Vu du Salève: Genève...

  • Emery-Torracinta et l'art de l'école

    151013_Emery_Torracinta_Conseillère_Etat_ 02.JPGTrois chercheurs, employés au Service de la recherche pédagogique, un organisme sous la tutelle de la ministre de l'Instruction publique, Anne Emery-Torracinta (ancienne employée du ministère qu'elle dirige), signent le dernier rapport sur le Cycle d'orientation

    L'institution genevoise, 55 ans cette année, fer de lance de la démocratisation des études, censée faire éclore au mieux les jeunes pousses que sont les ados du canton, démarre à la toute fin des années 50 sous les auspices d'un radical, l'oublié Alfred Borel. Elle fut mise en oeuvre dès 1962 par un socialiste durable (24 ans à la tête du DIP), le très vénéré André Chavanne. Les réformes n'ont pas cessé au CO depuis. Normal, les temps changent et les jeunes du XXIe siècle, asservis plus que de raison, dit-on, à leur smartphone (sauf à l'école où l'objet est banni), n'ont pas grand chose à voir avec leurs aînés des années 60, dont je fus.

    La dernière réforme du Cycle, portée par le socialiste Beer mais imposée par le peuple, rate ses cibles, dit le rapport. Il faut donc réformer, dit la ministre. 

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  • Sainte Marguerite Bays, ora pro nobis!

    marguerite bays.jpgOra pro nobis! répond-on à l'énoncé du nom des saint.e.s prononcés en ce radieux dimanche 13 octobre à Rome. Deux des cinq humains ajoutés ce jour à la litanie des saints sortent du lot car ils nous sont plus connus et plus proches: un théologien anglican, John Newman, converti et devenu cardinal, et une ouvrière fribourgeoise, Marguerite Bays (et ). 

    Changement d'ère, comme disent les Verts, qui espèrent bien capitaliser dimanche prochain sur la peur du réchauffement climatique. Leur politique? Elle consistera à taxer le carbone, soit à adapter une méthode du marché pour renchérir les carburants à effet de serre, à planter des arbres, ce que la nature fait depuis sa création sur cette terre, à réintroduire un jour sans viande, qui ne sera pas le vendredi trop associé à l'église catholique, à lever des murs douaniers et normés entre les nations. Et quoi encore? A nous rebattre les oreilles de leur catéchisme culpabilisant du XXIe siècle? A sanctifier Greta?... 

    Ce jour, premier de la semaine, François a reconnu saints cinq frères et sœurs. Des modèles, des sages, des pieux, des simples, des engagés. C'est aussi dans le calendrier païen, la journée du hamburger...

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  • Bardonnex Alternative renaît et déplace 35 personnes à l'Eki-Thé

    coût syst sante suisse 2017.jpg

    La réunion politique convoquée par Bardonnex Alternative est locale, Elle a lieu à l'Eki-Thé, un commerce équitable, qui vit sans doute ses dernières semaines à la Croix-de-Rozon, à moins qu'un nouveau collectif ne reprenne les rênes de l'épicerie tea-room et y installe une halte postale (La Poste voisine va fermer) et quelques autres services à l'intention des quelque 1800 habitants de ce village frontalier. (De l'autre côté, la bourgade de Collonge-sous-Salève est en pleine croissance et compte une bonne trentaine de commerces divers et restaurants)

    Les thèmes du débat sont nationaux et même planétaires. Il s'agit pour quatre candidates et un candidat au Conseil national de livrer leur recette pour réduire la hausse des primes maladie et réduire le réchauffement climatique.

    Mission impossible qui très vite se résume aux slogans et postures mille fois entendus.

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  • Faut-il sauver le PDC?

    pdc suisse président.jpgFaut-il sauver le PDC? Le journal Le Temps pose ce jour la question. Ce n'est pas le premier ni le dernier à la poser. Mais il est vrai que les Verts sont en passe de devenir le quatrième parti de Suisse. La question est donc existentielle pour ce parti, dont je fus président des jeunesses suisses dans les années 70, au temps de Kurt Furgler. Un autre siècle, un autre monde.

    Le Parti démocrate-chrétien venait alors d'opter pour sa dénomination toujours actuelle. Avant il avait été soit un parti conservateur, fort, voire hégémonique dans les cantons catholiques, soit un parti chrétien social, notamment à Genève, dont les relais avaient été le syndicalisme chrétien, le Mouvement populaire des familles, la troisième voie (entre la capitalisme et le communisme), la doctrine sociale de l'église, le personnalisme d'Emmanuel Mounier. L'église catholique était encore peuplée en masse, encadrée par des clercs nombreux. Et le mouvement qui avait abouti au Concile Vatican II avait remis le peuple de Dieu - un peu - au milieu de l'église et l'église - un peu - dans le monde...

