Le colibri, le blogueur et les indignés

colibri.jpgUn blog c'est du boulot. C'est une petite entreprise. Editoriale en l'occurrence. Mais c'est aussi beaucoup de satisfaction.

Cette semaine encore je partageais avec un futur possible blogueur la passion qui m'anime et le plaisir que je retire de de l'écriture et l'édition. Cet exercice presque quotidien a eu un premier effet bénéfique: le même que celui que l'on gagne quand on s'astreint à une discipline: l'aisance. J'écris beaucoup plus rapidement, beaucoup plus facilement qu'autrefois, un peu mieux aussi [je suis évidemment loin de la perfection et connais mes limites, merci de supporter mes coquilles et autres scories...].

Bloguer invite aussi à voir le monde différemment, à prendre du recul, à prendre sa part.

Comme le colibri. Une jolie histoire que certains connaissent peut-être. Je viens de l'entendre racontée par Lionel Astruc dans l'émission Terre à terre de France culture. L'oiseau du paradis a donné son nom à un site internet Colibris et à un mouvement politique français "Tous candidats en 2012", La suite des indignés, les engagés.

C'est l'histoire d'un incendie qui ravage l'Amazonie. Tous les animaux de la forêt sont tétanisés face à la catastrophe. Voilà qu'un colibri s'envole, plonge dans une mare, recueille une goutte d'eau et s'en va la jeter sur les flammes. Vite il replonge et joue les canadairs sans s'arrêter un instant. Au bout d'un moment, les autres animaux jasent: mais t'es complètement fou, t'as vu ta taille. Ce n'est pas avec des gouttes d'eau que tu vas étouffer le sinistre! Et le colibri de répondre: - Non, mais je fais ma part.

Tout est dit, n'est-ce pas!

Pour en revenir au blog, c'est une bonne pratique qui aide à élaborer ses idées. Je m'en sers comme pense-bête, comme mémoire. J'ajoute des liens hypertextes plus pour moi que pour mes lecteurs. Tant mieux si ces enrichissements leur sont utiles. J'apprécie les commentaires, particulièrement ceux qui sont signés. Bref le blog est à ma tête ce que la piscine est à mon corps: un besoin.

Cette semaine, Robin Majeur, un jeune blogueur dit aussi son bonheur de jouer avec les mots, de les assembler, de les redécouvrir. J'ai conseillé aussi à un ami kosovar qui veut se perfectionner en français d'éditer un blog bilingue. Il y a mille façons d'éditer un blog.

Ce qui m'étonne toujours, c'est qu'il y ait au fond si peu de blogueurs, même si la blogosphère mondiale en compte quelque dizaines voire centaines de millions. En fait moins de 10% sont actifs et 1% de vrais blogs réguliers.

Pourquoi si peu de professeurs, de journalistes, de politiques, d'amoureux des lettres et de la communication, de passionnés en tous genres et d'apprentis dans la blogosphères? Certes il y a Facebook et Twitter et tous les réseaux sociaux et ce n'est pas mal. Il y a le terrain aussi et c'est beaucoup mieux. Mais les réseaux souvent pépillent beaucoup et le terrain manque parfois de recul. A tout bientôt!

Commentaires

  • C'est avec grand intérêt que j'ai lu votre billet. J'aime bien cette belle comparaison que vous faites avec le colibri. Il est vrai que tenir un blog est un boulot à plein temps et que certains, peut être n'en ont pas confiance. Merci d'avoir partagé cela avec nous, vos lecteurs.
    Courage et bonne continuation !

    Delphine

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