• Data journalism

    constitution clé.jpgLe Nieman Journalism Lab est une mine d'information parmi d'autres sur le métier de journalisme. J'y découvre un nouveau concours. Le 31 mai à Paris seront récompensés les meilleurs projets de data journalism, le journalisme de données encore balbutiant en Suisse, qui consiste à restituer des données bruts sous une forme simple, visuelle et souvent interactive. La rencontre entre l'infographe, l'enquêteur et l'informaticien. Je vous laisse butiner. C'est souvent intéressant, original, didactique et séduisant.

    A noter un site suisse dans la catégorie application, l'excellent politnezt dont on voudrait bien qu'il devienne bi- ou trilingue.

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  • Engelberts et Salerno

    salerno signant avec ka.jpgSandrine 7 sur 10, Marie-Thérèse -0,6. La socialiste ministre des Finances de la Ville tient un blog (rédige-t-elle elle-même ses billets? Elle avait engagé un nègre du temps de sa mairie) et compte 3475 fans sur sa page Facebook. L'ex-PDC devenue constituante MCG a ouvert un blog sur le site de la Tribune, mais ne l'a jamais alimenté. Elle n'a ni page ni profil sur le réseau social favori des Suisses: 2,8 millions y sont.

    Du coup, quand on tape Marie-Thérèse Engelberts, Google renvoie les déboires financiers montés en crème de la candidate malheureuse à la Mairie de Genève. Comme quoi, l'Internet peut durablement ternir une carrière, mais offre la possibilité de corriger le tir.

    Même topo pour Michèle Künzler, le DMI - rien à voir avec le DIM, le Département de l'intérieur et de la mobilité. Le DMI donc a permis à l'agence Maj consulting de se faire gratos une pub d'enfer.

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  • Les CFF à Genève: la valse à milliards

    cornavin.jpgLes Grottes vont-ils payer les surcoûts du CEVA? Personne n'a osé la question aujourd'hui à l'occasion de la conférence de presse de nos illustres gouvernements de Genève et des CFF.

    Canton et ville pour une fois roulaient sur la même voie. Sur le rail de droite la Verte Michèle Künzler qui n'est pas sûr de décrocher à Berne les 790 millions que coûtera selon les CFF l'extension de la gare de Cornavin au prix de la démolition de deux ou trois patés de maisons vétustes. Sur le rail de gauche, le rouge Rémy Pagani qui pense que pour le même prix et pour préserver le patrimoine populaire de Genève, on doit bien pouvoir faire circuler le CEVA sous la même gare de Cornavin.

    Et combien coûtera la bretelle qui devrait , en 2050 (?), permettre aux Savoyards de rallier l'aéroport sans devoir changer de train à Cornavin? La facture de cette bretelle prévue dans le projet d'agglo du Grand Genève depuis plus de cinq ans n'est toujours pas évoquée. Pas évoqués non plus dans les schémas très approximatifs présentés par les CFF, le raccordement entre Cointrin et la ligne Genève Lausanne du coté de Bellevue. Evidemment personne n'a parler de la gare de Colovrex. Trop de milliards pour Genève qui reste, vue de Zurich, un cul de sac ferroviaire.

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  • Le Grand Genève n'est pas sans frontières

    agglo nom.jpg"Au commencement était le verbe". Ainsi commence l'Evangile de Jean la Bible, en écho au Dieu dit de la Genèse, un des textes fondateurs des civilisations. C'est qu'un mot peut, comme le papillon engendre la tempête, bouleverser le monde ou une relation. Dire à quelqu'un Je t'aime n'est généralement pas sans effet.

    Passer du projet d'agglomération franco-valdo-genevois au Grand Genève consacre une réalité économique, sociologique et culturelle qui tombe sous le sens. Genève est la capitale d'une région qui ne s'arrête pas aux frontières héritées du congrès de Vienne.  Reste à l'organiser démocratiquement!

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  • Au combat de coqs, Sarko l'emporte

    débat hollande sarkozy.jpgSarko gagne aux points un pugilat médiatisé à outrance. Le candidat "Moi Président des Français" ne s'est pas effondré, mais il n'a pas su élever le débat au niveau d'un duel de poids lourds, d'un duel de présidents.

    Fébrile, coincé dans sa posture raidie, une moue presque mitterrandienne, un rien distancée, donnant l'impression qu'il refusait le combat, Hollande a sans doute eu raison de ne pas répondre à la mitraille argumentaire que Sarkozy lui a infligée dès l'entame de l'émission. Mais il a manqué au candidat socialiste la petite phrase qui aurait pu expliquer et la posture de son adversaire et son propre refus de jouer ce jeu assez pitoyable: "Monsieur le président, n'a pas dit François Hollande, souhaitez-vous poursuivre votre carrière politique comme premier ministre, à l'exemple d'un dirigeant d'un grand pays ami de la France?"

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