dimanche, 28 septembre 2014

Pourquoi Berne ne veut pas de la traversée du lac

Geneve etude n1 zones tabous.PNGOn devrait toujours lire les rapports de la Confédération. Dans moins de deux heures, quand on connaîtra le résultat du vote sur la traversée de la rade, l'étude préliminaire que Berne a publiée le 21 mars 2013 sur la résorption des bouchons à Genève va sans doute revenir sur le devant de la scène. [à télécharger ici]

On y trouve la réponse à la question pourquoi Berne - du moins ses experts - ne veut pas de la traversée du lac et privilégie la création d'une voie supplémentaire dans chaque sens sur l'autoroute de contournement que Christian Grobet et ses experts d'alors avaient sciemment sous-dimensionnée.

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jeudi, 25 septembre 2014

Genève - Los Angeles: les élucubrations d'un prof

geneve los angeles.PNGLes profs, c'est fait pour donner des leçons. J'avoue que celle qu'ils nous assènent depuis quelque temps à propos de la traversée de la rade me font sortir de mes gonds. Un collègue m'a mis sous le nez la chronique que le géographe lausannois Jacques Lévy a commis pour Le Temps. Le scientifique assène quelques vérités à nous autres les coincés du bout du lac qui allons voter pour un tunnel urbain, alors que du haut de sa chaire Jacques nous propose rien moins que de faire le tour du lac par le Valais... Si, si vous avez bien lu!

 

[Cliquez sur l'image pour l'agrandir. A la même échelle, Los Angeles et Genève]

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mercredi, 24 septembre 2014

La démocratie participative: l'Ecosse, Paris, Genève

Le Royaume Uni respire parce que l'Ecosse a refusé la référendum d'indépendance. Cameron va-t-il être fidèle à ses promesses en accordant à la province un peu plus de souveraineté fiscale? That Si the question?

Paris bruisse de la démocratie participative que sa maire nouvelle, Anne Hidalgo, lui propose. Les Parisiens doivent choisir ces jours entre la végétalisme ion d'un mur aveugle et l'émancipation culturelle d'une friche industrielle. 75 millions d'euros sont en jeu. Sur France culture ce matin une journaliste rappelait qu'au plus fort de la mode participative à Porto Alegre, pas plus de 1,5% de la population de cette ville toujours emblématique aux yeux des altermondialistes participait effectivement aux scrutins.

Ce week-end prochain, les Suisses sont invités à trancher sur 20 gros milliards de francs, le budget de l'assurance maladie de base que d'aucuns pensent plus efficace de faire gérer par des fonctionnaires plutôt que par des entreprises privées. On comprend sans les approuver, les médecins qui, comme pas mal de monde, préfèrent le contrôle de l'Etat sur lequel ils pourront influer via les lobbies parlementaires qui ne seront plus ceux des caisses maladie mais ceux des professionnels de la santé.

Ce même 28 septembre, les Genevois votent sur un tunnel, un bon gros milliard de francs, qui pourrait bien libérer le pont du Mont-Blanc et les rues avoisinantes de pas mal de trafic privé et améliorer sensiblement la circulation des bus.

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lundi, 15 septembre 2014

Quatre-treize! Libération en mode Minority Report

Libération se réinvente. 93 emplois passent à la trappe et le patron, Laurent Joffrin, crée le journal version Minority Report, vous savez ce film de science fiction où l'on suit une brigade de flics chargée d'arrêter les criminels quelques secondes avant leur forfait.

Dans son discours à la rédaction, après le coup de hache qui ampute plus d'un tiers des effectifs, Joffrin écrit: "Il s’agira de produire non le quotidien de la veille mais celui du lendemain". Les 130 rescapés sont invités à être les précogs (de précognition) du journalisme. Au fond, peu importe les faits, pourvu qu'on ait l'ivresse des analyses!

