Entre Gaillot et Broulis, mon coeur balance

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L'association l'Esprit de Genève (qui est une marque déposée) publie l'Agenda de Genève*. Un agenda qui a un petit avantage par rapport au Guide loisirs du site de la Tribune de Genève, c'est qu'il permet d'accéder facilement via un calendrier à toutes les manifestations agendées un jour particulier. Enfin toutes, c'est une façon de dire,

Car aucun agenda actuellement disponible dans la région n'est exhaustif. Ainsi aucune des deux manifestations dont il est question ci-dessous n'est mentionnée. Une carence tout de même un peu curieuse. Qui empêche sans doute les organisateurs de planifier leurs rendez-vous et d'éviter que certains jours cumulent mille douze événements, jettant le chaland citoyen dans l'embarras. Telle est ma situation ce mercredi soir.

J'avais noté depuis quelque temps déjà la conférence que donne Mgr Gaillot, évêque in partibus de Partenia, ce soir à 20h en l'église de Troinex. C'est la seconde conférence organisée par le groupe oecuménique Genève Sud dans le cadre du Carême 2010. Qu'a donc l'évêque déchu par Jean paul II à dire à nous dire à nous membre de cette société sécularisée, qui a même oublié l'idéologie républicaine pour sombrer dans un consumérisme tapageur et destructeur?

La deuxième manifestation qui s'impose, c'est évidemment le débat "Faut-il un président permanent pour Genève?" qu'organise la Tribune ce soir à 19h à Uni-Mail, où sept hommes - pas une femme - discuteront de l'opportunité ou non de doter le Conseil d'Etat d'un président pour la durée de la législature.

Sur ce point ma religion est faite. Genève doit tout comme Bâle et les métropoles européennes avoir une figure qui incarne la cité et sa région aux yeux des citoyens, des habitants et du monde qui l'entoure. Le tournus annuel a vécu. En revanche, il faut conserver le génie du collège gouvernemental qui permet d'associer les grands courants de pensée à la gestion du bien commun.

Bâle tient je crois une solution séduisante pour Genève. A condition de ne pas faire le chemin à moitié.

Faire le chemin à moitié consisterait à conserver séparée la gestion de la commune de Genève et celle du canton de Genève. Imagine-t-on un président du Conseil d'Etat et un maire de la Ville qui ne serait pas la même personne pour la durée de la législature. Le drame annoncé, les chamailleries, les blocages seraient d'autant plus graves que les Constituants se sont mis en tête de prolonger la législature de quatre à cinq ans!

* A noter que l'Agenda de Genève a perdu en exhaustivité car il n'est plus alimenté que par les associations alors que jusqu'à il y a un an environ, un bénévole s'appliquait à alimenter la base de données. N'y aurait-il pas un intérêt commun à ce que l'Office du tourisme, la Ville de Genève, les communes et/ou leur association, les médias genevois et l'Esprit de Genève se mettent ensemble pour créer un agenda exhaustif genevois?

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Commentaires

  • Comment le titre d'un bouquin de 1929, dont l'auteur est mort en 1951 peut-il être accaparé par un individu ou une association quelconque?

  • aahhhh mon pauvra Mabut vous en avez des soucis hein ?? C'est vrai que c'est difficile de choisir entre les propos balbutiants d'un ancien cureton et une discussion sur le sexe des anges. Votre coeur balance c'est normal. Je vous suggère une chose, accordez-vous une soirée libre avec votre épouse. Apero en amoureux sur fond d'homélie de JPII en polonais, plateau télé en regardant la rétro des JMJ en version remastérisée avec descente de la Vierge dans son cône de lumière. Pour hâter le sommeil, vous pouvez aussi lire une lettre ouverte de Barthassat. Puis au lit mais sans galipette c'est carême quand même faut pas déconner. Gaillot comprendra, s'il vient à Genève c'est pour se taper des groupies pas pour discuter théologie.

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