• Le CZKS va-t-il manger le CEVA?

    227640944.jpgLe CZKS c'est la liaison directe Cornavin (ou Cointrin) Zurich, Kloten, Saint-Gall. Direct car jusqu'en 2012 (ou plus on verra ci-dessous pourquoi), les trains qui arrivent à Zurich Hauptbahnhof arrivent dans un cul de sac et doivent changer de loco pour repartir. D'où une perte de temps. Intolérable aux yeux des Zurichois et des CFF qui depuis longtemps rêvent d'une gare direct.

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  • Communautés tarifaires, le désert romand

    Le 13 septembre dernier, à Nyon, lors du débat organisé par la Tribune et 24 Heures sur l'insolente question "Genève doit-il absorber Nyon?" (lire aussi "Passons à l'action!") le syndic de la cité vaudoise s'est plaint d'être absent de la communauté tarifaire des transports publics genevois Unireso. "Parce que le gouvernement vaudois n'en veut pas." Ce que n'a pas démenti le ministre des finances Broulis arguant qu'il avait d'autres priorités.

     

    Un petit tour sur le site des CFF nous offre cette image qui en dit long sur le désert qu'est notre grand voisin dans le domaine.

     

    Par parenthèse on voit aussi que pour les CFF la Suisse s'arrête évidemment aux frontières nationales. Au-delà les transports relèvent de la logique floue. Mais pas aux frontières cantonales (les taches rouges marquant les intrusions (modestes) dans un canton voisin).

     

    A Zurich et ailleurs, on en est aux cartes d'abonnement qui relient plusieurs Communautés tarifaires. En Suisse romande, il n'y a qu'une seule solution pour relier le métro lausannois aux trams genevois, l'abonnement général des CFF.

     

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  • Logements: une proposition décoiffante

    Des propositions décoiffantes pour sortir de la crise du logement à Genève (cf mon billet d'hier intitulé "15'000 logements à la trappe? Tant mieux!". En voici une!

     

    Un collègue nous annonce tout fier une hausse de 3% des logements construits à Genève. Discussion animée jusqu'à ce que l'on se rende compte qu'il s'agit d'une augmentation de la croissance sur un trimestre. Résultat + 9 logements. A ce rythme la crise a encore de beau jour devant elle.

     

    Et quel est le taux de logement hébergeant une personne? Et quelle est la surface moyenne des logements logeant une personne? La question reste sans réponse. Peut-être trouve-t-on la réponse à l'OCSTAT. Mais dans le feu de la discussion, du genre caméra café ou café politique, je lance mon idée:

     

    Et si l'Etat offrait aux personnes seules habitant un grand appartement un service clé en main et entièrement financé, consistant

    • à diviser ledit appartement (parfois donc à rétablir deux appartements que des gens aisés ou des grandes familles ont réunis),
    • à assurer le déménagement dans l'appartement devenu plus petit avec à la clé évidemment une baisse du loyer correspondant.

    Aujourd'hui, en effet, nombre de personne âgée n'ont pas le courage de se lancer dans une aventure immobilière aussi compliquées. Elles n'y ont en outre aucun intérêt le plus souvent, car les appartements plus petits disponibles sur le marché sont plus chers que leur grand appartement.

     

    Quel est le potentiel de création de logement avec cette méthode. Cela vaudrait une étude sur un quartier, ne croyez-vous pas?

     

  • 15000 logement à la trappe? Tant mieux!

    Quinze mille logements à la trappe? Croire que le déclassement en bloc de 300 hectares de terre agricole allait régler le problème du logement est une grosse ficelle que seuls quelques pleutres politiciens de droite ont crue solide. Allons donc, c'était une farce!

     

    Le Tribunal fédéral a donc bien fait de leur rappeler que des règles d'urbanisme existent dans ce pays. Et même si, paradoxe, Genève est de loin l'un des meilleurs élèves de la Confédération en matière d'aménagement du territoire, ce n'est justement pas une raison pour oublier que la fabrication de la ville réclame le respect les règles qu'on s'est donnés démocratiquement.

     

    C'est la méthode donc que le TF a condamné pas l'objectif. Car il demeure vrai que des dizaines d'hectares, y compris des hameaux et des villages, sont toujours officiellement classé en zone agricole, alors que ces terrains sont parfaitement impropres à une exploitation agricole rationnelle à vocation alimentaire.

     

    Le courage commande donc de dresser l'inventaire de ces parcelles et de les déclasser selon les procédures en vigueur. ça prend certes plus de temps, mais cela respecte les droits populaires des communes et de riverains.

     

     

    En politique, l'urgence est souvent un cache-sex. A Genève, la pénurie de logements est l'histoire d'une génération égoïste qui défend becs et ongles ses droits acquis. Un cocktail où l'on retrouvent pêle-mêle les écologistes, déclarés ou non, qui n'ont pas abandonné leur credo de "Halte à la croissance", les propriétaires de villa en zone de développement, sourds à la volonté populaire et au bon sens qu'une ville se construit d'abord en ville - c'est aussi à eux que s'adresse le TF- , les propriétaires tout court qui profitent de la pénurie et voit la valeur des biens immobiliers s'envoler, l'Etat qui profite aussi de la hausse via les impôts immobiliers, sur la fortune et sur la valeur locative. Les paysans qui longtemps ont refusé le déclassement des terres agricoles. Les voisins et certaines communes qui refusent la densification des quartiers. Sans oublier, toute la cohorte des conseillers, notaires, architectes, urbanistes, avocats qui profitent de la complexité démentielle de la législation genevoise qui leur donne pas mal de boulot.

     

    L'initiative de déclassement de la zone agricole est morte. Passons donc à quelques propositions décoiffantes:

     

     

     

     

     

  • Hiler va-t-il proposer une baisse d'impôt en 2008?

    En football, comme en Formule 1 ou encore en comptabilité, une des règle d'or est de ne pas changer les règles du jeu à tout bout de champ. A peine d'y perdre son latin et d'alimenter toutes les rumeurs. Or c'est bien ce qui arrive régulièrement au budget du canton Genève.

     

    Le ministre écologiste qualifie d'ailleurs son budget d'"incomparable". Il faut l'entendre au sens propre du terme. Bien malin en effet celui qui est capable de suivre la jonglerie des comptes, à laquelle le locataire du 26, rue du Stand semble vouloir nous accoutumer depuis son arrivée à la Tour Baudet.

     

    A peine élu, le nouveau Conseil d'Etat a bouleversé la géographie des départements et des services. Résultat un travail de titan pour remettre les perles des comptes dans le bon sens (et pour quel effet?), mais aussi une perte sérieuse dans la qualité de l'analyse des chiffres, notamment au niveau de l'évolution des dépenses.

     

    Calmy-Rey nous avait déjà fait le coup des normes IPSAS pour expliquer l'inexplicable. David Hiler remet l'argument sur le métier et nous vend pour 2008 un déficit de 121 millions, quand, à règles comptables constantes, c'est un bénéfice qu'il aurait dû annoncer. Dans l'état actuel des données disponibles sur le site de l'Etat de Genève, il est toutefois difficile de le dire avec précision.

     

     

    On notera encore deux chiffres étonnants.

     

    1. Les recettes fiscales n'augmenteraient selon notre grand argentier que de 1,8% de 2006 (comptes connus) à 2008 (projet de budget). Dans le même temps, de 2006 à 2008, la richesse cantonale devrait augmenter de près de 7%!

    2. Les recettes fiscales prévues en 2008 atteindraient 5,207 milliards de francs. Or les recettes attendues pour 2007, selon la prévision des comptes rendue publique la semaine passée, font état d'une recettes de 5,253 milliards!


    Certes une partie des bonnes surprises en 2006 et en 2007 est dû à des reliquats d'impôts des années antérieures qui ne devraient pas se répéter indéfiniment (?). N'empêche, ce budget nous paraît en l'état prudentissime côtés recettes. A moins que David Hiler ne prépare une baisse des impôts pour 2008?

     

    A suivre.

     

    PS: Genève, qui passe déjà pour un canton à part, ne va pas améliorer son image nationale à continuer à se plaindre de l'effort de solidarité confédérale que lui "coûte" son insolente prospérité. Mettre en exergue, comme le fait David Hiler, les 108 millions de la péréquation (la fameuse RPT) et expliquer que cette dépense annoncée depuis trois ans est cause du déficit 2008 est tout simplement indigne.