2010, une date importante pour les frontaliers

1860 logo site savoie.png2010 sera une date importante pour les frontaliers, car le 24 mars, la Savoie commémorera le 150e anniversaire du plébiscite d'annexion à la France de Napoléon III de l'ancienne province, mère du Royaume de Piémont Sardaigne, dont le prince était alors tout occupé à constituer l'Italie moderne, grâce aux bons soins des Cavour et autres Garibaldi. [Voir le site www.150ans-paysdesavoie.fr]

La Suisse et Genève ont-elle manqué le rendez-vous avec l'histoire? La Savoie aurait-elle pu devenir suisse? Plusieurs électeurs votèrent pour la Suisse, notamment des citoyens de Collonges-sous-Salève me racontait hier soir le maire de cette commune rencontré chez des amis communs.

Si tel avait été le cas ou si les Genevois de 1813 avaient eu l'audace de porter les frontières du canton au sommet des monts qui l'entourent, la question des frontaliers n'existerait pas. Au début du XIXe siècle il a suffit de deux ans pour bouger les frontières, combien de temps faudra-t-il encore au projet d'agglo pour créer une seule région?

A noter que le maire de Collonges-sous-Salève, Pierre-Henri Thévenoz, est genevois. Marié à une Collongeoise, devenu Français, il préside le gouvernement municipal de 2008 à 2014. Il prépare une chouette commémoration au mois de juin en marge de la fête de la musique. Les Collongeois se souviendront aussi qu'en 1859, leur église eut l'honneur d'accueillir le mariage du grand Giuseppe Verdi.

L'occasion de cet anniversaire m'a fait rechercher par curiosité d'autres événements de 1860. Wikipedia est sur ce plan un trésor qui ne demande qu'à grandir grâce à l'apport des internautes.

Je ne signale de cette année 1860 que cinq événements qui ont retenu plus particulièrement mon attention. Ils concernent notre rapport au monde, les communicatgions, le basculement des puissances, la démographie et la gouvernance libérale.

Pour revenir à la région, on lira quelques uns des nombreux billets que j'ai consacrés au sujet, notamment:

Commentaires

  • Merci Jean-François pour ce beau reportage...Pour fêter dignement cette fin d'année 2009, ce soir tu seras certainement...à l'étoile....
    D.P.

  • Bien sûr!

    Si Genève était française les 70'000 frontaliers iraient travailler où?

  • Merci, Jean-François Mabut, pour ce message. J'espère que cette commémoration de l'Annexion viendra plus des historiens que des politiques, lesquels font de l'histoire souvent ce qui les arrange. Pour ma part, j'espère plus en tant qu'historien que politique (je préfèrerais même l'avoir fait en poète plus qu'en politique, en fait: cela me semble toujours préférable), j'ai nourri un blog que je vous recommande, sur la question de l'état d'esprit des Savoyards à l'époque de l'Annexion: http://150ans.savoie.info . J'ai bien sûr abordé la question de l'attrait de nombreux Savoyards pour la Suisse. Le Faucigny et Genève en particulier étaient très liés historiquement. Mais il s'agissait de demander si la population était d'accord pour devenir française, et non de lui demander ce qu'elle voulait absolument...

  • JF MABUT, soyez quoté:




    Yes, Sir!
    but,

    Just a little detail..


    U're talking about which territory,
    in fact?
    Savoy, as an extension of Burgundy ?, invaded by some power addicts: Italians or French

    Do U wanna celebrate one of these barbarian invasions in Savoy that lasted ... euh ... some 100 years?,

    these invadors coming out of Sardaigne,

    and keep celebrating their memories ? ? ?

    wouaoo!!
    youpee!!

    vive les invasions, les colonies, les murs, les blocades, Gaza sous les murs égyptiens à 50m de profondeur, etc etc:

    que les palestiniens se réjouissent de leurs futures célébrations!!

    Mais au fait,
    Vous fonctionnez dans le sens de ce que les médias publient aujourd'hui des dires de certains politicards du coin:

    < Genève est "transfrontalière" ! donc:
    Abolissons les frontières de Genève ! ! donc:
    Qu'elle soit donc territoire français ! ! ! : ouais! >

  • référence faite aux dires de ce jour de Guy Mettan sur la TSR, qui a descendu le fleuve du Genève devenu frontalier ...
    et ce, en écho aux dires de Longchamp

    Bern, Help!
    Ya-t-il un pilote suisses à Genève?