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samedi, 13 septembre 2014

La Suisse au 29e rang!

image.jpgLes gens adorent les palmarès même s'ils savent que toutes statistiques comportent des biais. La curiosité l'emporte et on y jette un coup d'œil comme les horoscopes on le fait des horoscopes - au cas où. Au pire ou au mieux, ça peut nourrir une conversation. Saviez-vous que la Suisse pointe au 29e rang du dernier concours concours PISA? Au 29e rang?
- Je croyais notre pays mieux classé...
- je l'ai lu dans The Economist. Le ranking range les pays en fonction des performances des élèves tempérés par le salaire des profs. Instructif, non! Je serais curieux de connaître le rang des cantons suisses.
- Plus possible, mon cher, trop de cantons suisses ont refusé de payer le surcoût qu'implique un échantillon plus grand, du coup il n'est plus possible de la comparer.
- Sacrés Suisses, ils appliquent encore à la lettre leur devise nationale, de plus en plus écornées ou battue en brèche: pour vivre heureux vivons cachés!

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vendredi, 12 septembre 2014

Katutura a besoin de nos visites

Les lecteurs des blogs de la Tribune connaissent bien le blog Katutura. C'est une petite voix qui résonne avec un amour mêlé d'un peu de malice et d'indignation. Elle dit souvent sa foi en Jésus, qu'elle aime particulièrement quand il chasse les marchands du temple, laisse les docteur de la loi sans voix, les accusateurs de la prostituée sans action, s'en va dîner aussi bien chez les pauvres que les percepteurs d'impôts et guérit les malades sans se soucier des règles du sabbat. Ce Jésus-là l'anime toujours, la soutient dans sa quête de vérité, nourrit ses colères contre les possédants, les bien-pensants, les savants même et lui dit que Dieu est un Dieu ni fini ni infini mais se fait au jour le jour de la vie des hommes...

Sa vie entière, Katutura l'a donnée aux pauvres, aux sans voix, aux humiliés, aux expulsés. En Afrique du Sud durant 34 ans. Et ici, en Suisse, parmi les migrants. Une vie d'amour au service des autres.

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18:15 Publié dans Air du temps, Blogosphère genevoise, Dans quel état j'erre | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

jeudi, 28 août 2014

Ville de Genève: 400 millions ou 60% de plus en 15 ans!

image.jpgUn peu plus de 700 millions en l'an 2000, plus d'un milliard de francs en 2015, 1'139,3 millions exactement, telle est la croissance des charges de la Ville de Genève en 15 ans. Faut-il s'en réjouir, s'en alarmer? Comment savoir? C'est la tâche ardue des élus. Vu que le budget émane d'une Municipalité de gauche, la gauche se réjouit et la droite se lamente. On n'a pas beaucoup avancé.

La gauche la joue consensuelle cette année. Elle ne veut pas donner d'arguments à ses adversaires car elle sait qu'elle pourrait bien perdre des plumes aux prochaines élections du printemps prochain, surtout les Verts déjà étrillés aux dernières élections cantonales et dont la gentille et souriante conseillère administrative peine à faire entendre sa différence.

La gauche accorde donc aux PDC Barazzone, plus vert que vert si l'on en juge par la jungle que ses services ont fait pousser au centre ville, aidé il est vrai par un été pluvieux, les policiers qu'elle avait compté au PLR Maudet devenu comme on sait ministre de la Sécurité cantonale et dont le nouveau joujou, la future prison des Dardelles, est contesté par... une étrange coalition Vert-PDC. Pour le reste saupoudrage, saupoudrage, telle est la recette d'un budget bien raisonné, jusqu'à et y compris ce mythique et merveilleux équilibre qui ravit les comptables et contente les juristes. Le tout sans changement apparent de la fiscalité. Que demandez de plus? Salerno est sûr de sa réélection.

