Air du temps

  • Le canard du curé de Compesières et les femmes cathos

    canard de bain.jpgCe dimanche, une vingtaine de gamins ont reçu une bible illustrée "Parle Seigneur" des mains de Gilbert Perritaz, curé de Carouge, Veyrier, Troinex et Compesières. En fait, il l'a remise à papa et/ou maman qui l'a déposée dans les mains de leur.s enfant.s, histoire de souligner que la transmission de la foi est d'abord familiale.

    Un geste que les protestants ne renieraient pas, encore qu'il est de tradition dans cette tradition de posséder une bible chez soi et de la lire régulièrement et librement sans la bénédiction d'un pasteur.

    A Compesières, ce dimanche, autour du prêtre étaient des femmes, que des femmes, qui ont lu la bible, dirigé le chant, joué de l'orgue et du piano, donné la communion et fait le catéchisme. 

    Je me suis dit que rien n'était perdu et qu'ici, en un rien de temps - un demi-siècle -, l'église catholique avait fait un grand bond en avant. Dans la semaine, j'avais lu, non sans effarement, dans Le Messager du Genevois du 7 novembre, cette histoire locale que l'école genevoise ne m'avait pas apprise, histoire sans doute de ne pas envenimer le vivre ensemble entre les papistes et les parpaillots: "En 1855, Le calvaire d'un instituteur protestant au coeur du pays du Vuache".

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  • Si Zurich avait la taille de Genève, combien de frontaliers?

    frontaliers Genève Zurich.jpg

    Il faut arrêter de tirer à vue sur les frontaliers dont l'augmentation de l'effectif est mis en exergue par la presse et l'office cantonal de statistique. Ces travailleurs contribuent à la richesse de Genève autant que les Genevois. Ils disposent de compétences que les chômeurs n'ont malheureusement pas ou exercent des fonctions que les habitants du canton rechignent souvent à exercer. La part des impôts qu'ils paient est bien supérieure à celle qui est rétrocédée à leur commune de résidence.

    Mais surtout, les frontaliers n'existent en nombre à Genève, (ainsi qu'au Tessin et dans une moindre mesure à Bâle) qu'en raison de l'existence d'une frontière nationale.

     

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  • Le tocsin pour le climat. Mais dans quel état j'erre?

    cloche en verre.jpgAinsi notre vicaire épiscopal demande à nos clocher de sonner le tocsin pour le climat, samedi, entre 14h30 et 14h35, en solidarité avec les églises suisses et les mouvements chrétiens. "Les organisations chrétiennes de l’Alliance climatique, écrit Pascal Desthieux, demandent aux paroisses de toute la Suisse de soutenir le mouvement pour le climat en réglant l’horloge de leurs églises sur midi moins cinq ce samedi 28 septembre 2019 et/ou en faisant sonner les cloches des églises à 14.30 heures. 

    Cette solidarité sonore me paraît fort discutable. 

    Sonner le tocsin contre le réchauffement climatique (ou pour le climat?) et pourquoi pas contre Trump, pour Greta, contre Poutine et pour je ne sais qui... le page? Et pourquoi ne sonne-t-on pas le tocsin tous les vendredi contre le consumérisme, pour le véganisme, contre le chauffage des appartements (et des églises vides) et pour les éoliennes sur nos monts quand le soleil...?

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  • Le tocsin pour le climat. Mais dans quel état j'erre?

    cloche en verre.jpgAinsi notre vicaire épiscopal demande à nos clocher de sonner le tocsin pour le climat, samedi, entre 14h30 et 14h35, en solidarité avec les églises suisses et les mouvements chrétiens. "Les organisations chrétiennes de l’Alliance climatique, écrit Pascal Desthieux, demandent aux paroisses de toute la Suisse de soutenir le mouvement pour le climat en réglant l’horloge de leurs églises sur midi moins cinq ce samedi 28 septembre 2019 et/ou en faisant sonner les cloches des églises à 14.30 heures. 

    Cette solidarité sonore me paraît fort discutable. 

    Sonner le tocsin contre le réchauffement climatique (ou pour le climat?) et pourquoi pas contre Trump, pour Greta, contre Poutine et pour je ne sais qui... le page? Et pourquoi ne sonne-t-on pas le tocsin tous les vendredi contre le consumérisme, pour le véganisme, contre le chauffage des appartements (et des églises vides) et pour les éoliennes sur nos monts quand le soleil...?

