Retour d'Inde: nationalisme

Samedi, à Mumbai, un leader nationaliste s'en est pris aux Indiens du nord qui investissent, trop à son goût, la capitale économique de l'Inde au détriment des locaux. Ses partisans les plus déterminés sont illico passés aux actes. Au centre ville, des chauffeurs de taxi, dont la majorité est en effet "migrante", ont été tabassés.

 

Dans des mises en images pastiche bollyvoodiens des grandes chaines d'info internationales, les TV locales projettent en boucle les reportages sur ces émeutiers en train de briser les vitres d'une de ces petites voiturettes noires au toit jaune, qui sont à la capitale du Maharastra ce que le jet d'eau est à Genève. Des policiers en kaki, le bâton à la main, contrôlent indolemment la situation. Les politiciens en campagne électorale (quasi permamenente dans ce pays continent d'un 1,1 milliards d'habitants) s'emparent de l'affaire. Des manifestations téléguidées ont lieu à mille kilomètres de là, dans la vallée du Gange.

 

Le commun des mortels ne s'émeut guère de ces échauffourées. (D'autant moins qu'en Inde le commun des mortels n'attache pas à cette vie présente autant de prix que nous autres occidentaux qui croyons n'en avoir qu'une). Le bruit des klaxons des taxis fourmis, la sono de la maxi kermesse hindou de la Mahatma Gandhi Road et les appels des commerçants des bazars et des rues, qui ne connaissent ni samedi ni dimanche, couvrent sans peine la clameur de la rue.

 

PS: Bonjour, ce blog renaît après un mois de vacance. Un voyage en Inde en est la raison. Il reprends son rythme quotidien et publiera quelques idées et réflexions glanées au fil des jour d'Ahmedabad au plateau du Deccan.

 

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