L’ex-réd en chef du Courrier va lancer un nouveau journal suisse

Lo Verso au Tiffany.jpgCourageux, mon confrère Fabio Lo Verso!. Témnéraire, diront les Cassandre. A peine débarqué du Courrier par la cellule éditoriale, laquelle, après appel d'offres et auditions des candidats potentiels, a décidé de confier la direction du journal à une troïka masculine..., à peine donc remercié, voilà le Sicilien qui relève un redoutable défi: éditer un bimensuel, format Tribune, imprimé sur papier journal amélioré et prendre pour modèle Le Monde diplomatique ou Die Zeit. Excusez du peu!

J''ai rencontré le nouveau réd en chef hier matin au Tiffany. J'en fais mon "info de 11 heures" ce matin dans la Tribune. Pour que l'aventure voit le jour il espère rassembler les dons de cinq mille abonnés. Pour soutenir cette aventure éditoriale, il suffit de cliquer sur www.lacite.info.

Hier, j'ai publié l'info de 11h un peu à l'arraché à 12h30. Doit encore faire des efforts pour être à l'heure... Sans doute. Ce matin Fabio Lo Verso est l'invité d'Alain Maillard sur Médialogues, avec Thierry Meyer, rédacteur en chef de "24 Heures" dont la formule (et donc celle de la Tribune) fait peau neuve dès demain, d'où la publication avancée.

Hier, c'est à l'issue d'une conversation d'une bonne demi-heure avec Manuel Tornare, que j'ai publié l'article intitulé "Genève cherche un ministre de la jeunesse et des distractions nocturnes".  Difficile de restituer cet entretien, au cours duquel le magistrat socialiste n'a cessé de me démontrer qu'il n'était en rien responsable de la fermeture du MOA et de quelques autres lieux cultes des nuits genevoises.

Mais que fait donc la police, c'est à dire la puissance publique pour nous offrir des espaces de défoulement branchés et pas trop chers, clament quelques centaines de clubbers jetsés à la rue? Ce petit événement genevois pose deux questions:

  1. Qui est responsable de cette politique?
  2. Faut-il une politique des distractions nocturnes?

"Donnez-moi la référence de la loi qui me fait obligation de m'en occuper", me répétait hier Manuel Tornare, sous-entendu: c'est à l'Etat cantonal de prendre ses responsabilités. Le problème, c'est qu'il 'y a pas non plus de loi sur les distractions nocturnes sauf celles, qui ne sont pas spécifiques aux boîtes de nuit, qui fixent les règles de sécurité, de tranquilité publique, de trafic et de consommation de substances illicites, de protection des mineures...

Nous y voici. L'Etat n'a de politique de la jeunesse que pour les mineurs. Les majeurs sont grands et vaccinés (pas tous), ils n'ont qu'à se démer... Or c'est justement là que le bât blesse:

  • Une partie des jeunes adultes (mais aussi des adultes adultes et des vieux adultes) semblent ne pas vouloir sortir de l'adolescence.
  • Le principe de précaution cher à la gauche et le risque des recours fonctionnent à plein dans notre République. Du coup plus rien ne bouge, chacun renvoie la patate chaude à son voisin et il faut une patience de bénédictin et/ou la fortune d'un trader pour ouvrir des lieux branchés et bon marché, forcément dans un quartier industriel, ce qui prouve au passage que la mixité chère aux urbanistes en chambre est une belle théorie en ce temps où le bruit est la pollution la plus insupportée mais pas la plus combattue.

 

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