7% pour les légumes, 12% pour les médics

Légumes en carré.jpgLes Suisses et plus encore les Genevois, comme la plupart les habitants moyens des pays riches, dépensent plus pour se remettre en bonne santé que pour l'être et le rester. 7 à 8% du PIB pour se nourrir, bientôt 11 à 12% pour se soigner. Ce sont des moyennes évidemment. En chiffres, 30 milliards de bouffe et 50 milliards de médecine. Tout est dit.

Et l'on vient nous seriner les oreilles sur les réserves des assureurs, alors que le Grand Genève est notoirement suréquipé en fournisseurs de soins. Il est vrai que la liberté du commerce et les intérêts bien compris des professionnels de tout bord sont bien trop puissants pour qu'un pauvre ministre, coincé dans ses étroites frontières cantonales, puissent...

  • réduire le nombre des médecins et des pharmacies,
  • faire des HUG et du CHUV un seul hôpital pointu sans doublon,
  • exploiter les hôpitaux et les homes (EMS et EHPAD) de la région au mieux des besoins (les patients et leurs parents) doivent pouvoir faire 60 km),
  • endiguer l'explosion des budgets en fixant des enveloppes biennales par pathologie
  • imposer les réseaux de soins et pénaliser le tourisme et la surconsommation médicale
  • sortir de la liste de l'assurance de base quelques médecines sans effet
  • financer la dernière année de vie sur le budget général de l'Etat
  • et, suivant l'excellente suggestion du bon Dr Buchs ci-dessous, l'ouverture du marché des assurances  

Entre autres... Et bien sûr et avant tout manger sainement, de la viande pas trop des légumes et des fruits beaucoup!

Toutes choses que le nouveau ministre de la santé et de l'action sociale ne pourra guère faire. Même s'il s'appelle Poggia, qu'on entend bien peu ces jours.

Commentaires

  • Ben dis donc.
    A vos ordres mon Colonel.
    Et si tout simplement on faisait un audit de nos chères caisse, histoire de savoir où notre argent a passé.
    Et si on permettait aux assurances étrangères de proposer une couverture pour les soins.
    C'est comme pour les cas os, les prix ont chute.
    Pourquoi Van Breda peut offrir des primes plus basses pour les internationaux, couverture de 80 % sans franchise.

  • Auteur de talent, nutritionniste averti et toubib en plus.
    Dieu existe!

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