• Patate chaude et vivisection

    Comment interpréter ce communiqué diffusé mercredi à l'issue du point de presse hebdomadaire le Conseil d'Etat? Interpellé ce matin M. Magnenat de l'Office vétérinaine s'est emberlificoté dans des explications qui n'ont fait qu'augmenter ma perplexité. Pour finalement repasser la patate chaude à l'ex patronne de l'Office recyclée au Département de la santé dans la surveillance de l'expérimentation animale. A suivre donc.

     

    BioPark d'Archamps : réponse à la Ligue suisse contre la vivisection (communiqué du Conseil d'Etat du 27 juin 2007) Dans sa réponse à la Ligue suisse contre la vivisection concernant les expérimentations animales sur le site d’Archamps (BioPark), le Conseil d’Etat a apporté les précisions suivantes. Le BioPark d'Archamps a été conçu pour devenir un pôle de recherche au service des universités françaises et suisses, afin de centraliser des connaissances scientifiques et des savoir-faire techniques relatifs à l'expérimentation animale. Les objectifs poursuivis consistent notamment à favoriser la collaboration transfrontalière entre les chercheurs travaillant dans le même domaine afin de restreindre au maximum le nombre d'animaux d'expérience. Pour atteindre ce but, le laboratoire s'est adjoint un personnel de haute qualité, affecté aux soins aux animaux.

     

    Le gouvernement rappelle qu’aucun chercheur suisse ne collabore à des expériences à Archamps, quand bien même des contacts avaient été pris en été 2006. Soucieux du respect des dispositions légales, le Conseil d'Etat est extrêmement vigilant lorsque l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques s'avère indispensable.

    Pour toute information complémentaire : Office vétérinaire cantonal, DT, Tél. 022 388 71 60.

  • Enrichissez votre blog!

     

     

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  • Tirer sur les policiers est facile

    Tirer sur les policiers est facile. En l'occurrence la cible est bien mal choisie, car nos pandores ne sont en rien responsables du cafouillage dénoncé par la Cour des comptes. Tirer sur les informaticiens est aussi le sport favori des contrôleurs. Sans danger, celui-là car si la police a les moyens de vous faire parler, les informaticiens sont désarmés... En fait la paille décelée dans l'oeil des uns ou des autres cache souvent la poutre de dysfonctionnements plus sournois qui remontent jusque tout en haut de l'Etat. Explications.

     

    Les problèmes qui parfois se muent en scandales informatiques sont en fait rarement le fait des ordinateurs (encore que ces bestioles ne soient pas exemptes de pannes...). Où le bât blesse, c'est souvent (toujours?) dans la chaîne des activités qui conduit à la production en bonne et due forme d'un acte administratif ou d'une prestation, chaîne qu'un système informatique est sensé automatiser en tout ou partie. 

     

    Or, pour atteindre réellement ce résultat merveilleux, quasi paradisiaque, d'un enchaînement huilé et économique, il faut souvent bouleverser l'ordonnancement traditionnel des administrations, faire coïncider des données qui sont enregistrées différemment, remettre en cause la division du travail, parfois supprimer des métiers ou les transformer et même changer la loi. Bonjour les dégâts!

     

    C'est là que le diable qui adore les détails se rappelle aux bons souvenirs des faiseurs de systèmes d'information. Alliés objectifs du maître des enfers, les travailleurs, fonctionnaires ou pas, développement des réactions parfois virulentes de rejet et de résistance au changement: peur de perdre son emploi, de changer de bureau, de chef, de qualification même. Des réactions si fortes que nombre de projets informatiques ont capoté lamentablement ou ont coûté des millions ou ont débouché sur les fameuses usines à gaz. Tous ces dysfonctionnements font le beurre des consultants appelés en urgence au chevet des malades et le miel des contrôleurs d'occasion.

  • Cour des comptes: l'habit fait le moine

    Ainsi la Cour des comptes a livré ses trois premiers rapports. Quel événement! Sans mettre en doute la qualité notoire de nos trois magistrats et de leurs treize collaborateurs, force est de constater que leurs rapports auraient tout aussi bien pu (ou dû) émaner des Secrétariats généraux des Département concernés ou de leur directions financière, s'ils avaient fait correctement leur travail. Ou encore de l'Inspection cantonale des finances qui publient plusieurs dizaines de rapports par année. Rapports qui, s'ils ne sont pas publics, sont livrés aux Commissions des finances et de gestion du Grand Conseil.

     

    Mais voilà, dans notre République, il y a belle lurette que les Secrétariats généraux n'exercent plus guère leur devoir de surveillance ou que de manière routinière ou lacunaire. Pour une raison simple, la plupart d'entre eux ont en fait perdu leur pouvoir de direction et de surveillance générale des très grandes Administrations. Réduits à la fonction d'états-majors au service de la politique des conseillers d'Etat, ils se contentent de filtrer les informations qui remontent des directions. Quant à l'Inspection des finances, ses rapports sont souvent "schubladisés" par ces mêmes états-majors départementaux quand ce n'est pas par le Conseil d'Etat lui-même.

     

    L'habit faisant le moine, les Genevois ont donc créé leur Cour des comptes. Le millefeuille du contrôle a gagné une couche de crème et de biscuit. Les amendes d'ordre en seront-elles pour autant enregistrées dès demain matin avec plus de célérité et d'exactitude? Sûrement pas! Les juges ne s'attendent d'ailleurs pas à des améliorations avant 12 mois!

     

    Restent ouvertes plusieurs questions: pourquoi la Cour des comptes n'a-t-elle pas mis en cause le devoir de surveillance du Secrétariat général du Département? Pourquoi Genève doit-il réinventer la roue alors que des milliers de corps de police dans le monde sont confrontés à la même tâche de comptabiliser les amendes? N'existe-t-il pas au moins une solution suisse déjà opérationnelle dans un canton ou mieux une seule solution nationale? Le fédéralisme gagne-t-il à doter ses 26 polices cantonales, sans parler des polices municipales, de systèmes différents de comptabilisation des amendes d'ordre? Qui est responsable de répondre à cette dernière question?

     

    Et cerise sur le gâteau, quel est le coût direct (à charge de la Cour) et indirect (à charge de l'administration contrôlée) de cet audit? Pour mémoire, l'inspection des finances signalent le coût de chacun de ses rapports.

  • Aventure magique: quel cirque!

    Magie du cirque. Un projeteur jaune, un rouge, trois bleus pales, un cerceau aérien tournoyant dans un nuage d'artifice. Et une fille qui ensorcèle le spectateur d'occasion, la bouche en quart de lune renversé. Les applaudissements crépitent.

     

    Le ciel est tout proche sous un chapiteau, les étoiles à portée de main. Des musiciens, une troupe de matelots de tous âges, des gréements chargé de bénévoles. Du coeur au ventre. Du rythme en diable, une sono bien en phase - le naufrage on s'y croirait - deux heures qui resteront gravées comme un tatouage de marin au long cours. Une fois de plus, le chapiteau d'"Une fois un cirque" réussit le miracle. Non sans peine...

     

    Les remerciements de Renée Pahud laissent transparaitre les blessures, les angoisses d'un navire mille fois menacé de couler ou de rester en cale sèche, Mais tellement de bonheur aussi et de joie juvénile. C'était hier soir la dernière de Nauphrasis 2007 à Confignon. Un enchantement. Bon vent pour la croisière qui les mènera quinze jours durant à Villars s/Glâne (les 2, 3 et 4 juillet), Neuchâtel (du 5 au 8 juillet) et à Orbe (du 10 au 13 juillet). Le détail sur www.unefoisuncirque.ch et les noms des artistes qui mériteraient tous d'être cités jusqu'au dernier moussaillon.

    A l'entrée Thibaud distribue le programme: "J'en n'ai plus!"