Résurrection et singularité

oeuf de pâques.jpgPour un vieux catho comme moi encore un peu pratiquant - j'assume ma singularité - le temps de Pâques est un émerveillement. Comme beaucoup, je me retrouve confronté à ces questions éternelles, lancinantes: la vérité, l'amitié vécue, niée, l'opposition d'un seul contre tous, la souffrance, la torture, la mort, la nature de la chair, la vie, le témoignage véridique.

Bien sûr, on peut dire que tout cela n'est que jus de crâne, aller chercher le soleil au sud et se rendre compte en rentrant qu'on aurait mieux fait de rester à Genève...

Je n'ai pas la prétention de philosopher davantage. C'était juste une réflexion en passant. Et je retiens pour l'heure, car mon blog est aussi pour moi un façon de conserver quelques liens...

"L'information, un personnage de livre comme les autres?" C'est le titre d'un bouqin touffu et ambitieux de James Gleick, chroniqué par Tim Vu et traduit pour Slate par Chloé Leleu. Des gens que je ne connaissais pas jusqu'à ce que le hasard d'un butinage iPadien me les fasse rencontrer.

Encore une singularité.

A ce propos, autre rencontre hasardeuse, car épisodique - on ne peut pas être sur tous les terrains - celle des sélections de Google Reader de François Brutsch, un Genevois qui vit entre ici et Londres. Toujours à l'affût d'information à rebord du courant principal. Je retiens "la théorie singulariste de l'hypercroissance", un billet publié par Aymeric Pontier . ça a été publié dans son blog, où il accueille divers auteurs, intitulé Singularité et infosphère, dont le sous-titre est "La Liberté se mérite, il faut se battre pour l'Obtenir, il faut se battre pour la Garder".

Troisième singularité découverte au détour du site du Salon du livre. Un billet d'un autre inconnu - il y a dans le monde quelque 7 milliards d'inconnus et quelques centaines d'autres - Lorenzo Soccavo que les professionnels du livre connaissent peut-être. Il se plaint comme beaucoup de l'infobésité et trie pour ses lecteurs un peu intéressés par la vie de la presse à bouquins huit blogs "pour comprendre les mutations du livre et son marché".

Bon plan. Reste à trouver le temps de les consulter...

Bonne journée.

Commentaires

  • La résurrection et singularité. Merci beaucoup!
    Ce vieillard en Afrique disait: tu ne t'endormirais pas si tu n'étais sûr de te réveiller. Idem, pensions-nous pour ce qui est de la mort de Jésus, fils de Joseph. Idem pour la mort des freedom fighters et de tous les humains. La résurrection nous paraissait aussi naturelle que l'aurore ou le grain qui germe ou l'enfant qui naît, où la lutte qui "ressuscite la Justice" dans le monde. On ne lutterait pas si on n'était sûr de faire aboutir la justice! Pourquoi ces interminables credo liturgiques? Vides d'action dirait-on!

    Je suis à la recherche d'un petit livre de poche en anglais, cadeau des Américains qui nous envoyaient des containers pleins de livres de poches, trop nombreux et parfois délabrés pour que la censure sud africaine les scrute et on se les passait, ces précieux livres (dont Malcom X, Frans Fanon)et on les dévorait et on les discutait! Il y avait de best seller sur la résurrection que j'aimerais tant retrouver et relire: c'était un peu genre science fiction. Voici: donc, l'agitateur Jésus de Nazareth avait été arrêté, torturé, jugé, assassiné. Cela c'était l'ordinaire de la lutte. Mais il y avait eu la rumeur tenace que ce n'était pas tout, qu'Il avait promis qu'il ressusciterait (un peu comme Oscar Romero). Alors, tous les média (américains bien sûr!) étaient en alerte et suivaient la saga minute après minute pour ne pas manquer le spectacle. La TV (toutes les chaines américaines en compétition voulaient saisir en direct s'il vous plaît, le scoop du siècle, du meilleur angle possible! Il ont attendu attendu près des endroits où la victime avait été enterrée.... Il y avait foule curieuse... Attente énervante! Et rien! Mais rien pour l'objectif de la Télé, sinon après deux nuits au moins, le lever du soleil à l'Orient comme d'habitude et, comme d'habitude, les femmes qui avaient connu l'amour, n'était plus tristes!
    Je donnerais beaucoup pour retrouver ce petit livre délabré dont j'ai oublié le nom de l'auteur et le titre exacte. Mais il existe, nous l'avons lu.

  • Rentable les bakchichs d'âni le banquier des frèros ?

    Ecrit par : Corto | mardi, 26 avril 2011

    A tous les blogueurs, si vous voulez bénéficier de certains avantages, avec quelques milliers de francs, vous trouverez un arrangement avec J-F. Mabut !

    Ecrit par : Corto | 26 avril 2011

    « Laissez Israël prendre le contrôle de la Syrie »

    « Laissez Israël prendre le contrôle de la Syrie »
    Le gouvernement syrien continue de s’attaquer aux manifestants pro réforme, avec un nombre de morts atteignant lundi 25 personnes durant une manifestation à Daraa, selon des sources syriennes.

    Des milliers de soldats appuyés par des chars ont envahis lundi la ville où le soulèvement de cinq semaines avait commencé, ouvrant le feu sans discernement sur les civils avant l’aube, et tuant au moins 11 personnes, selon des témoins.

    L’offensive a été planifiée en détail, l’électricité, l’eau et les services de téléphonie mobile étant coupés pour permettre aux forces de sécurité de progresser plus facilement dans la ville en désorganisant les manifestants.

    Selon des témoins, des autobus remplis de soldats ont pris place avant l’aube et des tireurs d’élite ont pris position sur les toits des maisons et des immeubles, tandis que d’autres agents de sécurité fouillaient les maisons des manifestants présumés.

    « Nous avons besoin de l’intervention internationale. Nous avons besoin de pays pour nous aider, » a déclaré un témoin dans Daraa à l’Associated Press au téléphone, ajoutant qu’il a vu cinq cadavres après que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur une voiture.

    « Laissez Obama venir prendre le contrôle de la Syrie. Laissez Israël venir prendre le contrôle de la Syrie. Que les juifs viennent… tout sera mieux que Bachar el-Assad, » a-t-il dit, jouant sur la haine de la Syrie envers Israël pour mette en évidence à quel point les résidents de la ville méprisent le dictateur syrien.

    Pendant ce temps, la Maison Blanche intensifie sa condamnation du régime du président Bachar el-Assad, mais ne demande toujours pas le départ du dictateur que certains chefs de file du parti démocrate américain considèrent comme un « réformateur potentiel et un possible négociateur de paix ».

    Le département d’état américain a déclaré lundi aux citoyens américains de quitter la Syrie dès que possible et a ordonné à une partie du personnel de l'ambassade américaine à Damas de quitter le pays.

    Ecrit par : Corto | 26 avril 2011

    C'est "marrant" comme l'onu met du temps pour condamner la syrie !

    Quand c'est Israël pour 9 terroristes sur un bateau qui viole les eaux territoriales et que sont "équipage" frappe à coup de barres de fer les soldats venant vérifier les papiers et qu'il y a 9 morts parmi les membres armés de couteaux et de barres de fer, l'onu met 2 jours pour condamner, maintenant qu'il y a des milliers de victimes en Syrie, pas un mot !

    Les assad n'auraient pas fait assez de victime en 50 ans, presque 500'000 cadavres fondus à l'acide !

    Ecrit par : Corto | 26 avril 2011

  • On se souvient des frasques du colonel Kadhafi, reçu en grandes pompes à l’Elysée, après avoir imposé l’installation de sa tente de bédouin dans le parc du palais de Marigny. La ministre Rama Yade avait été choquée et avait cru devoir préciser que la France n’était pas un « paillasson sur lequel on pouvait s’essuyer ». Elle avait montré alors beaucoup de dignité au moment où Nicolas Sarkozy était pourtant au firmament des sondages.

    Il s’agissait bien d’un courage politique que l’inconscience ou, plutôt, la jeunesse pouvait permettre. C’était en d’autres temps, du temps où la France espérait placer 10 milliards de matériel alors qu’au final, elle n’a signé que 200 millions d’euros de contrats restés impayés et à la charge des contribuables français !

    Mais le temps passe et en d’autres cieux, le président libyen du CNT (Conseil National de Transition), Moustapha Abdeljalil, vient d’être reçu par le chef de l'Etat français et il a demandé à la France d'intensifier ses frappes contre les forces du colonel Kadhafi et d'accroitre son aide humanitaire. Cette personnalité libyenne, qui s’affiche au devant de l’actualité et sur les marches de l’Elysée, a eu pourtant un parcours ne manquant pas d’originalité.

    Mais la diplomatie française ne s’embarrasse ni de morale et ni de souvenirs. Nicolas Sarkozy, qui fait face à sa propre expérience militaire avec un risque de désastre, a mis les pieds dans le bourbier libyen qui pourrait devenir, pour lui, un petit Afghanistan.

    Il est donc prêt à toutes les compromissions, même celle d’oublier l’affaire des infirmières bulgares dénouée par sa précédente femme, Cécilia. Cette longue procédure diplomatique et judiciaire a eu lieu en Libye entre 1999 et 2007 et dans laquelle les inculpés, cinq infirmières bulgares et un médecin anesthésiste d’origine palestinienne naturalisé bulgare furent accusés sans preuves de plusieurs crimes.

    Les six inculpés ont été condamnés à mort après un procès douteux et un chantage odieux. Cette histoire doit être rappelée car le président du CNT libyen, Moustapha Abdeljalil, celui-là même qui veut remplacer aujourd’hui le colonel Kadhafi à la tête de la Libye, fut à son heure de gloire le Président de la Cour d'Appel.

    En cette qualité, il confirma notamment la condamnation à mort des cinq infirmières et du médecin bulgares, malgré le retentissement international de l’affaire. Il fut d’ailleurs récompensé en devenant, de 2007 à 2011, secrétaire du Comité général du peuple, autre intitulé de Ministre de la Justice. C’était en d’autres temps et en d’autres cieux.

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