samedi, 20 décembre 2014

Budget 2015: le hara kiri du PDC genevois

Comment un parti, qui détient deux sièges au Gouvernement, qui se dit au centre et se doit donc d'être - et a toujours été - un des piliers du gouvernement, peut-il ne pas voter le budget? L'abstention du PDC, hier soir, lors du dernier vote est suicidaire.

Le MCG est le grand vainqueur de cette comédie, où l'on s'est écharpé plus de 20 heures durant pour une ou deux  dizaines de millions, alors que les dépenses de l'Etat de Genève dépassent 7,6 milliards de francs faisant du canton et de ses communes la collectivité publique la plus dépensière de Suisse par habitant.  

J'entends déjà les forts en gueule de ce parti, qui n'en manque pas, clamer haut et fort ces prochains mois - on entre en campagne électorale - que le MCG, lui, a assumé ses responsabilités gouvernementales en votant le budget, et dénoncer l'indécision du PDC, dont deux de ses membres dirigent deux des ministères les plus importants du canton, dont le ministère des finances, mais dont les députés se réfugient dans l'abstention.

Et la gauche me dira-t-on. En refusant le budget, n'affaiblit elle pas ses deux ministres? Et bien non. Car la gauche, elle aussi composite, est très minoritaire au gouvernement, comme au Grand Conseil. Anne Emery Torracinta, la seule qui pèse en raison du nombre de fonctionnaires du Département de l'instruction publique, a très vite pris le parti de ses troupes en dénonçant la coupe proposée par le MCG qui, dans une premiere étage de la saga budgétaire, ciblait uniquement le DIP.

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Mais à quoi sert-il de parlementer pendant des heures!

ouf! Le parlement genevois a évité le ridicule. Le budget est voté. On dira que c'est l'essentiel. A ce stade de décomposition politique, il ne fallait pas encore ajouter à Geneve cette Genferei de commencer l'année sans budget ou de poursuivre le blabla, entre soit, jusqu'à l'heure du culte ou de la messe.

En quatre mois d'examen parlementaire, on sera donc passé d'un bénéfice de un million en septembre, quand le Conseil d'Etat a présenté son projet de dépenses et de recettes pour 2015, à 24 millions votés par une majorité PLR, PDC, MCG UDC de la commission des finances, pour finir, nous dit la Tribune ,sur un bénéfice de 13 millions voté par une majorité PLR, MCG, UDC ce vendredi soir 19 décembre. Ces menus variations, sans doute significatives aux yeux des députés qui n'ont pas quitté le nez du guidon, restent dans la marge d'erreur d'un budget de plus 7,6 milliards de francs. Que dire de plus!

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lundi, 15 décembre 2014

Bardonnex, Plan-les-Ouates: mes deux communes chéries

Bardonnex, j'y habite. Plan-les-Ouates aussi. Impossible? Impossible, seulement pour ceux qui ont accepté la séparation de ces deux communes. Pour ma part je ne l'accepte pas. Je rêve qu'un jour les gens d'ici liront la Constitution genevoise et se convaincront que l'union des communes est l'avenir du canton, lequel a besoin d'institutions publiques fortes, professionnelles, taillées à la dimension du XXIe siècle, celui du monde qu'on traverse en 24 heures et même instantanément sur les réseaux, alors qu'en 24 heures, on ne parcourait guère plus de 100 à 150 km en 1851, quand le divorce survint.

Ce qui m'attriste ce lundi c'est de constater, à la lecture de la Tribune, que mes deux communes chéries se fourvoyent dans des investissements insensés. Bardonnex va décider ce mardi de dépenser 2,3 millions pour rénover une grange de la ferme de Compesières en ruines depuis des années et plus 9,8 millions dans la construction d'un bâtiment artisanal. Plan-les-Ouates, qui roule sur l'or et ne sait manifestement plus quoi faire de ses millions, va en mettre un, peut-être deux, au rachat et à la rénovation de la distillerie de Saconnex d'Arve

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Et maintenant, fêtons la paix de Saint-Julien!