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lundi, 25 août 2014

Presse, la fonte

image.jpgImpressionnant ce reportage d'Esquire montrant la fonte du prestigieux The Philadelphia Inquirer, un des grands journaux américains, frappé comme tant d'autres par la crise des médias où les États-Unis jouent les précurseurs. Il est l'œuvre du fils d'un journaliste licencié. 5 ans durant Will Steacy a photographié les hommes, les locaux, les symboles, les signes d'une profession, trop diverse, trop multiple pour la contenir dans un seul terme.
Deadline, Bouclage, est publié sur Kickstarter un de ces nombreux sites de financements des œuvres, un des avenirs de la presse? Steacy réclamait 15'000 dollars, il en a récolté plus de 26'000.

19:52 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Avant, après 14, le monde

Quand je me contemple je me contente, quand je me compare je m'effraie. Cette version de la maxime de Talleyrand, qu'écrivait à ses parents un mercenaires suisses, n'a pas perdu de son actualité. Durant ce long été 14, qui n'en finit pas d'être arrosé et frais, la vieille Europe a pu revisiter son histoire moderne - la grande guerre de 14 - et mesurer combien l'Etat islamique - qu'on appellerait le diable, si on y croyait - n'est pas exceptionnel dans l'ordre de la mort et de l'horreur. D'autres conflits - la Deuxième guerre mondiale, le Vietnam et d'autres encore - ont multiplié les victimes, que les conflits du tiers-monde (un concept en vogue dans la deuxième moitié du siècle dernier) ou les bombes terroriste contemporaines n'ont pas dépassé en intensité et en destruction.

Cependant le monde change. Et l'Occident, champion des champs de bataille, des villes bombardées et des victimes par dizaines de millions, est devenu porteur des droits de l'homme et des échanges mondialisés. Aujourd'hui, les conflits sont locaux, de basse intensité, les victimes se comptent en milliers. Les opérations de maintien de la paix mobilisent plus de troupes que les conflits ouverts.

Un rien peut mettre le feu aux poudres, entend-on ici et là. Vraiment? Croit-on sérieusement que l'OTAN déclarerait la guerre à la Russie si le conflit ukrainien devait s'envenimer? Nous ne sommes sans doute pas à jamais à l'abri des folies qui ont entraîné le monde dans la guerre en 14 et inauguré un siècle barbare, cependant les antagonismes s'affrontent et s'apaisent désormais par d'autres moyens.

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08:23 Publié dans Air du temps, Dans quel état j'erre, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

samedi, 28 juin 2014

La Suisse et le futur Shaqiri américains

image.jpgXherdan Shaqiri a choisi la Suisse. Tant mieux pour La Nati!

Je ne sais dans quelles circonstances les parents du triple buteur contre le Honduras sont venus en Suisse alors qu'il n'avait qu'un an, mais ils font sans doute partie de ces millions de nomades contraints, qui, pour une raison ou une autre, ont quitté leur pays, soit qu'ils y ont été forcés soit qu'ils avaient l'espoir de trouver mieux ailleurs. Les deux Amériques sont terre de migrants, qui ne se sont guère embarrassés des peuples premiers aujourd'hui rayés de la carte ou soumis.

Dans The Economist de cette semaine, j'ai repéré cette infographie ( cliquez sur l'image pour l'agrandir). Elle nous dit que 15000 gosses Honduriens, un chiffre en forte progression, sont parvenus à entrer aux États-unis malgré les murs et les barrières que le peuple de cette terre promise dresse contre les barbares du sud. Il y a peut-être parmi ces migrants un futur Shaqiri américain. Jouera-t-il au Qatar en 2022?

J'apprends aussi, en lisant la dernière livraison de Bilan qui fête ses 25 ans, que le patron de Facebook met sa fortune au service d'un projet politique, celui de la sélection des migrants...

07:38 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

vendredi, 27 juin 2014

Swiss comme les producteurs de tomates!

image.jpgSur RTS La Première ce soir, le patron de Swiss romande pleure comme un paysan.

- Msieur, c'est pô juste, y 'en a qui jouent dans mon carré sable et qui n'respectent pas les règles du jeu!

Quelles règles mon petit et qui sont ces grands méchants concurrents?

