• La Bohème en banlieue et les élections genevoises

    Bohème en banlieue.pngTrente-huit mille téléspectateurs ont regardé lundi soir le débat que la TSR a consacré aux élections genevoises. Ce chiffre d'audience est fourni par les services de la Tour télé, qui se refait une beauté au bord de l'Arve. Combien ont-il été, hier soir, à regarder La Bohème en banlieue interprétée superbement dans une barre HLM de la banlieue ouest de Berne? Quelques millions? On le saura cet après-midi peut-être.

    Difficile certes de comparer un événement local - les élections genevoises - et une première artistique, un pari un peu fou de jouer un opéra populaire dans un quartier populaire: ah, ce bus rouge emportant Mimi dans la mort et Rodolfo frappant en vain sur la porte, effondré de chagrin! Sans doute les habitants du quartier monteront-ils différemment dans leur transport public ce matin.

    Pourtant on se plaît à imaginer pareille mise en scène pour les élections populaire: des semaines de repérages, de contacts avec les habitants, de mise en scène, de répétitions pour enfin, en une grande soirée événement, en un rétuel républicain qui fait tant défaut à nos démoconsocratie, rassembler tous les Genevois devant leur petit écran, redonnant à la politique ce souffle, cette audace, ce respect qui lui manque tant aujourd'hui.

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  • Quelques notules en vrac

    DSC02847.JPGChampignons hier à midi et édition hier soir m'ont tenu éloigné de mon blog. Petit rattrapage et petit bilan d'un dimanche en demi-teinte démocratique.

    Dix oui à Genève. Pas l'ombre d'un écart gouvernemental. C'est au fond le même score qu'en Allemagne, le soutien critique à Maman Helvetia de ce côté-ci de la frontière, le maintien au pouvoir d'une chancellière qui a choisi son camp: les libéraux, parmi les vainqueurs du jour (les autres étant la gauche de la gauche et les Verts).

    Objectif: assurer la consolidation de réformes sociales, enfin sociales au sens de l'aide-toi toi-même kennedien, mais ne compte pas sur l'Etat pour faire plus qu'un filet social qui ne te laissera pas mourir de faim et te garantira, à grands frais, jusqu'à la fin de tes jours, des soins et un toit pas luxueux, mais solides.

    La gauche sociale-démocrate, qui à Genève a commis la folie de s'opposer à une baisse des impôts, n'a pas encore compris que le temps de l'Etat providence généreux, voire gaspilleur, est passé,

    • parce que les jeunes et les moins jeunes sont devenus moins solidaire,
    • parce que les actifs ne sont plus assez nombreux pour financer l'Etat social à l'ancienne,
    • parce que comme consommateurs nous votons tous les jours la mondialisation à bas prix.

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  • Twitter, les ogm et le lin

    lin ogm.pngTwitter que j'expérimente depuis quelques semaines est un outil plutôt utile. J'y découvre le post suivant

    un_swissrollMieux que le coton : le lin génétiquement modifié http://ff.im/-8IK52

    qui m'emmene vers un article du Courrier international.

    Et là surprise, je lis un article qui fait la louange du lin ogm que l'université de Wroclav a expérimenté semble-t-il avec succès pour cicatriser des plaies difficiles.

    Je me réjouis du débat que ce genre de découverte va susciter chez les pro et les anti-ogm. La Suisse continue de perdre du terrain sur ce terrain là. Y'en point comme nous.

  • Le PS distribue le bulletin d'Emmen

    ps genève affiche.jpgD'accord le cahier de propagande que le parti socialiste genevois vient de distribuer à tous les ménages du canton - ce qui fait qu'un tous ménages sur deux est perdu - n'est pas le bulletin de vote officielle du parti. Rien à voir avec celui de la commune d'Emmen qui avait fait scandale lorsqu'elle avait imprimé les bobines des habitants demandant la naturalisation.

    N'empêche, tous les spécialistes en marketing politique vous le diront lors d'une élection c'est la mine des gens qui fait la différence. Les partis genevois l'ont compris qui affichent et/ou distribuent les têtes de leurs candidats. Enfin pas tous, les radicaux parient sur le slogan décalé.

     

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  • Ma maîtresse, mon courtier et Christian Grobet

    grobet christian.jpgB. est rentrée de l'hôpital, où une syncope l'a envoyée il y a 15 jours. ça lui est arrivé sans crier gare, cette syncope. Quant on aborde la septantaine. on n'est à l'abri de rien.