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  • Une semaine sans viande et une sans chauffage

    thermometre paris.jpgMais que fait la police! Ce que je reproche un peu aux marcheurs climatiques, tous âges confondus, c'est que la peur les motive - la peur de la canicule, de la montée des eaux, de la fonte des glaciers, des ouragans - et non un monde plus juste et plus pacifique. Ce que je reproche un peu aux marcheurs climatiques, c'est que l'Etat doit décider et faire le bonheur national brut (BNB) et non les gens eux-mêmes.

    Certes, je ne suis pas assez naïf pour croire que la main invisible du marché (ou de l'Etat) peut faire le BNB, même The Economist, qui consacre son édition de cette semaine onusienne à la crise climatique, n'y croit plus non plus. Et que les Etats, faute de mieux - c'est-à-dire nous dans les Etats démocratiques - doivent collectivement inventer des règles du jeu marchand qui nous incitent à moins produire de gaz à effets de serre. Non pas par peur d'un hypothétique enfer sur terre mais pour la simple économie des ressources rares et non renouvelables. Vaste défi.

    A notre niveau, nous pourrions opté pour une semaine sans viande et, cet hiver, pour des chambres et des bureaux à 18 degrés voire moins.

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  • Dire Dieu aux ados: un sacré défi

    dieu son fils et moi.jpgVoilà donc le journal Le Temps accusé de faire le jeu de la gauche. L'héritier du Journal de Genève et du Nouveau Quotidien, bêlerait de concert avec le troupeau des moutons qui ont peur du réchauffement climatique. Le quotidien suisse, propriétaire de Ringier - Axer Springer, (le groupe allemand étant détenu par un fonds d'investissement américain à hauteur de 42,5%), invite depuis une semaine les quelque mille candidats de Suisse romande à l'Assemblée fédérale à remplir sa Charte de la transition écologique, un questionnaire en pleine résonance avec la pensée unique en cours. Mais promis juré, cette charte n'altèrera en rien le sens critique de la rédaction. Le Temps est engagé mais pas militant.

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  • Refroidissement spirituel

    compesieres entre terre et ciel.jpg

    "On parle de réchauffement climatique, mais qu'en est-il du refroidissement spirituel?" A peine débarqué de sa Guinée natale, l'abbé Elie Maomou, vicaire depuis le 1er septembre des paroisses catholiques de Genève sud (Carouge, Acacias, Veyrier, Troinex et Compesières), a volé dans les plumes du politiquement correct. Il n'a pas raté sa rentrée.

    En ce dimanche de Jeûne genevois, il a drainé septante personnes - ce qui est une bonne assistance -  en l'église Saint-Sylvestre*, dont les archéologues ont déniché des traces dès le VIe siècle, alors que l'empire romain collapçait.

    L'abbé africain, qui avait préparé un texte rédigé, a préféré commenter la Bonne nouvelle de ce 8 septembre. Un texte exigeant pour qui le veut mettre en pratique et qui fait écho à ce mot devenu adage: "Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer au Royaume des cieux." L'abbé Maomou a lui quitté son pays et n'a pas caché que le détachement était douloureux. La météo est maussade et le thermomètre bloqué à 15 degrés.

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  • Missionnaire à Carouge, Acacias, Veyrier, Troinex, Compesières

    Hirt Maomou et clergé Carouge (2).jpg

    Ce n'est pas le premier, ce n'est sans doute pas le dernier. Jean-Paul Elie Maomou est un jeune prêtre de Guinée Conakry. Il vient de débarquer à Carouge et a intégré l'équipe pastorale de cinq paroisses catholiques de Genève sud: Carouge, Acacias, Veyrier, Troinex et Compesières.

    Ce matin, la messe de rentrée avait attiré de quoi remplir l'église Sainte-Croix. Pas beaucoup plus. C'est dire que sur les quelque 45'000 habitants de cette région, la participation a atteint moins d'un pour cent. Une église en habit d'Arlequin. Où les Genevois - les Sardes à Carouge - ont pu mesurer combien ce coin de terre est peuplé de diversités. 

    Ce matin c'était aussi l'annonce officielles qu'une femme, Isabelle Hirt, avait été nommée répondante de l'Unité pastorale Salève, C'est la première fois à Genève qu'une femme occupe cette fonction. Mais le vicaire Desthieux n'avait pas fait le déplacement. On se demande bien pourquoi. *

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