- Bin, eux, princes des sables et du pétrole, y peuvent jouer 24 heures sur 24 alors que moi on m'envoie au lit entre minuit et six heures du mat. Et puis y zont des avions tout neufs que je ne sais pas avec argent ils ont achetés... snif!

En fait tu voudrais que maman Helvetia te donne des sous?

- Non, enfin, je ne sais pas, j'voudrais juste que tout le monde joue avec les mêmes règles.

Jouer avec les mêmes règles, c'est ce que demandent les producteurs de tomates genevoises qui fêteront ce fruit dans 15 jours à Carouge et bien d'autres producteurs, mais ce n'est pas ce que demande les consommateurs. C'est aussi ce que demande le syndicat pour les travailleurs du traiteur de ligne Gâté Gourmet, qui fut un rejeton de Swissair.

Les mêmes règles pour tous... ça passe par Un peu plus d'Europe, non, et un peu plus d'OMC?

19:35 Publié dans Economie, Gestion publique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

vendredi, 20 juin 2014

Genève Lausanne Lhasa

image.jpgLe père de Swissmetro s'est donc enfin converti aux bons vieux rails du XIXe siècle. Le rêve du métro souterrain dans un tube à vide ayant été repris par l'Américain - mais dans un tube posé sur des piliers (bien moins cher à construire et bien plus facile à secourir en cas de défaillance) - le voilà renvoyé au XXIIe siècle peut-être pour la Suisse. Vive donc la deuxième ligne sur le plateau suisse de Genève à Zurich plus ou moins le long de l'autoroute À 1, mais en passant par Payerne, nécessairement, où se bâtit le futur aéroport spatial de la Suisse, lequel sera à 20 minutes de GVA (Genève Voltaire aéroport) et à 45 minutes de Kloten.

Malheureusement, comme pour le CEVA, la Suisse officielle a pris la mauvaise voie, celle du tracé de 1912 pour le RER genevois, lequel ne relie donc correctement ni l'hôpital, ni la couronne de cité, de Veyrier Carouge à Plan-les-Ouates, Bernex-Onex, Vernier et Cointrin-Gd-Saconnex, celle de la troisième voie le long de la ligne CFF de 1870, où jamais on ne pourra en construire une quatrième sauf à l'enterrer sous les deux ou trois autres. Compte tenu du nombre de gares traversées et de l'urbanisation environnante,impossible sur ce ligne première de faire circuler un train à plus de 200 km/h

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18:20 Publié dans Affaires fédérales, Démocratie, Gestion publique, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

mercredi, 11 juin 2014

Un Conseil d'Etat arc en ciel ou gris?

conseil d'etat hoto officielle juin 2014.pngIl y a quatre ans, le nouveau gouvernement avait annoncé son premier programme de législature du dernier étage de l'Office mondiale de la météorologie. Quatre ans plus tard, on retombe sur terre (sauf pour la photo officielle*). Le brouet gouvernemental 2014-2018, présentée cet après-midi dans l'obscure salle des Fiefs, au cœur de l'Hôtel-de-Ville, est gris comme la molasse de la Tour Baudet.

La faute à la dette que le gouvernement genevois semble découvrir à chaque début de législature pour mieux l'oublier pendant quatre ans. La faute à la trouille aussi, la trouille de perdre les poules aux oeufs d'or - lisez ces sociétés multinationales sans domicile fixe, actives dans le trading, dans la gestion des marchés, l'optimisation fiscale, dans la finances. On les rassure donc une nouvelle fois. On leur confirme qu'elles seront toutes traitées avec reconnaissance. Leur taux fiscal diminuera de moitié ou presque. Les propriétaires à Genève doivent eux s'attendre à se serrer la ceinture.

