• Quinze jours sans Tribune et la Constituante qui sort du bois

    constitution implose 26 mai 2010.jpgQuinze jours sans Tribune et sans blogs... Pour cause de tour dans le talon de la botte. Météo perturbée comme ici, mais bains culturels et maritimes réussis. Que retenir de cette ellipse médiatique?

    L'UDC suisse vire de bord et soutiendra la levée partielle du secret bancaire pour sauver UBS et peut-être la place financière suisse. Le moteur oppositionnel à deux temps Blocher Levrat a des ratés. Ni les radicaux ni les PDC n'en profiteront cependant. Le tam tam des médias fait davantage son beurre avec les discours carrés de l'opposition qu'avec le discours consensuel des soutiens d'un Conseil fédéral surmené.

    Obama est un bouc-émissaire commode dans l'affaire de la plate-forme pétrolière: la chute du président dans les faveurs du publics et des médias est d'autant plus rude que l'espoir mis en lui était déraisonnablement grand. Il en va de même, à notre modeste proportion, de notre Conseil fédéral dont on voudrait qu'il rétablisse la Suisse dans son nirvana d'antan - paradis des riches étrangers et des droits populaires.

    Encore plus modestement, notre Constituante, dont on attendait monts et merveilles en matière de gouvernance de notre micro territoire, mais qui n'est au fond que le reflet d'une société genevoise tout à ses égoismes catégoriels, a fait la une des journaux (lire ici et ). Après 18 mois de quasi mutisme pour cause de travaux en commission à huis clos, c'était bien le moment. Mais quelle mouche a donc piqué la droite pour supprimer le droit au logement?

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  • 200 rues piétonnes et un TGVS, est-ce possible?

    gygi.jpg200 rues piétonnes ça ne coûte pas grand chose, c'est proche du citoyen - pour ne pas dire un brin populiste - ça énerve les automobilistes qui sont de parfaits boucs-émissaires du réchauffement climatique et ça alimente l'escarcelle électorale des Verts, des Verts rouges, rose bleus jaunes, radicaux, arc-ciel, la paix soit avec eux. C'est acquis en Ville de Genève et c'est plutôt bien.

    Un TGVS, un train suisse à 250 km/h entre Genève et Bâle et Zurich, c'est un projet d'avenir, c'est un projet coûteux, c'est un projet pharaonique, autrement plus prometteur que la trosième voie. Le projet d'une deuxième ligne ferroviaire sur le plateau suisse est remonté à la surface ces jours, grâce à la Citrap et surtout au président des CFF Gygi, alors que se termine la procédure de consultation de Rail 2030.

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  • Migros 2: après la dette le bouchon!

    m-way.jpgMigros se rachète... Enfin... Après la dette, le premier épicier de Suisse va vendre du bouchon. Non, il ne s'agit pas d'intégrer à l'intérieur des caisses les débits de boissons alcoolisées que le géant orange concède à la porte de ses "triple M" pour échapper un diktat de son géniteur Duttweiler. Le goût de bouchon est celui que pourrait générer la Think City.

    La Think City, c'est une voiture estampillée verte, zéro CO2, une mini-voiture que Migros est allée chercher en Norvège. Une voiture électrique qui sera lancée en location à raison de 40 francs par jour cet automne à Zurich. Et seulement à Zurich dans un premier temps. "M-Way, un concept révolutionnaire" titre cette semaine en première page l'hebdomadaire M.

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  • Migros nous prépare-t-elle une crise grecque?

    Migros cumulus.jpgJ'ai reçu hier mon décompte Cumulus. Dans l'enveloppe, il y  avait deux petites ristournes et plein de promotions colorées, m'incitant à profiter des actions du plus gros détaillants de Suisse. Il y avait aussi cette promotion (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Une carte de crédit gratuite. En sus 3000 points cumulus. Décidément notre coopérative est généreuse.

    Mais je me demande: avec sa carte de crédit à 0 franc et à bonus, Migros ne nous prépare-t-elle pas une bonne crise  à la Grec?

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  • Du courage en politique... à propos de VeyriEtrembières

    unger sourit regard sortant2.jpgA propos du vote sur la livraison de 4450 noms de clients UBS à l'Amérique de "saint" Obama, Pierre-François Unger a cette jolie formule dans mon journal préféré ce matin: "On va tous sortir notre mouchoir parfumé, nous le coller sous le nez et traverser courageusement le tas de fumier. L'herbe ne pourra être que plus verte ensuite." *

    Pas sûr cependant que les Suisses soient appelés à entériner le prochain vote des Chambres. A Genève, le Grand Conseil avait privé le peuple de se prononcer sur le sauvetage de la BCG concocté alors par le duo Grobet Calmy-Rey. Une facture de 2,5 milliards pour le canton. Pour l'instant l'histoire UBS a rapporté de l'argent à Berne (et coûtera sans doute quelques milliards à la BNS).