    L. est un courtier immobilier prospère. La quarantaine grisonnante, l'oeil vif, le tein ensoleillé, la dent dure, la langue vipérine. Pas un jour sans qu'il ne peste contre l'Etat et ses lenteurs. Merdredi  dernier, il a assisté au débat organisé par l'association des gérants et courtiers d'immeubles entre Mark Muller, le patron actuel du logement, et Christian Grobet.

    Un Christian Grobet qui, s'il ne devait pas passer la barre des 7% le 11 octobre, doit parfois ou souvent (?) caresser le rêve de se présenter au Conseil d'Etat le 15 novembre.

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  • Blog de blogs

    cé què laifemmes 2.jpgUne fois n'est pas coutume, le temps m'a manqué pour vous écrire un billet aujourd'hui. Pourtant ce ne sont pas les sujets qui manquent. J'en ai plusieurs sur le feu. Mais quelques blogs où sévissent quelques trolls - lutins malintentionnés - accaparent mon temps autant qu'ils font fuir les blogueurs citoyens.

    Je me contenterai donc de citer les billets que j'ai publiés sur les autres blogs que j'anime:

    Sur la Gazette de la Constituante, je me demande combien de constituants viendront ce mardi sans voiture à l'Hôtel-de-Ville. Ce soir je n'ai malheureusement pas pu participer au quadruple débat organisé à l'occasion de la Journée mondiale de la paix. On s'y est notamment demandé si « La police peut promouvoir la paix ? Et si oui, de quelle façon?»

    Sur L'année des hannetons qui suit la campagne électorale 2009, Cé qu'é laiFEMMES met le feu au Forum de Meyrin les meilleurs moments (six extraits vidéo) de la revue du PDC genevois qui a mérité une standing ovation. Et aussi Le lobby des femmes biffe les mecs, où comment déclarer la guerre des sexes.

    Je cite également ce commentaire posté par Rudy sous le billet Pourquoi on paie des impôts:

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  • Révolte paysanne: Emile Battiaz solidaire des laitiers

    Vendredi matin, Emile Battiaz était encore là à midi devant la Migros de la place du Cirque, solidaire des laitiers comme il dit qui n'arrive plus à nouer les deux bouts. Je lui ai donc demandé ce qui le motivait à interrompre les vendanges pour manifester en pleine ville.


    A 60 centimes le litre, le prix du lait n'est plus réménérateur. La jacquerie court dans toute l'Europe où des milliers de petites exploitations sont menacées de disparition car leur prix de revient est trop élevé par rapport aux usines à lait automatisées des grandes plaines.
    En Suisse, c'est Uniterre l'ex-syndicat - minoritaire - de Fernand Cuche qui mène le bal. Il réclame que les gros distributeurs - Coop et Migros en tête - paient le lait un franc le litre au producteur. Illusoire. A moins

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  • Pourquoi on paie des impôts?

    pourquoi on paie des impôts.pngA une semaine de la clôture du scrutin des votations du 27 septembre (baisse d'impôt, fumée, AI), à peine plus de 20% des 235'000 citoyens genevois ont renvoyé leur enveloppement au Service des votations et élections. Pas terrible et inquiétant pour les partis qui sont déjà focalisés sur le prochain scrutin du 11 octobre. Capital pour Genève ce scrutin, car il déterminera la capacité de gouverner du Conseil d'Etat que nous éliront le 15 novembre.

    Pour rendre hommage aux députés genevois qui terminent la législature, je leur propose un jeu, histoire de tuer le temps, puisque leurs trops longs débats en plénière consistent pour l'essentiel à écouter pour la nième fois les mêmes arguments débités en commission.

    Or donc, hier le Figaro informait ses lecteurs, de la publication par l'Etat français en partenariat avec trois magazines (dont Okapi) pour jeunes d'une brochure au titre qui ne laissera aucun indifférent: Pourquoi on paie des impôts!

    Ludique mais pas simpliste la brochure explique évidemment la fiscalité française qui est assez différente de la fiscalité suisse, hormis la TVA, invention française désormais adoptée par presque tous les pays du monde.

    La brochure renvoie à un jeu cyber-budget - genre Simcity très simplifié mais pas bêbête - auquel tous les parlementaires devraient jouer avant de siéger, ça éviterait d'entendre parfois des âneries du genre "demain on rase gratis!".

    Pour jouer, cliquez ici.

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