Vu du Salève: Genève...

  • #tasvulactu et le lavage de cerveau

    pesticides tasvulactu.jpgLa chimie, c'est mal, sauf quand ça fait du bien. Et encore. Au terme de sa semaine consacrée aux tueurs de pestes dans l'agriculture, notre RTS nationale a tendu son micro à une poignée d'ados. Qui ont répété ce qu'on leur apprend: que les pesticides, c'est pas bien, voire très mal, que la paysans dépassent les doses mais sont aussi victimes des firmes et des lobbies et de ceux qui veulent faire de l'argent... Des critiques récurrentes et sans surprise - #tasvulactu est globalement assez conformiste.

    La conviction que les pesticides agricoles sont mauvais (diaboliques même) se répand et s'entend à tous âges. Elle participe du mythe de Rousseau - la nature est bonne et la société l'a corrompt. Elle participe aussi du mythe du paradis terrestre et de Prométhée - l'homme veut être tout puissant comme les dieux. On croit donc ce qu'on voit. Tous saint Thomas. Les fruits et légumes qu'un marchand de rue a estampillés biocal sont forcément plus pures que ceux qu'importent et conditionnent nos grandes surfaces, non sans penser que les denrées tachées, tordues, défraîchies, trop petites ou trop grosses sont bonnes à composter.

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  • Small n'est pas toujours formidable

    lhasa chengdu.jpgFormidable! Une exclamation que ma génération associe à Adolf Ogi, ministre UDC, bonhomme et populaire, dont les vœux annonçaient une ère nouvelle grâce au tunnel du Lotschberg 2.0. Rien de virtuel dans ce trou minuscule au regard de la masse rocheuse qu'il transperce.

     

    Voilà que les Suisses font crier formidable ces prochaines semaines quand le tunnel de base du Gothard, masse alpine autrement plus symbolique, sera gommée par ce qui restera quelque temps le plus long ouvrage du monde.

     

    A l'autre bout de la planète, la puissance qui s'éveille étale sa puissance formidable, bâtit des barrages, des ports, des villes, des lignes de chemin de fer dont près de 5000 km de TGV. A marche forcée.

     

    J'apprends dans The Economist que Pékin va doubler la mise au Tibet. Le haut plateau est déjà relié par le nord au réseau de TGV chinois, voilà qu'une nouvelle ligne est en passe de relier Lhasa à Chengdu, 1600 kilomètres à l'est. Une région que l'hebdomadaire anglais persille de points bleus et orange autant de coins perdus, où des hommes protestent au point de s'immoler par le feu contre l'emprise de l'empire.

     

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  • Palmyre, Saint-Pierre et le MEG

    meg amozone.jpgL'Occident a crié au crime, à la barbarie quand la milice sanglante qui s'et mis en tête d'effacer la ligne Sykes Picot et de recréer le califat en terre d'islam s'en est pris à Palmyre. Quelques semaines plus tard, l'Occident a dénoncé l'opération de communication du maître du Kremlin qui a fait jouer un orchestre russe devant le temple le mieux conservé du site, pas si amoché que ça.

    A Genève, le MEG tire ces jours de ses caves quelques vestiges amazoniens, arrachés (achetés, échangés) par de nobles anthropologues civilisés aux Indiens de la forêt vierge (brute, voire brutale, mais bonne selon Rousseau) et les exposent devant les yeux des Genevois, aujourd'hui incrédules.

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  • Quelle ascension pour Eric? Quelle gouvernance pour Genève?

    image.jpeg"Le MCG est mort" a annoncé vendredi soir le dépité Medeiros. Eric, battu d'une voix, sort du jeu politique. Le caractère soupe au lait du hérault de la préférence nationale, un thème désormais repris et défendu même par les socialistes (slovaques) partout en Europe, donne un tour dramatique à une péripétie politique somme toute assez normale. A force de débaucher les déçus, les aigris, les mal aimés dans tous les partis, il fallait bien s'attendre à se que la soupe MCG déborde. Il n'y a pas qu'Eric à qui la moutarde monte vite au nez dans ce mouvement (d'humeur).

     

    Car le MCG est et reste un mouvement d'humeur. Hors du dénominateur commun de la préférence nationale, les avis giclent dans tous les sens (au reste, le MCG n'est pas le seul à être divisé. Regarder l'extrême gauche, neuf députés, douze factions...

     

    Eric fut et demeure un libéral. Il s'est fait l'apôtre des sans voix, des fracassés de la vie, des relégués de la prospérité, des maltraités, des apeurés, des débranchés, les discriminés,  bref de toute une population qui sait ou sent qu'elle n'a pas ou plus le savoir-faire, l'agilité, la connaissance, les réseaux, la fortune indispensables de nos jours pour etre à l'aise dans la société compétitive moderne. Eric n'est plus, mais cette population demeure. Quel parti saura le mieux la séduire.

     

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