Une bombe B à Satigny?

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"Révolution! A Satigny on boude l'énergie fossile." Le sujet fait la une du supplément immobilier de la Tribune de Genève de cette semaine.

Les frères Bonnet [cliquer sur l'image pour l'agrandir], vieille famille genevoise, possèdent comme d'autres quelques arpents de terre en zone constructible (Ne vous est-il jamais venu à l'idée de calculer la fortune des vieilles familles genevoises en additionnant les mètres carrés au prix du marché?) Mais ce n'est pas là que réside la bombe dont parle l'article. Tout au contraire.

Les frères Bonnet achèvent cette année la construction de deux bâtiments zéro CO2 à Satigny. "Sans recourir aux énergies fossiles", ajoute le journal un peu témérairement. Car il faudra bien injecter quelques électrons dans la pompe à chaleur qui va dès l'hiver prochain sucer toute l'énergie que le soleil aura gratuitement luit sur la toiture et que des citernes auront conservées à l'ombre. Or, qui dit électrons dit forcément énergie nucléaire, n'en déplaise aux SIG qui nous servent des énergies propres, trop contents que les Français carburent à l'uranium.

Les frères Bonnet ont dû batailler ferme, durant près de six ans, pour forcer la décision de l'administration genevoise, photons-insensible (?) ou appliquant des lois tatillonnes. On se demande qui est obtus: l'administration ou la loi et donc les députés qui la votent? Ou peut-être les experts qui conseillent tout ce petit monde forgé au feu du politiquement correct et du principe de précaution. Mais quand le principe de précaution en vient à empêcher l'énergie solaire de faire son oeuvre, on se demande sous quels cieux l'on vit.

Qu'importe. Bravo! C'est le seul mot qu'il faut adresser aux courageux constructeurs. Ce serait donc désormais possible à Genève de se loger sans dépenser une goutte de mazout. Mais ce n'est toujours pas là que réside la bombe B (B comme Bonnet).

Non, la bombe B réside dans ce constat: "L'opération n'aurait pas été rentable s'il avait fallu acheter le terrain", reconnaissent les frères Bonnet. Eux se sont contentés d'un faible rendement, souligne le journaliste qui demande: "Ce type de projet a-t-il de l'avenir?"

"Il faudra quelques projets de ce type pour faire avancer les mentalités, prévoit Nicolas Bonnet. Mais son nous atteignons nos objectifs, c'est une bombe."

En effet, la bombe B, c'est aussi le prix du terrain. Une bombe à retardement dans le berceau des propriétaires genevois.

Conclusion: les propriétaires devraient voter pour une forte taxe CO2, qui rendraient l'investissement dans l'énergie solaire profitable et donc donneraient à leur terrain une meilleure valeur.

Commentaires

  • "Ne vous est-il jamais venu à l'idée de calculer la fortune des vieilles familles genevoises en additionnant les mètres carrés au prix du marché?"
    Remarque fort intéressante... Mais si tous ces terrains devaient être mis d'un coup sur le marché, leur valeur diminuerait massivement, et la fortune de leurs propriétaires également. Si tous ces terrains constructibles devaient bénéficier de projets de construction, le prix moyen du logement (loyers ou CHF/m2) baisserait de même.
    Il n'est donc pas du tout dans l'intérêt de nos oligarques fonciers de trop construire, ni de vendre trop de terrain à des tiers (qui pourraient en faire n'importe quoi, des logements par exemple). Il est beaucoup plus intéressant de faire les choses petit à petit, afin d'entretenir la pénurie, d'éviter que les prix ne baissent et ne retrouvent un niveau "normal", et donc de continuer à engranger de subtantiels bénéfices sur le peu de terrain qu'ils mettent sur le marché. N'étant pas dans le besoin, ils peuvent gérer à très long terme.
    Il est également bon de voir la gauche et les verts (idiots bien utiles) s'opposer à tout projet, cela aide à brider la concurrence.
    Bref, tant que la politique genevoise sera tenue par ces gens-là et leurs amis, on ne verra rien avancer...

  • Bonjour Monsieur Mabut

    Permettez-moi d'apporter une petite précision concernant votre prise de position sur la Cité solaire de Satigny dont mon frère et moi sommes les initiateurs. L'allusion à l'usage de l'électricité d'origine "atomique que vous avez mentionnée est inexacte . Nous allons utiliser exclusivement l'électricité "vitale verte" d'origine hydraulique et solaire pour alimenter les pompes à chaleur qui fourniront non seulement le chauffage mais également l'eau sanitaire. Il aurait été en effet incohérent que ce ne fût pas le cas en regard de la philosophie du projet.
    Dans cette optique nous avons essayé également de mettre en place quelques faits complémentaires, par exemple l'exclusion totale d'utilisation de bois exotique et tropical. L'entreprise de construction qui réalise les immeubles est certifiée avec les normes écologiques ISO 14000. Nous travaillons au maximum avec des entreprises locales, plus du 85 % des déchets de chantier sont recyclés, à l'instar des écoquartiers, aucun espace pour véhicules ne se trouve en surface, celle-ci sera entièrement végétalisée, etc.
    J 'espère que ces quelques exemples vous permettront de vous convaincre de la volonté qui est la nôtre d'être le plus en adéquation possible avec les principes du développement durable.

  • n'importe quoi, énergie verte, le solaire électrique

  • disais-je, le solaire électrique, panneaux solaires en silicium, la fabrication des cellules voltaïques demandent plus d'énergie lors de leurs fabrications que l'énergie qu'elles pourraient fournir durant toutes leurs vie, un panneaux solaires demande plus de watts qu'il n'en générera !
    La purification du silicium solaire se fait par induction magnétique à très haute consommation, quand je dis très haute consommation, ce sont des électro-aimants fonctionnant avec des ampérages de plusieurs centaines de milliers d'ampère pendant des jours pour un seul pain de silicium.
    Cette technologie n'est absolument pas rentable au niveau de la production, techniquement un panneau solaire à un rendement maximum de 15% lorsque le soleil est au zénith, ensuite c'est une énergie qu'il faut souvent stocker avec des batteries qui ne sont pas faites pour rester statiques, enfin ce n'est pas demain que nous pourrons faire des panneaux solaires avec de l'électricité solaire, sans parlé des verreries trempées et des châssis en aluminium !

    Alors que nous pourrions économiser des consommations 10 fois plus rentable et faciles à stocker avec le solaire thermique, avec 3 m" de panneaux solaire thermique, on approvisionne 70% de l'énergie chauffage et eaux chaude qui elle pollue, puisque générée avec du pétrole (moins chère encore que l'électricité pour des raisons incompréhensibles),h la politique des lobby électrique commence vraiment à se comporter comme des véritables criminels, ils maintiennent des prix de l'électricité nucléaire à des prix comparable à l'électricité solaire, c'est une de ces aliénation digne des cartels des gros politico-industriels.
    Alors continuez à croire chères croyants, continuez à marcher aveuglément et la lumière va vous griller comme des sardines dans un bordel portugais !

  • @ Sabourjian:
    Veuillez lire correctement les sujets avant de laisser votre commentaire. La cité solaire de Satigny est une cité solaire THERMIQUE... Il serait intéressant que vous vous renseigniez sur les moyens de production et les capacités actuellement disponible dans les concepts solaires thermiques avant d'intervenir.

  • C'est parce que j'ai reçu un demande d'inscription pour produire de courant électrique cette semaine de la part des SIG !

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