     

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  • Je suis perdu et sans parti

    smartvote moi 2019.jpgConnaissez-vous Smartvote? Depuis quinze ans, ce projet offre aux citoyens le moyen de mesurer leur proximité ou leur éloignement politique par rapport aux candidats et aux partis lors d'élections parlementaires. J'ai donc répondu au 75 questions - pas toutes neutres et parfois ambiguës ou lacunaires - et me retrouve un peu orphelin.

    Le candidat le plus proche ne colle qu'à 59,8% avec mes réponses. c'est Nicolò Gori, un jeune PLR que je ne connais pas. Le second est la tête de la liste PDC, Vincent Maître, avec qui Smartvote me donne 57,3% d'affinité. On ne se refait pas, Je colle mieux avec le PDC et avec les Verts libéraux qu'avec le PBD et l'UDC. Et je ne suis, me dit Smartvote, ni très vert - trop dogmatique à mon goût - ni très rose - trop étatiste.  Ce que je savais. 

    Smartvote permet d'affiner et, question par question, de savoir où je converge et où je diverge. C'est assez instructif à la fois sur la manière de poser les questions et sur le choix des sujets et sur les réponses qu'on a pu donner rapidement. Testez-le! Smartvote sera à Uni Mail ce jeudi à 17h pour en débattre.

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  • Le tocsin pour le climat. Mais dans quel état j'erre?

    cloche en verre.jpgAinsi notre vicaire épiscopal demande à nos clocher de sonner le tocsin pour le climat, samedi, entre 14h30 et 14h35, en solidarité avec les églises suisses et les mouvements chrétiens. "Les organisations chrétiennes de l’Alliance climatique, écrit Pascal Desthieux, demandent aux paroisses de toute la Suisse de soutenir le mouvement pour le climat en réglant l’horloge de leurs églises sur midi moins cinq ce samedi 28 septembre 2019 et/ou en faisant sonner les cloches des églises à 14.30 heures. 

    Cette solidarité sonore me paraît fort discutable. 

    Sonner le tocsin contre le réchauffement climatique (ou pour le climat?) et pourquoi pas contre Trump, pour Greta, contre Poutine et pour je ne sais qui... le page? Et pourquoi ne sonne-t-on pas le tocsin tous les vendredi contre le consumérisme, pour le véganisme, contre le chauffage des appartements (et des églises vides) et pour les éoliennes sur nos monts quand le soleil...?

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  • Une semaine sans viande et une sans chauffage

    thermometre paris.jpgMais que fait la police! Ce que je reproche un peu aux marcheurs climatiques, tous âges confondus, c'est que la peur les motive - la peur de la canicule, de la montée des eaux, de la fonte des glaciers, des ouragans - et non un monde plus juste et plus pacifique. Ce que je reproche un peu aux marcheurs climatiques, c'est que l'Etat doit décider et faire le bonheur national brut (BNB) et non les gens eux-mêmes.

    Certes, je ne suis pas assez naïf pour croire que la main invisible du marché (ou de l'Etat) peut faire le BNB, même The Economist, qui consacre son édition de cette semaine onusienne à la crise climatique, n'y croit plus non plus. Et que les Etats, faute de mieux - c'est-à-dire nous dans les Etats démocratiques - doivent collectivement inventer des règles du jeu marchand qui nous incitent à moins produire de gaz à effets de serre. Non pas par peur d'un hypothétique enfer sur terre mais pour la simple économie des ressources rares et non renouvelables. Vaste défi.

    A notre niveau, nous pourrions opté pour une semaine sans viande et, cet hiver, pour des chambres et des bureaux à 18 degrés voire moins.

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  • Maudit Maudet

    conseil d'etat photo officielle.jpg

    L'occasion était sans doute trop belle pour mon journal préféré. Que Pierre Maudet, dont la Tribune de Genève a été la première à révéler les turpides et les demi-vérités à l'origine de sa disgrâce politique du printemps 2018 - turpitudes que notre désormais mini-ministre-et-président-déchu se refuse toujours à nommer des fautes et des mensonges - que Pierre Maudet donc choisisse le principal quotidien de Genève pour dire sa rupture de collégialité à propos du budget 2020 est un bon coup médiatique. 

    Sauf que la rupture de collégialité remonte à plus d'un an et est le fait de Pierre Maudet lui-même, qui par son voyage "privé" à Abu Dhabi et ses mensonges subséquents a rompu la confiance qu'on avait en lui. S'en est suivi la  punition méritée qu'on sait, dont j'ai estimé par ailleurs que le Conseil d'Etat aurait été bien inspiré de mettre un terme.

    Sur le fond, pas un des ministres ne se satisfait sans doute du projet de budget 2020 ni du plan financier quadriennal.

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