  • référence faite aux dires de ce jour de Guy Mettan sur la TSR, qui a descendu le fleuve du Genève devenu frontalier ...
    et ce, en écho aux dires de Longchamp

    Bern, Help!
    Ya-t-il un pilote suisse à Genève?

  • "Si tel avait été le cas ou si les Genevois de 1813 avaient eu l'audace de porter les frontières du canton au sommet des monts qui l'entourent, la question des frontaliers n'existerait pas."

    Non, mais cent autres, et peut-être de bien plus graves, se seraient posées dans l'intervalle ! On ne peut juger de l'opportunité, ou de l'inopportunité d'une décision que quand elle a effectivement été prise et uniquement avec un sérieux recul.

    Le reste est de la haute voltige ou de l'aimable divagation...

  • bonnes fin de fatigues 2009
    à vous autres demandeurs de non frontière entre Genève & !

    allez donc faire un tour mental du côté de toutes ces zones frontalières, par ex

    Mexico/US,
    Israël/Gaza,

    si vous n'êtes plus en état de réfléchir...

  • Ah l'encyclique de Pie IX... fondamental révérend père Mabut. Il y a avait longtemps que vous n'aviez pas subtilement instillé un peu de doxa catholique dans les grands événements du monde. Une suggestion, pourquoi ne pas lier la colonisation de l'Afrique et l'action civilisatrice du Vatican et de ses missionnaires?

    Joyeuse Année Frère Mabut!

  • Vivons-nous dans des territoires occupés, à l'insu de notre pleins-grès !
    Mais que fait l'onu ? les pauvres savoyards enfermés dehors, mais c'est horrible, ils ne peuvent pas acheter du cenovis dans tous les tabacs turks !
    Moi à leur place j'enverrais des missiles sur ces occupants, je vais tout dire aux mecs du hamas ! Enfin des minarets dans la nouvelle république islamico-protestante !

  • "Si tel avait été le cas ou si les Genevois de 1813 avaient eu l'audace de porter les frontières du canton au sommet des monts qui l'entourent, la question des frontaliers n'existerait pas."... un peu rapide tout de meme comme raisonnement... la question des frontaliers est posée... par les populistes de tout bord... dès qu'une frontière existe et où qu'elle soit!

    @dominiquedegoumois... non finalement ça ne vaut pas la peine...

  • En fait, il s'agit plus d'une question d'identité que de frontière. Le problème, c'est que la mode est à la mondialisation, à la globalisation, ou au moins à l'européinisation. Ainsi lorsqu'un Andalou se sent différent d'un Lapon, on l'accuse tout de suite de chauviniste, de petit esprit renfrogné sur lui-même, de pauvre ratatiné sur ses frontières. Et on le met dans le camp des populistes sans bien savoir ce que l'on fait ou dit. "On", ce sont bien entendu les intellectuels, les politiques, les journalistes, qui ne sont même plus capables de comprendre les peuples tellement ils sont persuadés qu'en suivant la mode du mondialisme et autres citoyens du monde, ils sont dans le vrai et seulement eux. Il y a une fermeture idéologique donc totalitaire de la pensée dès qu'il s'agit de penser global. Mais ces intellectuels sont juste avares de compréhension, car il faut être généreux pour être capable de comprendre d'où viennent les insatisfactions, et il est infiniment plus facile et plus confortable de se réfugier derrière la pensée unique, c'est-à-dire la non-pensée globale.
    Alors oui, les Genevois ont raison de ne pas apprécier d'être francisés, parce qu'ils le sont! et que leur identité genevoise leur importe d'autant plus qu'elle est menacée sur deux fronts: celui des autorités tellement admiratives de ce que font les Français qu'elles les imitent servilement, et celui des bilatérales qui déversent depuis cinq ans des flots de Français bilatéraliers sur Genève. Est-il permis de le dire? bien que cela dérange nos merveilleux mondialistes qui vont venir avec leur Afrique et leur Palestine pour soi-disant élargir les vues étroites des Genevois, alors même qu'ils entourent leurs jardinets de haies touffues.
    Et oui, les Savoyards ont raison de s'être sentis trahis par la France qui, dès la fin de Napoléon III, s'est empressée de ne respecter aucune des clauses du Traité d'Annexion (1860), clauses qui leur auraient permis de conserver leurs particularités savoyardes distinctes des Français!

Les commentaires sont fermés.