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mardi, 27 mai 2014

La guerre des graines et la liberté des paysans

image.jpgFrance 5 a diffusé ce soir La guerre des grains un document genre "Le monde selon Monsanto", très dans l'esprit "Les multinationales affament le monde, ne pensent qu à leurs profits, tuent la biodiversité, manipulent les élus pour qu'ils votent des lois à leur avantage".
L'émission montre donc les résistants à ce monde infernal, telle une agricultrice bien dans ses bottes qui a décidé de resemer ses propres graines de mais ou ce paysan qui marche dans un champ de blé caressant des épis de toutes hauteurs, où, nous dit-on, prospère une centaine de variétés de froment dont une qui serait aussi vieille que l'humanité et dont la diversité est une garantie pour le paysan et donc pour la planète d'échapper à la perte de sa récolte en raison des maladies. On se demande ce qui a bien pu provoquer les famine d'antan. Le paysan tirerait son épingle de la botte de foin en se faisant boulanger - on le voit pétrir la pâte à la main - puis commerçant.

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dimanche, 18 mai 2014

Des votes d'une population qui a peur

Non au P+R, oui à l'initiative qui expulse les TPG de la communauté tarifaire Unireso. Les résultats des votations de ce dimanche sont dans le droit fil de celles du 9 février. L'expression d'une population qui croit que la prospérité du pays n'est due qu'à son travail et qui n'est plus prête à investir pour l'avenir. Il est aussi le reflet de la déconsidération d'une classe politique éclatée, où seuls les forts en gueule semblent être entendus.

En fait, ce vote ne reflète sans doute pas l'avis de la population active du canton, celle qui bosse et assure le bien-être de tous. Un fait à l'appui de cette affirmation. Dans La classe d'âge des 25-45 ans, les Suisses sont à Genève minoritaires. Ils ont été exclus du vote. Et ce sans inclure les travailleurs hors frontières cantonales qui seront les premiers pénalisés par le vote sur les TPG et le vote sur les P+R.

Les vainqueurs du jour vont crier leur victoire. Il creuse lentement la tombe d'une région qui se disait ouverte au monde. La plus petite des grandes villes internationales, la deuxième capitale des Nations unies n'est qu'une ville d'eau, une bourgade recroquevillée derrière ses remparts. Qui sera donc le James Fazy du XXIe siècle, le révolutionnaire de 1847 qui fit les grands boulevards sur les ruines des défenses à la Vauvan qui enfermait la ville?

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vendredi, 16 mai 2014

Carouge Guatemala

La justice genevoise traite les petites et les grandes affaires avec la même main aveugle. Heureux celui celui qui passe au travers des mailles du filet.

Au Guatemala, paradis tropical mais malheureux pays dominé par de grands propriétaires, il y a mort d'hommes, sans doute menaces sur des témoins, corruption et terreur. Le prévenu incarcéré à Genève depuis bientôt deux ans risque chez lui la peine capitale ou la prison à vie. Il n'a donc pas été extradé. Sortira-t-il sans condamnation à Genève, faute de témoins ou au bénéfice du doute, qui, chez nous, profite en principe à l'accusé? Combien ses avocats, sans parler d'éventuels dommages et intérêts, risquent-ils de coûter à la République?

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jeudi, 01 mai 2014

La rade et les doublons

jardin anglais extension 1870.jpgQui aura la haute main sur la rade de Genève quand l'Etat et les communes auront clos la chasse aux doublons?

Le directeur Pagani ou son successeur ou Hodgers ou son successeur ou le ci-devant seigneur président Longchamps, chasseur en chef des doublons?

Gageons qu'en ce lieu chéri des Genevois, les services des eaux, de la protection de la nature, de la pêche, des monuments et des sites, des amarrages, du domaine public et du domaine privé public, des constructions hautes et basses, des parcs, de la police du lac et du bitume et des services du commerce, du tourisme et de l'hygiène et j'en oublie sans doute, sans compter  les associations multiples et diverses ni les défenseurs des patrimoines mort ou vif, continueront de défendre leur pré carré.

A moins,...

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dimanche, 27 avril 2014

Landsgemeinde: Un seul cœur, une seule âme?