    Pour un ministre des finances, traiter quelques anciens dirigeants de la première banque du pays de l'élément constitutif du fumier, relève soit du populisme, soit de l'inconscience. A moins que ce propos ne résulte tout simplement du bon sens de quelqu'un qui exerce sa dernière législature et ne se représentera plus devant les électeurs. Encore que, par les temps qui courent, ce soit plutôt bien porté - électoralement parlant, à gauche comme à l'extrême-droite - de cracher sur les banquiers distributeurs de bonus.

    Comme le dit le grand Starobinski, excellemment interviewé par Etienne Dumont dans le même journal: "Nous subissons une séduction de l'émotion présente qui entraîne une régression de la capacité de mémoire". Et plus loin: "A la mobilité dans le temps (qui valorise la mémoire et la comparaison avec le passé) a succédé l'ivresse de la mobilité dans l'espace."

    Hier soir à Veyrier, devant une modeste chambrée, on a pu constater le même effet. Les politiciens sans avenir ont tenu un langage critique, ceux dont le sort dépend de l'humeur du peuple, ont tourné sept fois leur langue dans leur bouche. Ainsi va la démocratie. Le courage n'est pas la vertu que les urnes récompensent le plus.

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  • Griot vidéo: le micro c'est le sceptre de Mobutu

    video 9 micro cardioide.jpgLe son est plus important que l'image. On décroche plus vite d'une vidéo si le son est inaudible que si l'image est quelconque. Ce qui tombe sous le sens lors d'une interview. Le micro est donc une des clé du succès. [Ce billet résume le cours que je suis à Lausanne sur l'art minimal d'être un jrim potable]

    Le micro cardioïde s'impose donc (voir aussi ici). Il est directionnelle et capte de manière privilégiée le son venant d'une direction. Avec un microcaméra amateur, dont l'entrée audio ne produit pas de courant, il faut acheter un micro avec une pile qui va alimenter le micro si on veut une bonne qualité. Le micro, c'est entre 80 et 100 euros pour commencer sérieusement.

    La première journée est .

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  • Serai-je un jrim, un griot vidéo?

    Fouchet formation vidéo.jpgUn griot vidéo? La jolie formule est de Jean-Charles Fouchet (savoirnumerique.com). C'est un formateur vidéo, notamment au CRFJ, qui a été mandaté pour éviter que les journalistes de Suisse romande ne coulent idiots avec leur canard en papier, lesquels prennent l'eau (les méchantes langues disent n'aiment pas se mouiller).

    Un canard qui prend l'eau, c'est rigolo, mais un journal c'est triste. But du jour déplier le couteau suisse, le kit de survie et savoir ce qu'est cadrer (capter le chaos), monter (savoir donner du sens) et webcaster (utiliser la bonne technique pour le bon tuyau).

    Bref une bonne méthode pour rester pertinent aussi dans notre métier basique. A ce sujet mon journal poréféré a pris une petite claque la semaine dernière dans l'art de retenir l'attention du public. [Voir ci-dessous, cliquez sur les images pour les agrandir.]

    * Jrim: journaliste reporter d'images - monteur (ici un exemple du CRFJ).

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  • Veyrier Etrembières: Pour un flirt avec toi...

    DSC04632.JPGVeyrier-Etrembières sans frontières! Pour un flirt avec toi...

    Non, ce n'est pas une nouvelle Association qui ferait la promotion des communes en mal de fusion. Ce n'est pas non plus l'embryon de l'amicale des communes transfrontalières franco-genevoises. Ce n'est pas davantage une rébellion contre les décisions du Congrès de Vienne de 1815, au terme duquel Veyrier fut amputée d'une partie de son territoire.

    Les carrières n'écorchaient pas encore la fière façade de la montagne des Genevois et le premier funiculaire électrique d'Europe n'escaladait pas encore ses flancs escarpés jusqu'au Treize-Arbres. La station supérieure du téléphérique, joyau (témoin) de l'architecte genevois Braillard ne se dressait pas non plus au-dessus du vide.

    L'Arve impétueuse formait une frontière naturelle autrement plus dangereuse et infranchissable au temps des crues que le cordon douanier que l'histoire et les Etats ont dressé au fil des siècles au travers de la cuvette genevoise, créant à jamais cette mentalité d'assiégés, si typique des vieux Genevois de la ville, qui ignorent, voire méprisent leur arrière pays et ses habitants. (Le MCG n'étant qu'un avatar populiste de cet esprit de Genève qui se croit supérieur du haut de la colline de Saint-Pierre et balaie Jura et Salève pour regarder le monde les yeux dans les yeux.)

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