walker histoire de geneve.jpgVous l'avez remarqué, comme bon nombre de chroniqueurs, les blogueurs ont leurs dadas. D'une manière ou d'une autre ils ressassent leurs thèmes favoris. Je n'y échappe pas. Mes dadas sont notamment:

1) la fusion de Servette FC avec le club haut-savoyard de Gaillard, devenu ETG (pour Evian Thonon Gaillard) mais portant les couleurs de l'eau la plus connue au monde, ce qui permettrait à Genève-Evian de jouer dans le championnat de France et sans doute de mobiliser des sponsors pour briller dans cette compétition d'un autre niveau que notre SuperLeague, de quoi glaner dans l'aventure quelques retombées collatérales et identitaires pour le Grand-Genève,

2) la création de quelque 70 communes citoyennes, présidées chacune par un maire-député à plein temps, qui serait animateur de la démocratie de proximité, l'ensemble des maigres pouvoirs qui demeurent aux communes actuelles étant administrés par le Conseil d'Etat, dont le président porterait le titre de maire de Genève, et un Grand Conseil formé des 70 maires (d'arrondissement) et de 70 autres députés élus au suffrage proportionnel sans quorum. Exeunt les bientôt mille conseillers municipaux dont les pouvoirs sont souvent dispendieux, quand ils ne vont pas à l'encontre de l'intérêt général du canton...

3) la commémoration de la paix de 1603...

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lundi, 08 décembre 2014

La croissance, le fou et l'économiste

"Celui qui croit à une croissance exponentielle infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste". C'est en butinant sur Lieu-commun, un groupe sur Google+ où publie entre autres un des fins blogueurs politiques genevois, François Brutsch, que j'ai relu hier cette phrase. Certains la balancent comme dans la conversation, ce qui a pour effet de tuer le débat en disqualifiant une pensée, celle des économistes, de la croissance, de la croyance trois œuvres du diable s'il existait à leurs yeux.

J'ai trouvé une réponse bien pertinente, celle de l'économiste Alexandre Delaigue, qui veut expliquer l'économie à sa mère, ce qui est une bien louable entreprise. Elle démontre que l'important n'est pas la croissance, mais son alimentation par l'innovation et la découverte. J'en partage donc le lien - La croissance, vers l'infini, et au-delà - sacrifiant ainsi au premier commandement de cette merveille dixième merveille du monde, celle de cette église informelle qu'est le Net, qui, sans faire religion, relie les hommes sans frontières.

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samedi, 06 décembre 2014

RTS: Quinze minutes de propagande

"Quinze Minutes", le reportage radiophonique de notre radio RTS, non pas d'Etat mais à abonnement forcé, un format qui jusque dans son titre est un clin d'œil au quotidien 20 Minutes. Du côté du financiemment par le public, la qualité, la mesure, du côté du financement par la pub, le sensationnel, la concision caricaturale. Voir!

Ce samedi, la RTS nous impose un discours syndical bien rodé, volontiers triomphant, forcément exemplaire pour la Suisse. Sans l'ombre d'une mise en perspective - le vote des Genevois de baisser les tarifs - ni l'avis de la position patronale - lequel a dû être recadré pour entrer en discussion. Avec un résultat qui fleure bon l'autogestion...

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22:30 Publié dans Démocratie, Economie, Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

mercredi, 03 décembre 2014

Tous Pouvons Gagner... TPG?

image.jpgPetit calcul simple. Combien de fois faut-il multiplier 500 francs pour faire 15 millions? Si vous dites 30'000 vous avez tout juste. Transposez maintenant à l'équation que posent les travailleurs aux TPG et vous en déduisez qu'il suffirait que les TPG décrochent 30'000 nouveaux abonnements au prix bas de 500 francs pour l'abonnement d'un an et voilà la grève réglée. CQFD

Au passage on découvre quoe la prospérité de toute entreprise tient au nombre des consommateurs que ses produits et services séduisent et incitent à payer. Donc, chers Genevois (habitants du Grand Genevois) consommez, consommez du TPG! Tel devrait être le slogan des syndicats.

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08:05 Publié dans Démocratie, Economie, Gestion publique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

mardi, 02 décembre 2014

Google et l'Evangile selon Saint Mathieu

economist google.jpgGoogle, une multinationale américaine qui comme la plupart de ses copines est passée maître dans l'art de faire thunes avec rien et d'échapper au fisc. Enfin pas tout à fait rien, sa matière première est celle des clercs, écrivains, communiquants et autres journalistes, sauf que Google ne noircit plus des tonnes de papier qui filent aussitôt dans les poubelles, finissent sous le pilon ou s'empoussièrent dans le meilleur des cas sur les rayons de nos bibliothèques.

Google permet à nous autres simples quidams, c'est son cœur d'affaires, d'aller piocher gratuitement des infos partout dans le net. 68% des Américains et 90% des Européens l'utilisent. Une domination qui effraie. Il s'est trouvé une majorité la semaine passée au Parlement européen pour casser ce qui a le goût et la saveur d'un joli monopole, comme les Américains ont cassé en 34 morceaux le monopole de la Standard Oil il y tout juste un siècle.

Et c'est là qu'entre en scène Saint Mathieu.

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06:39 | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

lundi, 01 décembre 2014

Forfaits fiscaux: gauche-droite, gauche-droite, gauche...

forfaits contre projet.jpgIl y a une chose qui m'interpelle grave au lendemain de la votation genevoise du 30 novembre. Pourquoi diable, les Genevois ont-ils refusé le contre-projet à l'initiative sur les forfaits fiscaux? (ici les résultats)

Et comment se fait-il que les arrondissements de droite ont plutôt voté pour réduire l'accès à ce privilège controversé, en acceptant de faire passer la dépense minimale taxée de 400'000 francs (nouveau seuil fédéral) à 600'000 francs, tandis que les arrondissement de gauche l'ont refusé? Le monde à l'envers. La carte publiée par le service des votations et élections (cliquer ci-contre pour l'agrandir) est criante à ce sujet. 

Pourtant, qui veut le plus, en l'occurrence l'abolition des forfaits fiscaux, veut le moins, en l'occurrence le contre-projet qui promettait de durcir les conditions de son octroi, non?

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10:01 Publié dans Affaires municipales, Démocratie, Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

dimanche, 30 novembre 2014

Défaite de Montebourg, défaite du Grand Genève?

forfaits fiscaux.jpgBons, mais pas bêtes, les Suisses! Les Zurichois avaient décidé de renoncer aux forfaits fiscaux. L'extrême-gauche du cru et les socialistes suisses, qui lui ont emboîté le pas, surfaient sur ce vote et expliquaient que l'abolition de l'impôt sur la dépense, accordé à quelques riches étrangers soucieux en migrant chez nous d'optimiser leur facture fiscale, ne coûterait pas grand chose aux collectivités suisses, faisant mine d'ignorer que deux tiers des budgets servent à financer le social, la formation et la santé. Mieux, un oui aurait, disaient-ils, montré notre vertu, si décriée sur le plan bancaire, en anticipant sur la prochaine exigence de Bruxelles.

Il est vrai que les forfaits sont un peu la cerise sur le gâteau étatique, lequel est, en Suisse, l'un des plus petit des États de l'OCDE. Une cerise qui vaut un milliard, a calculé le ministre vaudois des Finances, qui additionne la TVA que paient nos forfaitaires sur la TVA. C'est peu en regard des quelque 190 milliards de francs que collectent et dépensent bon an mal an les communes, cantons et Confédération réunies du pays. Mais c'est toujours bon à prendre en ces temps où l'antienne des lendemains qui déchantent est le refrain préféré des gouvernements. Genève n'a pas fait cavalier seul. Le Canton s'est même payé le luxe, sous l'influence du bloc nationaliste (?) de refuser le durcissement de l'accès au forfait.  

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samedi, 29 novembre 2014

Une étoile quitte Genève... La faute à Dal Busco? La faute à Hodgers?

Philae et son bisou à la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko ont ému les foules, fait battre les cœurs, produit du rêve à tout va. Une autre étoile filante, bien genevoise celle-là - elle a fêté ses 150 ans cette année, a choisi cette année de se satelliser ailleurs. Oh, pas bien loin. A Mies, dans cette Terre Sainte qui lorgne plus Genève que Lausanne, mais qui paie tout de même ses impôts en pays de Vaud.

Pourquoi cette migration, qui, s'il n'y avait cette frontière, ne ferait pas la une des journaux, a demandé le magazine Bilan. A quelques jours de la votation sur les forfaits fiscaux, le bimensuel dresse la liste des 350 plus riches de Suisse. La liste est lacunaire, avoue le nouveau réd en chef adjoint, Serge Guertchakov, des millionnaires plus rentiers qu'industrieux passent sans doute au travers du filet. Qu'importe notre étoile en fait partie.

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vendredi, 28 novembre 2014

Les communes vont baisser les impots... Enfin devraient

image.jpgPetite baisse certes, mais baisse tout de même. 32 millions selon un article lu dans la Tribune ce jeudi, un peu plus de 100 francs par habitant. Et pourquoi ça? Parce que, est-il détaillé, notre facture d'eau va augmenter de 15 à 18 % des le 1er janvier 2015, une hausse rendue obligatoire par la Berne fédérale et nécessaire pour couvrir le coût complet de l'eau de son captage dans le lac à sa restitution épurée dans le Rhône. Or le réseau des égouts étaient jusqu'à présent largement payé par les communes. Dorénavant le coût sera facturé avec l'eau consommée. Conséquence les communes vont économiser 32 millions et donc réduire les impôts d'autan.

C'est parfaitement clair et écologiquement sans faille, puisque le principe du pollueur payeur est un des dix commandements de la société durable. Sauf que...

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jeudi, 27 novembre 2014

Une tablette pour chaque élève. Investissons 10% de ce qu'on bétonne!

jenni.jpgPierre Jenni, patron d'une entreprise de taxis et ex-candidat au Conseil d'Etat genevois, a publié un commentaire bien intéressant sous un de mes derniers billets (Y a-t-il un tweetprof dans la classe?). J'y évoquais cette alternative: plutôt que de prévoir des budgets pour couler du béton et fabriquer des écoles et des collèges à un demi-million de francs la classe, on pourrait (devrait), comme le % Migros ou des fonds de décoration ou d'art contemporain qui fleurissent dans chaque commune comme au canton, créer et alimenter un fonds informatique.

Exemple le CO de la Florence, qui a été entièrement rénové pour 41 millions de francs, aurait permis de dégager 400'000 francs, de quoi équiper chaque élève d'une tablette. Imaginons ce qu'on pourrait faire avec 10% de la somme investie dans les murs... 

A noter que plusieurs communes, qui sans doute ne savent pas comment dépenser leurs excédents de revenus, subventionnent l'acquisition de bicyclettes électriques... et qu'on subventionne grassement les transports publics...

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00:18 Publié dans blogs et net, Gestion publique, wiki | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

lundi, 24 novembre 2014

Sur nos monts quand le soleil...

P1060344.JPGLes Suisses ont vibré dimanche à l'exploit de leur icône nationale qui a finalement daigné jouer en équipe. Ayant ravi tous les autres trophées, il lui restait un dernier, la coupe Davis, à accrocher à son plastron, tels ces généraux d'empire couverts de médailles. C'est fait. La lutte fut belle. Celle du second surtout, Wawrinka qui le voulait ce saladier d'argent sans doute autant sinon plus que l'étoile Rog.

"On est des champions, on est des champiooonnnns, chantent les fans heureux de grappiller des bribes de bonheur. Point de sang sur le terrain, point de dopage, point d'esclaves, point de rapines. Dans la longue histoire des trophées et des triomphes, des vainqueurs et des vaincus, on dira que le sports remplace avantageusement la guerre.

Point d'hymne national non plus cet après-midi à Lausanne. Des applaudissements chaleureux, des mercis tout plein, des incroyables à la louche. La messe est dite. Une belle fondue moitié moitié.

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23:42 Publié dans Air du temps, Dans quel état j'erre, Information | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

dimanche, 23 novembre 2014

Y a-t-il un tweetprof dans la classe?

"Je tweete, tu tweete, nous lisons!" Après 3 ans d’expérimentation de l’usage de Twitter avec ma classe de CP, je peux dire que les tests sont convaincants : de façon quotidienne, mes élèves se trouvent confrontés à de l’écrit, dans des situations de communications réelles. Ils n’écrivent pas pour avoir une bonne note ou pour faire plaisir au maître, mais pour être lus par des personnes bien réelles ; les abonnés au compte de la classe réagissent, répondent, retweetent, et motivent ainsi les élèves à produire encore plus.

Combien y a-t-il de profs à Genève qui peuvent se prévaloir d'une telle expérience (trouvée sur xyetz grâce au Twetwed Times de Lyonel Kaufmann) ou d'autres au cœur du web?

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14:53 Publié dans blogs et net, Ecole, Médias | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Les locataires gagnent, les retraités trinquent. Où est le scandale?

Étonnant mais parfaitement compréhensible cet arrêt du Tribunal fédéral qui met en ébullition le monde de la construction et ses financiers, en particulier les caisses de retraite qui ont besoin de gros rendements pour tenir le niveau des rentes promises. (Lire ici et )

Investir dans la pierre rapporte. Près d'un demi million de rendement par an pour un petit immeuble admettait on jusqu'alors. Désormais il faudra se contenter d'un peu plus de la moitié de cette somme. "A ce tarif, pleure dans la Tribune Jean-Remy Roulet, gérant de la caisse de retraite des ouvriers du bâtiment, ça ne rapporte pas assez pour verser les rentes à nos assurés. Mieux vaut placer notre argent ailleurs."

Donc si on suit bien, les ouvriers locataires paient des loyers trop élevés pour financer les retraites. Est-ce normal? Non évidemment.

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14:14 Publié dans Economie, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

samedi, 22 novembre 2014

Antisémitisme, un cas éclairant

image.jpgÉdifiante l'histoire de cette étudiante genevoise qui, a relaté Le Temps du 19 novembre, se retrouve harcelée, menacée de mort, mise au pilori par une bande de redresseurs de torts, qui ont décidé de publier l'identité des auteurs anonymes de propos antisémites qu'ils débusquent sur la toile. Elle est aussi révélatrice à plus d'un titre des dérives de nos sociétés libérales avancées, dont le degré de civilisation se mesure certes au pouvoir d'achat et aux droits effectifs dont jouit le plus petit de ses membres mais aussi au respect des autres, que naguère on appelait politesse, et à la confiance qu'on a en la justice et la police pour réguler rapidement les débordements eventuels.

Les justiciers d'Israel qui traquent l'antisémitisme dans les tweets et sur le net ont sans doute raison d'être vigilants mais ils ont tort de dénoncer les blasphémateurs à la vindicte publique. La blasphématrice, en l'occurrence, a évidemment eu doublement tort...

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14:27 Publié dans Air du temps, blogs et net, Dans quel état j'erre, Médias | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

vendredi, 21 novembre 2014

En finances publiques, 1+1 fait parfois 3

etat distributeur.jpg"Si je vous dis finances publics, vous répondez..." Le réveil est difficile en ce mercredi matin pour la petite trentaine de stagiaires journalistes que j'interpelle à froid. "Chiffres" dit l'un, "ennui" dit un autre... ça commence bien, me dis-je. Équilibre ajouteun troisième.

Ah l'équilibre, le rêve des ministres des finances. Aussi impossible à réaliser qu'un budget base zéro...

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08:43 Publié dans Economie, Gestion publique, Médias | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

jeudi, 20 novembre 2014

Le Grand Genève peu avant l'Escalade. And tomorrow

ternier chateau.jpgLe Genevois vont commémorer bientôt l'Escalade, la seule fête populaire attachée à un événement historique. L'entrée du canton dans la Confédération suisse, dont le chapelet des manifestations s'égrène depuis bientôt un an dans une belle indifférence, n'a jamais rassemblé des foules au Port-Noir, pas plus que la libération de la cité, le 31 décembre 1813, non plus que le schisme de 1536 consommé par un théologien en mal de renommé, un de ces nombreux Français à qui Genève donna sa chance. La Constitution de 1847 ne donne lieu à aucun banquet, celle de 2012 non plus d'ailleurs. Tout juste la fusillade du 9 novembre 1932 sert-elle de commémoration identitaire à la gauche locale.

Les fêtes religieuses scandent encore le calendrier commun et rythment quelques droits à des congés, mais n'emplissent plus les temples autant qu'avant, loin s'en faut. Seuls des festivals et et quelques fêtes, largement subsidiés par la Ville et les communes, attirent des foules disparates, mono- ou pluri-ethniques c'est selon; la plus grande d'entre elles étant la très courue fête de la musique, d'importation française, et les très tristes vide-greniers (gente le quartier est à vous), d'importation anglo-saxonne. Halloween n'a pas pris racine, la fête des voisin-es se cherche, la Lake Parade (s')ennuie, les fêtes de Genève, qu'en dire...

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14:45 Publié dans Air du temps, Manifestations populaires, Pays, paysans, Région | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

mercredi, 19 novembre 2014

TPG: T'es Pas Genevois pour rien

taxi geneve lausanne.jpgJ'étais à Lausanne aujourd’hui. Combien Genève peut paraître provinciale et incompréhensible dès qu'on passe la Versoix. Une grève en plein XXIe siècle! Et pour quelle raison? Parce que le prix du ticket de bus va passer de 3 fr 50 à 3 fr et qu'il risque de manquer 15 petits millions dans la caisse de la régie publique des transports. 15 millions que le syndicat dominant réclame aux contribuables comme un gamin qui piaffe parce qu'il n'a pas reçu son Kinder en chocolat. On ne rêve pas, ici c'est Genève.

D'abord, personne n'est sûr que ces 15 millions vont réellement manquer d'ici la fin 2015. L'AVIVO, qui n'a évidemment pas manqué d'apporter son soutien aux grévistes, avait fait campagne en mai dernier en expliquant qu’appâtés par la chute des tarifs les Genevois prendraient d'assaut trams et bus et compenseraient ainsi la perte. Une très sage réflexion économique au demeurant. Qui ne demande donc qu'à être testée.

Photos: Cornavin à 8h30 et devant la gare de Lausanne à 9h15 (cliquer pour agrandir)

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18:00 Publié dans Air du temps, Economie, Gestion publique, Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

dimanche, 16 novembre 2014

La Suisse championne du refoulement

image.jpgOn a peine à le croire mais puisque c'est la NZZ qui relie l'information, on va lui donner du crédit. La Suisse est championne du refoulement des migrants, selon un document confidentiel de l'Union européenne que la rédaction dit détenir.

Entre 2009 et 2013, la Suisse a renvoyé dans le premier pays d'accueil dix-sept mille personnes, soit 16% des demandeurs d'asile entrés durant cette période, ce que l'Allemagne n'aurait fait qu'à quinze mille reprises, soit 5%, et la Suède huit mille fois, soit 4%.

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09:54 Publié dans Affaires fédérales, Démocratie, Europe, Médias | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

vendredi, 14 novembre 2014

Le pain augmente, c'est un scandale

image.jpgL'été a été pourri. Les blés ont germé. Il va falloir importer. Donc préparez-vous, braves consommateurs, à voir les prix monter. La logique économique semble imparable. Elle sert les intérêts des meuniers et des boulangers. Deux raisons permettent pourtant de la mettre en doute.

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23:13 Publié dans Economie, France | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

mercredi, 12 novembre 2014

Les travailleurs les mieux lotis manifestent

Les travailleurs les mieux lotis du canton de Geneve manifestent. Les fonctionnaires genevois ont le soutien du Parti socialiste. Normal?

Pour mémoire, les salariés du secteur public genevois sont généralement mieux payés que leurs collègues du secteur privé, jusqu'à un salaire de 6000 francs par mois. Après la différence se tasse et devient négative pour les hauts cadres de l'Etat. L'écrasement de l'échelle des traitements est particulièrement forte à Genève, grâce notamment aux syndicats. Mais ce n'est jamais assez. La moindre écorchure à la carrière et au salaire devient donc une attaque antisociale de la droite au pouvoir.

Évidemment dans un monde idéal, genre socialiste, soviétique, fouriériste et proudhonien, tous les êtres humains auraient le même revenu et travailleraient selon leur capacité, les doués, les experts, les demerdes, les assidus, les serviables, plus que les autres...

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mardi, 11 novembre 2014

Le baptême à la baïonnette et la laïcité à la Genevoise

image.jpgDeux protestants, deux radicaux, Pierre Maudet et mon confrère Jean-Noel Cuénod, sont sur le point de réparer un haut fait genevois de la lutte du Kulturkampf qui remonte à 1875. Le rapport Cuénod sur la laïcité, commandé par Pierre Maudet est une retombée de la nouvelle Constitution genevoise de 2012.

1875, en janvier, c'est à Compesieres, ma paroisse qui englobait alors les habitants de la commune de Plan-les-Ouates, que se déroule le baptême de l'enfant Maurice (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

La cérémonie doit se dérouler selon le culte catholique chrétien, le seul reconnu alors par la République radicale avec le protestantisme. Les habitants des communes de Bardonnex et de Plan-les-Ouates, hélas séparées alors depuis une génération, et leurs autorités, tous attachés au culte catholique romain, refusent l'ouverture de l'église, bâtiment alors public comme l'école juste à côté.

Devant cette rébellion, le gouvernement radical Carteret destitue les maires qui étaient alors nommés par le Conseil d'Etat. Rien n'y fait. La fois suivante, le curé de Carouge, rallié au culte catholique officiel, est protégé par la troupe. Le mur de l'église est percé, faute d'avoir pu ouvrir la porte, les maires refusant toujours de donner les clés. C'est ainsi que s'est gravé dans les mémoires locales de nos parents le baptême à la baïonnette.

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23:03 Publié dans Constitution, Démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

jeudi, 06 novembre 2014

La France, sauce hollandaise

Chacun le sait, il est facile de rater une sauce hollandaise. Francois Hollande n'a pas raté la sienne: réchauffer lentement deux et demi de déni, ajouter peu à peu des yakas et des fokons, servir aussitôt à pleines louches et avec le sourire. Sacré Hollande! Ce qui pose problème, c'est, ce soir, que TF1 reproduise l'incroyable malédiction francaise, celle d'attendre tout d'un seul homme.

Monsieur le président fut donc tour à tour spécialiste en emploi, en chômage de longue durée, en pauvreté, en fiscalité des entreprises, en relance de la compétitivité, en concurrence internationale, en simplification administrative, en production agricole, en écologie, en urbanisme, en régionalisation, en état de droit, en RSA, en ASS, en dialogue social, en création de richesse, en place de la France dans le monde, en migration, en bombe atomique et lutte contre le terroriste, en, en, en, en tout! N'importe quoi! Pauvre France! Quand donc saura-t-elle décentraliser, déconcentrer, défaire la technocratie, déparisianiser! Élire de vrais gouverneurs de province, de vraies assemblées regionales. Comme partout ailleurs!

Quelques minutes avant l'intervention, TF1 démontrait qu'un Français sur cinq était sous le seuil de pauvreté. Comment créer cinq ou six millions d'emplois? En baissant les salaires et les rentes des plus aisés?

Et le Figaro qui pushe: "Hollande ne se représentera pas en 2017 si le chômage ne baisse pas." N'est-ce pas indigne? Le feu est à la maison a dit la cheffe d'entreprise. Merde, quoi!

21:27 Publié dans Démocratie, France, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | |