Smartvote n'aime pas Genève et réciproquement

ricou smartvote.jpgLionel Ricou poste son profil Smartvote dans son blog. C'est, à ma connaissance, le premier à le faire. En d'autres temps, Charly Schwarz, geek patenté et naguère blogueur prolixe sur plusieurs blogs dont celui de l'Esprit de Genève (marque déposée), ou Votewatch, nous aurait entretenu de ce nouveau moyen de communication [On espère qu'il ne lui est rien arrivé de grave].

C'est vrai qu'on n'entend plus guère parler de smartvote au bout du lac de Genève. C'est dommage, car c'est une des rares innovations politiques interactives que permet réellement l'internet pour  tracer le portrait de son candidat chéri. Bien plus utile que le vote par internet, qui a coûté des millions à la République et n'est toujours pas opérationnel dix après le lancement des premières études... C'est en effet en mars 2001 que le Conseil d'Etat a donné son feu vert pour tester la chose.

 

"Smartvote trouve pour vous les candidats et les partis qui vous correspondent le mieux" annonce le site en ligne lancé il y une dizaine d'années par des politologues suisses, dont aucun n'est attaché à l'université de Genève, mais qui bénéficie de l'appui scientifique de l'IDEHAP de Lausanne. Encore faut-il pour que l'électeur y trouve son compte que tous les candidats aient rempli leur profil. On est loin du compte en Ville de Genève. Seuls 121 des 265 candidats qui briguent les 80 sièges du Municipal ont sacrifié à l'exercice et payé leur écot.

Smartvote ne bénéficie plus des subventions suffisantes pour tourner gratuitement. Ainsi va la démocratie suisse qui contraint les candidats ou leur parti à payer pour que le citoyen puisse faire son choix.

smartvote ge.jpgLà où l'on retrouve Charly Schwarz, c'est que les Verts libéraux, dont il est le secrétaire général, ont répondu à 100%. Suivent le MCG, Les Verts et Les Socialistes. Ferment la marche l'UDC et Ensemble à gauche. [cliquez sur la vignette pour l'afficher en grand]

Smartvote n'est donc pas très utile en l'état pour les citoyens qui voudraient comparer leurs préférences politiques sur la base de 35 ou de 55 questions avec celles du candidatoscope genevois.

Un autre graphique permet de positionner les candidats inscrits sur un double axe gauche-droite et conservateur libéral. On peut rechercher nominativement où se situe son ou ses candidats préférés. Et l'on n'oublie pas que l'élection du Conseil municipal suit la règle proportionnelle. Il faut d'abord choisir une liste de parti ou  noter à la main les noms de 80 candidats sur le bulletin officiel pour ne pas gaspiller ses surfrages de listes.

smartvote les candidats.jpg


 

 

 

Commentaires

  • Monsieur Schwartz a émigré sur Facebook comme beaucoup d'anciens blogueurs !
    Posez-vous la question de savoir pourquoi et à cause de qui !

  • Très intéressant ce profilage politique des candidats. Effectivement, il n’y a que Paul Ricou qui pour l’instant ose répondre à ce sondage. Peut-être que d’autres candidats oseront s’y coller.
    Allons allons, Son Excellence Michel Chevrolet, ministre plénipotentiaire itinérant PDC, oserez-vous ?

    Par ailleurs, il est possible que vous et moi pouvons s’y coller également et avoir en cadeau, cette araignée Smartvote à huit pattes, il suffit de répondre au questionnaire en cliquant sur :
    http://www.smartvote.ch/index.php

    Résultat des courses pour ce qui me concerne, mon araignée à moi me dit que :
    je suis pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour… et réciproquement.

    À vous de jouer !

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