• Mister Suisse discourra au Grütli. Shocking?!

    matin 30 juillet mister suisse au grutli.jpg"Je suis choquée". Ma collègue tourne les pages du Matin ce matin et tombe sur les trois news sensées alimenter les conversations du café du commerce. La première annonce "Un mec qui n'a rien à dire au Grütli, ça tombe bien".

    "C’est décidé, ce sera donc Mister Suisse 2010 qui fera le discours du 1er Août au Grütli, écrit le quotidien orange. Un jeune Lucernois de 22 ans que personne ne connaît et qui ne dira probablement rien de fondamental lors de la fête nationale, doivent déjà se dire les plus patriotes des Suisses."

    D'accord avec le cliché du beau gosse avec un petit pois dans la tête, ma collègue acquiesce.

    - Et Marianne, alors, lui rétorqué-je, la France choisit bien des reines de beautés pour statufier le symbole de la République!

    - Oui, mais, justement, elles ne parlent pas!

    Ce jeudi, la Constituante de Genève débat de la parité homme femme dans les assemblées. Ce n'est pas gagné.

  • Les chiffres du bon Dr Buchs

    Buchs bureau large.JPGJ'avais commencé à écrire un commentaire sous le dernier billet du bon docteur Buchs - un blogueur exemplaire - quand la curiosité m'a conduit à taper "coûts de la santé Genève" dans Google. Je suis tombé sur des pages bien intéressantes sur le site du Département de la Santé de l'Etat de Genève.

    Plutôt que de rédiger ce commentaire, dont je perdrais la trace à tout jamais et dont l'audience sera circonscrite à celle - non négligeable certes - de Blog Doc, je me suis résolu à publier un billet sur le sujet sur Vu du Salève et à le signaler à celui qui m'inspire cette réflexion grâce à la technique du trackback (également appelé rétrolien; pour les curieux, la technique du rétrolien est expliquée ici).

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  • Elmar et les bureaucrates

    radical moins d'Etat.jpgJ'adore quand les politiciens se plaignent de l'administration. Rares sont ceux à droite qui ne dénoncent pas l'encombrement des procédures, le poids des taxes, la multiplicité des règlements, leur application tatillonne par des administrations trop souvent cloisonnées fonctionnant chacune avec sa propre logique. Plus rares sont les critiques venant de la gauche. Sans doute parce que l'esprit critique est, à gauche, moins acéré quand il s'agit de critiquer cette institution et surtout les milliers d'agents qui le font tourner. Sans aussi par que l'Etat est le rempart indispensable à l'égoisme de l'individu, à l'esprit de profit des entreprises, à l'inégalité intrinsèque de l'économie libérale.

    Cette fin de semaine, le parti radical a déclaré la guerre aux éco-bureaucrates. Moins d'Etat est un slogan qui fait toujours vibrer.

    Plus curieuse mais plus intéressante est, ce matin, sur la RSR, la critique de l'ancien maire socialiste de Zurich Elmar Ledergerber. Un socialiste rose pâle, mais un socialiste tout de même qui met en garde contre l'administration et ses rouages nombreux.  (écouter sa chronique ici)

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  • Sandrine Salerno publie son salaire sur son blog

    SALERNO SALAIRE.jpgLa maire de Genève publie son salaire ce matin sur son blog "La maire de Genève à l'écoute".

    "Je milite, écrit Sandrine Salerno, pour l'initiative 1:12 des jeunes socialistes et affiche dans ce but mon salaire de Conseillère administrative et Maire de la Ville de Genève: un peu moins de 227′000 francs bruts, environ 17'500 francs par mois (x 13). Le salaire le plus bas prévu par l’administration municipale est de 52′050 francs bruts: ma rétribution annuelle est 4,5 fois plus élevée."

    Ce que ne dit pas la magistrate socialiste,...

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  • Bertinat président de "Perspective catholique"

    bertinat Eric.jpgLe Mittelstand, ça n'est pas la classe moyenne qui renvoie à la lutte des classes popularisée par Marx. Le Mittelstand renvoie plutôt à l'idée romaine ou moyen-âgeuse d'une société divisée en gros en trois états: les nobles, les artisans, paysans et profession libérales et la plèbe ou les ouvriers.

    Jusqu'à l'arrivée de Blocher, l'UDC, quand elle s'appelait PAB (paysans, artisans et bourgeois) et n'était qu'une dissidence du Parti radical jugé trop inféodé aux grandes entreprises et aux banques, était le parti du Mittelstand, conservateur, nationaliste, assimilateur des étrangers à petite dose. Pas trop catholique. C'est le PDC, quand il ne s'appellait PCC (parti catholique conservateur), qui regroupait les artisans, paysans et professions libérales ultramontains.

    Tout vole en éclats. Lentement. On ne quitte pas facilement son coin de terre. On ne divorce pas facilement de ses adhésions partisanes, d'autant qu'en Suisse le système électoral proportionnel est conservateur. Il favorise la multiplicité des partis et leur épargne de s'interroger sur leur adéquation avec la vie réelle des gens.

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