P1030111.JPGLe ciel est menaçant, les parapluies barrent la vue de l'estrade, d'où les autorités, tête nue, dominent les premiers rangs. La place de la Landsgemeinde est bondée, manifestement trop exiguë pour contenir même la moitié des électeurs du demi-canton des Rhodes intérieures d'Appenzell. Qu'importe le chancelier chante les louages de cette démocratie directe vivante. il est fier du renouveau que vit depuis dix ans le canton le moins peuplé de Suisse.

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Aux antipodes de Genève

P1030042.JPGAppenzell, moins de seize mille habitants, 496 délits pénaux en 2013, dont 59% sont élucidés, 160 chômeurs, des comptes 2o13 juste équilibrés grâce ici comme chez nous à d'heureuse rentrées fiscales, un centre ville absolument silencieux rythmé par le bourdon de la grosse cathédrale, austère au dehors, rococo au dedans, qui frappe les heures et les quarts, imperturbable.

Où que le regarde porte, des prés verts, piqués de pisse-en-lit en fleurs, de moutons noirs et blancs, de bovins bruns et de fermes à deux corps. La ville à la campagne, c'est ici. C'est à quatre heures de route de Genève. Un berceau de la démocratie dit-on quoique la Landsgemeinde viole un principe cardinal de la déclaration des droits de l'homme, le secret des urnes et l'accès égal de tous au vote.

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mardi, 22 avril 2014

Pierre, François et les autres

Que préférez-vous? Coop, Migros ou Lidl ou encore le dépanneur du coin qui ouvre jusqu'à point d'heure parce qu'il travaille officiellement sans main-d’œuvre d'appoint? Qu'importe, ce qui compte, c'est que vous ayez l'embarras du choix. En plus, à l'occasion d'une escapade, les Genevois ont la liberté de découvrir le monde merveilleux des supermarchés français et de s'en mettre plein le cabas.

Le choix, c'est ce que n'offre pas l'Etat. L'Etat livre ses services et prestations sans concurrence. A un prix qu'on ne connaît généralement pas. Impossible d'aller se servir ailleurs, sinon au prix fort - c'est le cas de l'école - ou au prix plus lourd encore d'une migration.

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dimanche, 20 avril 2014

Tohubohu

La terre était informe, la lumière ne se distinguait pas des ténèbres...

Au premier jour, la lumière fut, raconte la Genèse, le premier livre de la Bible, bien avant que les deux grands luminaires montent dans le ciel et toutes les étoiles pour éclairer le jour et la nuit et rythmer les mois et les saisons. Un poème fantastique, simple, évident qui nourrit toujours et toujours les artistes, les femmes et les hommes.

Point de science intuitive ou expérimentale au sens que donne aujourd'hui l'humanité à ce mot, mais un sens tout de même qui vaut bien les connaissances actuelles toutes pleines de points d'interrogation. Les deux quêtes vont leur chemin. Et c'est tant mieux. Les opposer est absurde. Qui peut dire: je sais!

Autre mystère, la résurrection d'un homme. Comme l'a rappelé le curé de Carouge qui officiait hier soir à Compesières, citant le cardinal Journet, à l'adresse d'une douzaine de confirmants: "J'essaye de comprendre".

Ah, comme il est écrit, deux femmes furent les premiers témoins de ce non sens et chargées de l'annoncer aux autres. Mais bien vite la tradition les remis à leur place de servantes, voilées, muettes et secondes.

François, encore un effort, tu peux être le pape des femmes! Les temps sont mûrs.

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mardi, 15 avril 2014

Un homme nommé Jésus...

France 2, la chaîne de télévision publique d'une République laïque gouvernée par des socialistes rediffuse* ce mardi saint, une histoire fondatrice, celle de Jésus. Un juif à la peau tannée, aux cheveux noirs, bouclés et courts, rappelle presque subreptissement l'émission "Secrets d'histoire". Une bonne nouvelle?!

Certes la France, dont les temples sont vides, mais le peuple assoiffé de certitudes, aime à se souvenir qu'elle fut ou qu'elle est encore la fille aînée de l'église catholique. Certes l'émission, conduite par un Stéphane Bern, médialogue béat mais heureusement discret - cinquième évangéliste? - discute le récit des Évangiles, confronte le merveilleux aux traces archéologiques, au vécu des hommes et des femmes de ce temps si lointain, mais c'est pour mieux justifier une vérité, fondé une réalité historique.

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jeudi, 10 avril 2014

Hodgers sur les pas de Hiler

L'un est né à Buenos Aires, l'autre à Reno aux Etats-Unis. L'un et l'autre sont des verts libéraux élus sur des listes de gauche. Un peu plus de cents jours après son élection, le secondos Antonio Hodgers met le bâton dans la fourmilière du Petit Genève 8les pouvoirs de notre nouveau ministre de l'Urbanisme s'arrête en effet à la frontière).

David Hiler avait accueilli les Hedge funds, ces fonds de placements spéculatifs, à Genève et tous ces traders de matières premières qui font une partie de la fortune du canton. Antonio Hodgers propose de casser l'accord  un emploi - un logement et deux tiers de logements sociaux, que Grobet et les syndicats avaient imposé à Mark Muller, en menaçant son projet de loi d'un référendum (subtilement le municipal de la Ville avait donné un préavis positif au premier projet Muller ouvrant la voie à un référendum lancé en été 2009...). Effrayé le magistrat libéral avait reformulé son projet dans le sens de la gauche et le Grand Conseil l'avait avalé en juin 2011. Inutile d'ajouter qu'on est bientôt à mi 2014 et que pas un clou n'a été planté dans le PAV...

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mercredi, 09 avril 2014

Les cigales genevoises et les fourmis vaudoises

Chacun est dans son rôle ce matin en page 3 de mon quotidien favori. Sous le titre citation: "La baisse de la fiscalité doit profiter à toute la population (de gauche)" notre maire de Genève, la socialiste Sandrine Salerno, surfant sur, dit-elle, une bonne idée du gouvernement vaudois, propose qu'en contre-partie de la baisse d'impôt dont les entreprises vont bénéficier d'ici 2020, elles s'acquittent de quelques charges sociales nouvelles: subsides aux crèches, prise en charge d'une partie de l'assurance maladie, financement d'un fonds pour mettre les chômeurs plus vite à la retraite.

De son côté, le président du Conseil d'Etat, le libéral-radical François Longchamp, rappelle qu'il ne faut pas se tromper de combat. Si Genève envisage de baisser les impôts des entreprises, c'est pour que toutes soient traitées sur un pied d'égalité, but que partage évidemment la socialiste, mais surtout pour que Genève ne voit pas le quitter ces sociétés internationales qui font leur bénéfice ici sans y produire un iota de marchandise ou de service, mais qui financent l'Etat et créent des emplois souvent bien payés, ce dont profite Genève, car ces travailleurs sont taxés, eux, comme tout le monde.

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lundi, 07 avril 2014

La longueur idéale d'un blog: 7 minutes

photo-1.jpgNe cherchez plus dans votre supermarché favori une pomme bitterbippée ou tavelée, une poire blette ou une fraise verte (encore que), il y a belle lurette que fruits et légumes sont clean, propres en ordre, sans taches ni défauts apparents. Tels semblent être désormais, si j'en crois une note lue sur le blog du modérateur, le sort de nos gazouillis, posts, mails et autres billets. Le carcan de la norme les guette.

Calibrés pour être lus. Dans ce laminoir statistique, le blog s'en sort plutôt bien: 7 minutes, soit 1600 mots. C'est beaucoup, presqu'un tiers du temps passé à la lecture d'un quotidien. Sans doute ne lit-on pas un blog tous les jours ce en quoi on a tort évidemment. C'est bien plus en tous cas que les quelques signes qu'il est dorénavant recommandé de publier sur les réseaux sociaux si l'on veut être perçu... Conclusion: le blog est à la pensée ce que le houle est à l'océan. Les réseaux sociaux en sont l'écume qui jaillit à grand fracas. Qu'en reste-t-il?

22:49 Publié dans Air du temps, blogs et net | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |