• Et si Neuchâtel tenait sa chance?

    femme circulant.jpgParfois il vaut mieux perdre, ça stimule l'inventivité.

    L'échec en votation populaire du Transrun ne fera pas la ruine de Neuchâtel. Les opposants au RER, qui devait raccourcir de moitié le trajet entre le haut et le bas, pavoisent. Pour eux comme pour le gouvernement, le plan B ne saurait être la revitalisation de la voie actuelle - que les CFF se débrouillent -, mais l'investissement dans un puissant réseau internet et la connexion de toutes les entreprises, écoles, bureaux décentralisés du canton. L'invention d'ateliers partagés aussi. Avec, peut-être, le transport des marchandises seulement, par tube sous vide, un mini-swissmetro bien moins cher qui n'exigerait pas la sécurité exigée pour le transport des personnes.

    Aux autorités de montrer l'exemple en créant le premier Grand Conseil bilocalisé et relié par grand écran, en attendant le parlement 3D en réalité virtuelle. Les Neuchâtelois voulaient investir 680 millions dans un transport du XIXe siècle, c'est leur chance de pouvoir opter pour les tranports du XXIe. 

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  • 278 millions: il n'y a pas le feu au lac

    278 millions, c'est l'écart calculé par David Hiler entre les quelque 8 milliards de dépenses et de recettes du canton de Geneve pour 2013, un écart de 3,4%. Pourquoi pas 178 millions de déficit ou 378 ou 0? L'annonce par un ministre des Finances d'une prévision de déficit relève plus de la com que de la gestion. Premièrement un grand argentier pèche toujours par pessimisme. David Hiler n'échappe pas à ce travers. Ses six derniers exercices ont tous bouclés sur des résultats meilleurs et parfois bien meilleurs que prévus. Et le septième, cette année 2012, risque de ne pas échapper à la règle si l'on met de côté le renflouement exceptionnel de la caisse de retraite des fonctionnaires qui va engloutir presque la totalité de la réserve conjoncturelle accumulée durant les années grasses. (Notez que l'Etat ne fait que rattraper des cotisations non payées car les fonctionnaires assurés de toucher une retraite calculée sur le dernier salaire ne prenaient pas de risque en laissant filer le taux de couverture à 50%.) Deuxièmement...

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  • Et si la Ville nous offrait une tablette?

    tête é.jpgElle - la Ville de Genève, minuscule territoire de 16 km2 - veut enterrer les trésors des ses deux musées - MAD et MEG - dans des abris - sans doute antiatomiques - du futur quartier Artamis rebaptisé Carré Vert. Le projet avance à la vitesse du Conseil municipal. Il en coûterait 53 millions, y compris quelques travaux destinés aux fouilles.

    Et voilà que la Ville nous propose d'enterrer les livres. Pour 57 millions. On ne calcule pas les coûts de déménagement ni les coûts de climatisation et peut-être les primes pour inconvénients de service que ne manqueront pas de réclamer les travailleurs taupes.

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  • HUG: un Français, un Belge, un Genevois, qu'importe!

    Gruson devant le logo des hug keystone.jpgC'est la faute à Stauffer! Souvenez-vous: le tribun a secoué le cocotier aux SIG (salaire du président, déchets napolitains et financement d'EOS fuisonné depuis dans Alpiq). Il vient d'être condamné pour avoir divulgué un courriel de la régie publique dans son blog.

    Le gouvernement s'est donc attelé à réformer (lisez réduire) la composition des conseils d'administration des grandes régies genevoises (TPG, SIG, HUG, Aéroport). Mais, donnant raison à une coalition MCG+Gauche, les Genevois ont renvoyé le paquet à l'expéditeur le 17 juin dernier. Après avoir été prorogés deux fois six mois, les conseils d'administration de grandes régies publiques sont donc en cours de renouvellement.

    Michel Balestra, président du CA de l'hôpital, quitte son fauteuil. Or le patron des HUG, Bernard Gruson, qui a lui aussi prolongé son mandat, doit, lui aussi, être remplacé. Double vacance donc alors que les HUG digèrent, non sans peine, le gros morceau de facturation par prestations, introduit au début de l'année. 

    Premier bug: changer deux têtes à la fois est toujours délicat.

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  • Agressions, brigandages & compagnie

    violence nuit genève.jpgDans sa chronique hebdomadaire, Claude Monnier tartine sur le quotidien des urbains qui fait le beurre des quotidiens, parfois la une des médias. Car, sachez-le, chers lecteurs, les écrans dressés dans les rédactions, qui affichent toutes les cinq minutes les audiences de chaque article posté sur le web, attestent une vieille évidence: rien ne vaut les adressions, les vols, la violence urbaine ordinaire et surtout extraordinaire pour doper l'audience d'un canard.

    Bref, plus un jour sans son lot de Genevois maltraités, de malfrats arrêtés puis relaxés. Notez qu'ailleurs c'est pire, ce qui permet d'affirmer qu'on ne vit pas si mal ici (Je vais m'attirer des commentaires).

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