• Nos sept sages ne sont pas des nains de jardin

    condiments élections fédérales.jpg«Pas d'accord avec vous... En Suisse, le gouvernement gère, mais ne gouverne pas. C'est bien là le problème. A l'heure ou l'on devrait avoir des visions stratégiques engageant résolument le pays dans le XXIe siècle, on a 7 nains de jardin qui discutent du prix du lait ou du remboursement des lunettes...» C'est Déblogueur qui manifeste son point de vue sous mon dernier billet. Merci à lui et aux autres commentateurs.

    Deux ou trois remarques: - Pourquoi cher Déblogueur restez-vous masqué? De quoi avez-vous donc peur? - Non, le Conseil fédéral ne discute plus du prix du lait. - Quant à la vision stratégique, n'oubliez pas le peuple dans votre équation politique!

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  • Formule magique? La belle affaire!

    The économist.jpgDans son éditions du 29 octobre, The Economist, édition europe, qu'on peut lire et entendre sur iPad, consacre quelques lignes aux élections fédérales. On y apprend que le parti nationaliste a enregistré un recul mais reste largement le parti le plus puissant de Suisse et que le prochain cabinet ne sera formé selon des règles complexes que le 14 décembre. Bref pour l'hebdomadaire britannique, la Suisse n'a plus qu'un gouvernement qui gère les affaires courantes. La notion de formule magique reste évidemment hors des concepts nombreux maniés à longueur d'articles par le prestigieux journal sans signatures.

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  • Les indignes qui n'ont pas le droit de s'indigner

    Roms évacué passerelle Jonctio.jpgHier à la radio, petit reportage sur nos indignés des Bastions. Face aux indignés du Mur des Réformateurs, une jeune campeuses nous explique son quotidien: la cuisine, la bibliothèque dans une caisse à pommes, les AG, le tipi où l'on se réfugie quand il fait froid. Rupestre et honorable à souhait mais sans perpectives, souligne le géniteur de ce mouvement.

    Stéphane Hessel en profite pour faire la promo de son dernier livret: "Engagez-vous!", la suite de son petit brûlot "Indignez-vous!".

    - Engagez-vous où? demande le reporter?

    - Dans les partis politiques, dans les institutions démocratiques, souligne le vieux résistant, qui était encore hier soir sur Arte parmi les témoins européens, déportés pour opposition au nazisme.

    "Les Roms, que la police déloge sous les feux des médias, n'ont pas le droit de s'indigner", me lance Marie-Cécile. D'un trait, nous voilà renvoyés à la réalité, les indignés des Bastions et toute la société genevoise.

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  • Bannir les petites listes, un délit démocratique?

    Les Genevois avaient le choix dimanche. Vingt-deux listes politiques pour le Conseil national, un véritable supermarché. En plus c'était gratuit. Il suffisait de cinq minutes pour détacher le bulletin gris de son choix pour le Conseil national et un bulletin jaune pour le Conseil des Etats, de panacher ou de biffer pour les amoureux de tels ou tels candidats et de glisser le tout dans l'enveloppe qu'il restait encore à poster. Bref un minimum d'effort pour remplir son devoir civique.

    Résultat, 135'000 Genevois, 56,3% du corps électoral, on boudé le scurtin fédéral! Notez que les Tunisiens qu'on dit enthousiastes à l'idée de s'autogouverner n'ont été guère plus civique.

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  • ça sent le "Parfum d'Adam"

    nicolet vs Souaille.jpgIntéressante passe d'armes sur les blogs de la Tribune. Sous le titre "les propos rouges masqués d'un cardon fâché", le radical canal historique Philippe Souaille (à droite sur notre vignette) déconstruit le discours du Vert un peu décroissant mais très cardon argenté épineux Julien Nicolet, dont le billet s'intitule: "l'écologie, ce n'est pas le capitalisme plus les panneaux solaires".

    En bref Souaille conteste que la croissance fasse des riches des pollueurs d'air - il s'agit de leur production de carbone - car, argumente-t-il, une partie de leurs revenus n'est pas consommée mais épargnée et ce qu'ils consomment l'est de manière écologique vu qu'ils ont les moyens. Tandis que les pauvres consomment tout leur maigre revenu aux prix des produits les plus bas et importés et donc polluent absolument. [je résume un peu brutalement]

    Conclusion, il faut enrichir les pauvres, bref assurer une croissance pour tous, pour diminuer la pollution.

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  • Sujet tabou

    fédérales 2011 site officiel.jpgJ'ai glissé mes bulletins de vote dans l'enveloppe officiel - au passage combien d'électeurs n'ont-ils pas voté de peur de glisser deux bulletins dans la même enveloppe?

    J'ai voté sans tester mon profil citoyen sur Smartvote, sans lire la brochure de la chancellerie fédérale, sans non plus consulter le site internet dédié par la Confédération aux élections fédérales de ce dimanche 23 octobre 2011. J'ai lu quelques articles de presse, écouté et regardé quelques bribes de débats dans les radios et les télévisions. Suis-je un bon citoyen?

    Après coup, j'ai tout de même répondu aux 75 questions de Smartvote et n'ai trouvé aucun parti à ma taille.

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  • Les Genevois ne veulent plus des inégalités communales

    sondage impot commune.jpgEtonnant coup de sonde qu'a réalisé hier la Tribune sur le thème: faut-il imposer les habitants des communes à leur lieu de travail (situation actuelle) ou à leur lieu de domicile (ce qui est la règle commune ailleurs)? Oh, j'entends déjà les puristes nous dire qu'il ne s'agit pas d'un sondage représentatif. Certes, mais son résultat a été acquis au bout d'une centaine de clics et les quelque neuf cent participants - ce qui dépasse la participation moyenne - témoigne de l'intérêt des internautes pour le sujet.

    Le résultat devrait donner du grain à moudre aux constituants. [cliquez sur l'image pour l'agrandir]

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  • La fiscalité au lieu de domicile n'est pas une bonne idée

    communes écharpes sans visage.jpgLes constituants, qui ont été incapables d'engager une réelle réforme de la gouvernance des 45 communes genevoises et n'ont rien pu faire à propos de la gouvernance régionale, veulent nous faire croire qu'ils feront oeuvre utile en modifiant le régime fiscal communal, hérité de Napoléon et de la domination sans partage de la Ville de Genève jusqu'au milieu du siècle dernier.

    Modifier le régime fiscal des communes en le calquant sur le modèle suisse et le tempérer par une péréquation à la mode bernoise ne réglera aucun problème. Pire la réforme risque d'inciter Paris à demander la modification du régime fiscal des frontaliers, qui paient des impôts cantonal et communal à Genève, un régime fondé, comme le régime fiscal des communes actuel, sur le primat de la commune de travail.

    Genève pourrait perdre dans l'aventure entre deux et quatre cents millions et surtout perdre en souveraineté fiscale régionale à l'heure où il devient urgent de créer un fonds régional d'équipement comme l'avait proposé Pierre Milleret du temps où l'Agedri s'occupait de la région.

    Il existe pourtant une autre solution, dont j'ai déjà parlé dans ce blog (ici, et ) et que Genève avait mis partiellement en oeuvre jusuq'à ce que Robert Ducret fusionne les barèmes à la fin des années 80. Quant à la gouvernance des communes, j'en voyais la réforme ici.

     

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