas.

    Le choix, c'est ce que n'offre pas l'Etat. L'Etat livre ses services et prestations sans concurrence. A un prix qu'on ne connaît généralement pas. Impossible d'aller se servir ailleurs, sinon au prix fort - c'est le cas de l'école - ou au prix plus lourd encore d'une migration.

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  • Tohubohu

    La terre était informe, la lumière ne se distinguait pas des ténèbres...

    Au premier jour, la lumière fut, raconte la Genèse, le premier livre de la Bible, bien avant que les deux grands luminaires montent dans le ciel et toutes les étoiles pour éclairer le jour et la nuit et rythmer les mois et les saisons. Un poème fantastique, simple, évident qui nourrit toujours et toujours les artistes, les femmes et les hommes.

    Point de science intuitive ou expérimentale au sens que donne aujourd'hui l'humanité à ce mot, mais un sens tout de même qui vaut bien les connaissances actuelles toutes pleines de points d'interrogation. Les deux quêtes vont leur chemin. Et c'est tant mieux. Les opposer est absurde. Qui peut dire: je sais!

    Autre mystère, la résurrection d'un homme. Comme l'a rappelé le curé de Carouge qui officiait hier soir à Compesières, citant le cardinal Journet, à l'adresse d'une douzaine de confirmants: "J'essaye de comprendre".

    Ah, comme il est écrit, deux femmes furent les premiers témoins de ce non sens et chargées de l'annoncer aux autres. Mais bien vite la tradition les remis à leur place de servantes, voilées, muettes et secondes.

    François, encore un effort, tu peux être le pape des femmes! Les temps sont mûrs.

  • Un homme nommé Jésus...

    France 2, la chaîne de télévision publique d'une République laïque gouvernée par des socialistes rediffuse* ce mardi saint, une histoire fondatrice, celle de Jésus. Un juif à la peau tannée, aux cheveux noirs, bouclés et courts, rappelle presque subreptissement l'émission "Secrets d'histoire". Une bonne nouvelle?!

    Certes la France, dont les temples sont vides, mais le peuple assoiffé de certitudes, aime à se souvenir qu'elle fut ou qu'elle est encore la fille aînée de l'église catholique. Certes l'émission, conduite par un Stéphane Bern, médialogue béat mais heureusement discret - cinquième évangéliste? - discute le récit des Évangiles, confronte le merveilleux aux traces archéologiques, au vécu des hommes et des femmes de ce temps si lointain, mais c'est pour mieux justifier une vérité, fondé une réalité historique.

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