Leuenberger, pas mieux que Couchepin

leuenberger 4.pngMoritz Leuenberger quittera le Conseil fédéral à la fin de l'année. La Suisse va vivre six mois de succession. Un remake de l'été dernier où le pays avait été tenu en haleine cinq mois entre la date de l'annonce du départ de Pascal Couchepin le 12 juin et son remplacement effectif le 31 octobre par le Neuchâtelois Didier Burkhalter.

A la fin de l'année, a expliqué le ministre socialiste, le tunnel de base du Saint-Gothard sera percé - "un symbole importante pour la cohésion nationale". J'aurai aussi été à la conférence sur le climat de Cancun, où la Suisse entend jouer un rôle crucial.

En 15 ans au Conseil fédéral, un trop long bail, il se félicte d'avoir créer un Département du développement durable. A la veille de sa troisième présidence de la Confédération, il surprend en prenant congé.

L'an prochain une nouvelle route s'ouvrira sans doute, mais je ne sais pas encore laquelle", conclut le le ministre des transports, de la communication, de l'énergie, de l'aménagement du territoire et de l'environnement. Le conseiller fédéral n'accordera pas de longue interview à la presse durant les vacances. Il répond aux questions:

"Non, le conseiller fédéral n'a pas préablement pas discuté d'une double démission (Calmy-Rey ou Merz), en revanche tous ses collègues sont informés de sa décision. Non, les affaires récentes n'ont pas motivé ma décision. Cette démission est le résultat d'une réflexion longuement mûrie."

Moritz Leuenberger était le premier et le seul conseiller fédéral à commenter certains sujets politiques sur son blogwww.moritzleuenberger.net. Un intellectuel qui, sur le site de son département, propose un lien vers ses discours favoris.

Regrette-t-il quelque chose durant ces 15 ans de pouvoir? "L'heure du bilan n'a pas encore sonné".

Pourquoi annonce-t-il sa démission aujourd'hui? "Pour donner du temps au nouveau président de se préparer", répond le socialiste.

D'autres raisons seraient

  • Pour redonner aux socialistes un nouvel élan et leur offrir peut-être de conserver le département de l'énergie, des transports et de l'environnement.
  • Peut-être aussi pour faciliter la restructuration des départements. Le DETEC est un mammouth.

La démission de Moritz Leuenberger risque de poser un autre problème au socialiste, voire à l'ensemble de la classe politique. C'est en effet la Genevoise Micheline Calmy-Rey, qui devrait devenir présidente de la Confédération. L'affaire lybienne lui vaudra sans doute un mauvais score. (Lire à ce propos l'article paru dans le Temps de samedi)

merz succession.pngLes commentaires vont aller bon train sur le nom du successeur. Les pressions vont d'autre part s'empli fier sur le radical Hans-Rudolf Merz dont certain avait prédit l'annonce de la démission fin juin. Cette semaine l'Hebdo publie un long portrait de la Dame de fer saint-galloise donnée comme successeur quasi certaine de l'Appenzellois.

 

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Commentaires

  • Un titre alléchant, mais rien dessous pour le justifier? Dommage ;-)

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